Direction l’Allemagne pour la dose annuelle de Heavy Métal, de vaches et de bière à la qualité discutable.

Gros débat avec madame avant le départ. Aura-t-elle besoin ou pas d’une paire de bottes ? Un peu parano – vieux diront certains, j’ai passé les 15 jours précédant le festival à regarder les prévisions météo pour l’édition 2025 du Wacken Open Air. Avec l’alternance annoncée de soleil et d’averses, dans le doute nous avons investi dans les bottes. Riche idée.

Wacken Open Air 2025 - Affiche complète

Une fois sur place, après 15 heures d’un interminable trajet où le GPS a décidé que le réseau secondaire était plus rapide que les bouchons de l’autoroute, nous voilà installés. Il fait beau, les vaches gambadent de l’autre côté de la clôture, on retrouve les copains et on se prépare des Jägerbomb (n’oubliez pas : alcool = modération). En gros, tout va pour le mieux.

« Salut! C’est ici pour les bracelets? »

Tout le monde à l’abri

Il faut savoir qu’en Allemagne, depuis le drame du Rock Am Ring 2016 où la foudre a frappé la foule, les rassemblements de plus de 5000 personnes ont l’obligation d’avertir le public en cas de risque météorologique sérieux. Donc, autour de 1h30 du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, la sonorisation du camping demande à tous les festivaliers de se mettre à l’abri dans leurs voitures car un épisode orageux potentiellement violent est proche. Quelques instants plus tard, les enfers se déversent sur le camping de Wacken dont les prés sont déjà détrempés par les 3 semaines de pluie qui ont précédé. Quelques rafales de vent ultra-violentes plus tard, le calme revient comme si de rien n’était. Ça a duré 5 minutes maximum mais c’était hardcore. Et la sono d’annoncer dans le plus grand des calmes qu’on peut reprendre une activité normale. Faire la fête ou dormir selon ce que vous faisiez à l’instant T.

Le voisinage qui se demande ce que c’est que ce foutoir

Heureusement, ce sera la seule fois de la semaine où la nature se montrera un peu teigneuse. Elle ne sera pas pour autant clémente. Il faudra passer entre les gouttes (littéralement) pour aller d’une scène à l’autre. Car le vrai ennemi ne sera pas la pluie mais la boue. Collante, lourde et sur des étendues dont vous n’avez pas idée, car piétinées par 85 000 festivaliers. Et ce, sans qu’à aucun moment l’orga ne prenne la peine de faire le moindre effort pour rendre le tout un peu praticable. Pensée émue pour tous ceux venus en bus et qui ont dû se farcir au mieux 15 cm de boue, au pire 10 cm d’eau sur le chemin du camping depuis la gare routière du festival.

Bien que nous soyons globalement mieux lotis grâce à un camping « presse » excentré et avec forcément moins de passage, j’aime autant vous dire que le samedi matin, nous croisions les doigts pour ne pas nous enliser le soir en sortant.

Changement de plan

Je vais être très honnête. Mon planning initial prévoyait bien plus de groupes. Seulement, les conditions météo n’ont pas aidé. Prendre des photos sous la pluie, en soi, je m’en fous. Par contre, vu l’état du site, traverser ce champ de boue de ses grands morts 7 à 8 fois par jour pour aller d’une scène à l’autre s’est vite montré très éprouvant. Et ce malgré les arnaques permises par le bracelet photo. Notamment pour atteindre la Louder Stage, qui est celle où j’ai passé le plus de temps et qui est la plus excentrée. Si je l’ai fait mercredi et jeudi, je vous avoue qu’avec la fatigue (#VieuxMonsieur), j’ai un peu revu mes prétentions à la baisse vendredi et samedi.

Les pieds dans la merde à boire des latte

Je ne vous ferai pas la liste de ce que j’ai zappé parce que ça m’énerve rien que d’y repenser. Pareil niveau vidéo, j’espérais pouvoir filmer pour vous proposer un montage un peu plus élaboré/quali que celui du Graspop, mais compliqué de jongler entre l’appareil et le gimbal avec le poncho par-dessus.
Bon, fini de chouiner sur ce que j’aurais pu/du faire. Maintenant que vous avez le contexte, parlons de ce que j’ai vu. Et aussi de la boue. Gros sujet, la boue.

Wacken Open Air 2025 - entrée du site

Mercredi 30 juillet

Les choses se présentent bien, il fait soleil, on va pouvoir se mettre au boulot tranquillement.

Dogma
Traversée du champ de boue – épisode 1 scène 1
La photo promo m’a fait rire donc je me suis dit « allons voir ». Résultat : un groupe de nanas déguisées qui produit un métal générique dont on ne retient que les poses suggestives et la quantité affolante de reprises pour remplir la durée du set. Dommage, car il y a un petit niveau à chaque instrument. Seule la chanteuse manque un peu de coffre pour vraiment envoyer. Un groupe qui fait beaucoup pour la cause des femmes dans le métal (non). Globalement bof.

Warbringer
Longue marche dans la boue – partie 1
Avec du gros thrash énervé, au moins là on sait où on va et comment on y va. Dommage qu’il se déverse des trombes d’eau, ce qui empêche un peu de profiter du set.

Lita Ford
Longue marche dans la boue – partie 2
Par curiosité, je suis allé voir une des premières femmes à tenter de percer sur la scène hard rock des années 1980. La prestation est cool, bien qu’un peu old school sur le fond. Les morceaux sont dans leur jus et la prestation a un charme désuet qui lui donne un petit je-ne-sais-quoi de spécial. Bien.

Wind Rose
Ha tiens ! Encore un groupe à concept ! Visiblement très attendu si j’en crois le nombre de pioches gonflables dans le public.
Musicalement, le power metal du groupe fait le job. C’est dansant, bourré d’hymnes à boire/faire la fête, un peu comme Halestorm mais au lieu de parler piraterie, ça parle de nains. Sans casser des briques, c’est rigolo le temps d’un concert.

Hanabie
Champ de boue – la suite
J’ai rien compris à ce que j’ai vu.
C’est une sorte de Maximum The Hormone version féminine avec des touches de metalcore. Ça part dans tous les sens, c’est bondissant, ça joue très fort et… ouais, je ne sais pas dire si j’ai aimé ou pas. En tout cas, ça a piqué ma curiosité.

Apocalyptica
Apocalyptica qui décide de faire un set 100 % Metallica, sur le papier ça vend du rêve. Dans les faits, on s’est un tantinet emmerdés. Ils ont commencé fort (Creeping Death, Enter Sandman) puis se sont mis en tête d’aller jouer St. Anger. Cela étant, la setlist était globalement correcte. C’est le rendu global qui m’a plus ou moins laissé sur ma faim.

Tarja & Marco Hietala
Champ de boue – le retour
L’arnaque. On nous promet la rencontre de 2 anciens de Nightwish et nous n’aurons que Tarja pour les photos, Hietala n’étant apparu que bien plus tard.
Pour le reste, Tarja a tenu son rang. Les fans avaient l’air ravis. Moi, qui étais venu par curiosité, en ai été pour mes frais.

Lost Society
Champ de boue – la vengeance
Si, sur album, ce groupe est devenu quelconque, sur scène par contre, ça reste monstrueux. Ils arrivent à faire en sorte que leur changement de style (ils sont passés du thrash au métal mainstream) ne se ressente pas en live. Une énergie de fou pour un super concert.

3 Inches Of Blood
Longue marche dans la boue – partie 3
Dernier aller-retour de la journée au fin fond du site, sous un mur d’eau, pour aller voir 3 Inches Of Blood. Entre la pluie et le régisseur (le gars qui gère le photo pit) avec lequel je me suis engueulé parce qu’à peine rentré il m’a fait ressortir, j’ai en tout et pour tout vu 2 titres du concert. Donc autant dire que je n’ai pas vraiment profité de la prestation qui avait pourtant l’air d’envoyer très fort. Frustré.

Jeudi 31 juillet

La giga rincée de la veille n’a pas démotivé les troupes. Il fait soleil, les fringues sont sèches. On prend la navette pour le site et un petit latte pour se booster. Go go go.

Prong
Champ de boue du matin.
Sur scène, Prong ce n’est jamais mauvais mais jamais vraiment incroyable non plus. Bah voila tout est dit.

Ugly Kid Joe
Champ de boue du midi.
Impossible pour moi de rester sur la mauvaise impression du Graspop, il fallait que je revois UKJ pour être sûr que c’était un accident. Bien que toujours à la cool et un peu en roue libre, ce set d’UKJ avait une toute autre allure que celui vu en Belgique fin juin. Ouf me voila rassuré.

Static-X
Champ de boue du goûter
Ça y est ! J’ai enfin vu la version zombifiée de Wayne Static. Le costume est cool, la voix d’Edsel Dope est assez proche de celle du regretté Wayne. Problème : c’est le type costumé qui attire toute l’attention et tient la baraque. Les autres font ce qu’ils peuvent pour exister, surtout Tony Campos. Koichi Fukuda fait de la présence. Le seul gros reproche que j’ai à faire est l’ordre de la setlist. On sent vraiment qu’ils ont mis tous les classiques à la fin pour être sûrs de garder le public jusqu’au bout. Bref, sans être dingue, c’était bien.

Grave Digger
La dose obligatoire de Heavy teuton. Mais du Heavy bien énervé. Vl’a la déculottée. Son monstrueux, chanteur possédé, même avec 40 ans de boutique, ils arrivent encore à mettre à l’amende pas mal de petits jeunots.
Pas ce que j’écouterai toute la journée mais c’était le concert qu’il fallait quand il fallait. Un grand oui.

Michael Schenker
Pas prévu au départ, je me suis dit motivé pour aller Michael Schenker faire son set dédié à UFO (un de ses nombreux groupes). Brillante idée! Non pas parce que je suis fan de Schenker ou UFO mais parce que son chanteur n’est autre qu’Erik Grönwall! L’ancien de Skid Row qui avait out déboîté au Hellfest avec les californiens. Malgré ses soucis de santé, le mec est toujours une bête de scène et un chanteur incroyable. Quant a Schenker, il assure toujours du haut de ses 70 ans.

Krisiun
Champ de boue de l’apéro.
Krisiun c’est à peu près tout ce que je déteste dans le Death. Alors pourquoi y être aller? Par curiosité tout simplement. Côté prestation, bah… c’est du Brutal Death donc à joue vite, fort mais il ne se passe pas grand chose sur scène. Néanmoins les furieux qui étaient à la barrière semblaient prendre leur pied.

Gun’s N Roses
3h30 – c’est la durée du set des Guns. C’est le plus long set jamais accordé à un groupe à Wacken. Qu’est-ce qu’Axl & co ont bien pu faire pendant tout ce temps sur scène? Déjà il lui a fallu 4 titres pour se chauffer la voix. Ensuite il y a eu un massacre en bonne et due forme de Sabbath Bloody Sabbath, un You Could Be Mine poussif, un micro qui chute et puis j’ai décroché. Trop long, trop bavard. Trop quoi. Du coup je me suis mis en route pour Ministry.

Pas de photos de GNR pour cause de « photo ban ». Croyez-moi, il valait mieux ne pas jouer au pirate depuis la foule. Le service de presse du festival a assez insisté dessus.

Ministry
Énième traversée du champ de boue des enfers
J’ai vu des concerts de Ministry « cataclysmiques » et j’ai vu des concerts de Ministry cataclysmiques. Celui-ci appartient à la bonne catégorie de cataclysmique. Un peu comme si tonton Al avait mis de l’ordre dans sa vie et était reparti comme à ses plus belles années. Un concert absolument monstrueux avec un son dantesque. Une monumentale patate de forain.

1349
Radotage dans 3, 2, 1…
1349 live => grosse branlée. Et malgré cela 1349 a toujours autant besoin d’avoir une seconde guitare sur scène pour achever les quelques survivants à leur set. C’est mauvais comme la teigne, ça vous passe à tabac même si vous êtes à terre. Du Black dans sa forme la plus pure. Oui. Encore.

Vendredi 1er août

Le jour où il faut être matinal est celui que je choisis pour faire une cascade débile: ne pas mettre de bottes pour aller à la douche. Crétin que je suis. Donc après un bain de pieds à la boue, je file à la chasse aux dinos.

Heavysaurus
Champ de bo… ha bah non arnaque par les backstages.
Le meilleur concert du festival.
Il fallait être tôt devant la bien nommée WET Stage car les dinos étaient matinaux. Tout comme leur nombreux et jeune public. Car si d’aventure vous l’ignorez, Heavysaurus et un groupe de Métal à destination des enfants. Ce qui fait qu’au lieu d’avoir des chevelus tatoués à la barrière, il y avait des petites têtes de blondes 6 à 10 ans qui faisaient les « doigts Métal » et avaient des pancartes réclament des baguettes. Tout comme les grands en fait.
Et Heavysaurus ne s’est pas moqué de son public. Une belle prestation avec pyros, pétards et gros son, tout comme les grands. Le tout dans une ambiance légère et plutôt réconfortante étant données les conditions météo.
Un vrai petit moment de bonheur.

Landmvrks
On est sur un quasi copier / coller du set du Graspop. Pas de surprise mais une bonne beigne qui a même converti des gens dont Landmvrks n’est pas le genre.
Et puis il y avait un tel monde devant cette grande scène, quel plaisir de voir que le Métal français s’exporte bien.

Forbidden
Je suis allé de l’autre côté du champ de boue juste pour voir Forbidden et Kris Kontos en action. En effet l’ex-Machine Head est actuellement le batteur de ces vétérans du Thrash. Pas spécialement le style de Thrash que j’affectionne le plus mais sur scène ça fonctionne bien. Content d’avoir vu ça.

Wednesday 13
Longue marche à travers vous savez quoi pour aller voir l’autre zinzin de Wednesday 13.
Soyons clair, ses musiciens ne sont que des faire valoir. La star du show c’est lui. Et il est à la hauteur de ses prétentions. Quelle bête de scène! Un super concert qui redonne la patate après la guerre de tranchée dans la boue.

Nailbomb
Alors qu’on retraverse le champ de boue…
Max Cavera a décidé de ressusciter Nailbomb. Bonne ou mauvaise idée, chacun sera son avis. Toujours est-il que j’y suis allé pour ma culture bien que pas forcément client du délire Thrash Industriel du groupe.
Je dois bien admettre que j’ai rarement vu Maxou aussi agacé (dans le sens noble du terme) sur scène. Comme si pour le coup, il était transcendé par sa musique. Cette ouverture de set sur Wasting Away fut un carnage dans les règles de l’art.
Un bon petit taquet qui fait du bien.

Celeste
Traversée du champ de boue – épisode 496.
Typiquement le genre de groupe qui aurait dû jouer en plein nuit. Car là, en plein après-midi sous le soleil, il était un peu difficile de s’imprégner de la musique du groupe où ce sont les ambiances qui font le gros du boulot.
Rien à dire néanmoins sur la prestation, les gars ont assuré. Encore une fois, il était plaisant de voir un public connaisseur devant un groupe français.

Fear Factory
Champ de boue – la suite du retour de la revanche
Sur le papier, de Fear Factory je n’attends plus rien. Mais quand on m’aguiche en me disant « on joue Demanufacture en entier ». En bonne groupie, je vends mon cul pour ça.
Je ne vais pas vous vendre l’album, vous le connaissez tous et du haut de ses 30 ans, il n’a pas pris une ride. Incroyable comme ce disque était en avance sur son temps à tout point de vue.
Côté line-up, Dino fait ce qu’il a toujours fait donc pas de surprise. Au chant, Milo Silvestro (aka Droopie) fait ce qu’il peut avec son charisme négatif. Comme quoi être le clone vocal du chanteur original ne fait pas tout. C’est Ricky Bonazza des Butcher Babies qui officie à la basse, bon zickos il fait le job. Mais le vrai héro pour moi c’est le batteur. Il s’agit de Peter Webber qui officie en tant que Kim Jong Un dans Nuclear Power Trio et aussi chez Havok. Quel P****N de monstre.
Tout ça pour dire que globalement c’était bien. Et j’ai ENFIN entendu Hunter Killer en live *cri hystérique très aigu*

Papa Roach
La plus grosse affluence en terme de public derrière les Guns. Un monde fou dans le champ de boue qui faisait face à la Faster Stage. Assez fou de se dire que Papa Roach est attendu à ce point. Ou alors comme pour Linkin Park, je suis passé à côté d’un phénomène générationnel. Bref.
Côté prestation, les petits plats avaient été mis dans les grands. Des flammes d’un fort beau gabarit et un groupe survolté ont plus que fait le job. A noter à un Jacoby des plus taquins qui descendra dans le public et prendra un malin plaisir à jouer avec les nerfs de la sécu en courant partout. Puis de checker tous les gars de la sécu pour les remercier avant de remonter sur scène.
Le set se conclura bien entendu par Last Resort sur laquelle 50000 personnes s’époumoneront en chœur.

Comme pour Gun’s N Roses, pas d’images pour cause de « photo ban ».

Dimmu Borgir
On enchaîne ensuite avec Demi Burger sur la Harder Stage voisine. Quoi de nouveau chez les norvégiens? Galder est parti, remplacé Kjell Karlsen qui officiait dans Chrome Division avec Shagrath.
Côté setlist, DB a concocté un programme avec champagne et petits fours qui a passé en revue la quasi intégralité de la disco du groupe. D’Eonian à Godless Savage Garden, chaque album a eu droit à au moins un titre. Setlist de maboule donc mais que j’ai trouvé un peu faible par moment. Notamment sur le milieu du set où les titres plus anciens ont été joué. Côté prestation, c’était bien sans plus. Je n’attends pas qu’ils sautent partout, mais au moins qu’ils ne se contentent pas de jouer avec les éclairages en restant plantés au milieu de la scène.
Mais globalement c’était plutôt bien.

Bad Loverz
Groupe conseillé par nos voisins de camping. Prenez Saltatio Mortis, groupe de Métal pagan qui fêtait cette année ses 25 ans à Wacken avec un set spécial que j’ai sciemment zappé. Mettez leur un look des années 1980 et préparez-vous à tout.
En gros pendant une heure ils ont amusé la galerie en faisant des vannes et des reprises. Nous avons donc eu en vrac: Livin’ On A Prayer de Bon Jovi, le générique de Pokémon en allemand, Paranoid de Black Sabbath, Hypa Hypa d’Electric Callboys, Song 2 de Blur et le plus grand rickroll de l’histoire des concerts de Métal. Après avoir annoncé qu’ils avaient écrit la prochaine chanson et qu’on leur en avait piqué l’idée, ils attaquent Smells Like Teen Spirit (Nirvana) avant d’enchaîner sur Never Gonna Give You up. Magique.

Dark Funeral
Champ de boue – fear of the dark edition
Les 25 minutes de retard et l’énorme averse ont eu raison de moi à cette heure avancée de la nuit. J’ai tenu une titre et demi avant de plier bagage parce que trempé.
Le peu que j’ai vu du concert avait l’air « ok ». Difficile de se mettre dans l’ambiance quand on est transi de froid et que la journée fait 19h de long.

Samedi 2 août

On n’est pas fatigué! Enfin si un peu parce que les singeries avec Dark Funeral et le retour au camping se sont terminées autour de 3h du matin. Et que le premier groupe du jour joue à midi et quelques. Donc ça veut dire être dans la navette au plus tard à 11h. Donc être opérationnel à 9h au plus tard. Bref, des problèmes de riches car être en festival est une chance.

Destruction
On commence ce dernier jour de Wacken par… oui la traversée du champ de boue évidemment mais aussi avec une valeur sûre: Destruction. Pas de chichis, ça va droit au but et ça fait exactement ce qu’on attend d’eux: casser des bouches de bon matin. Le Thrash teuton dans ce qu’il peut proposer de mieux. Y’a bon.

August Burns Red
J’y suis allé pour découvrir. Si sur les premiers titres j’ai trouvé la musique intéressante, sur la durée ça m’a laissé l’impression d’être « un autre groupe de Métalcore ». Pas mauvais, pas incroyable non plus. Mais rien à redire sur le prestation qui était très bien.

Floor Jansen
A mon humble avis la chanteuse de Métal symphonique la plus douée de sa génération. Pas fan plus que ça, j’ai assisté au concert pour voir si sa musique hors de Nightwish peut m’accrocher. La réponse est clairement non. Cela étant, ça reste du très haut de gamme en la matière. Belle prestation mais pas pour moi.

Mastodon
Pas ma came mais alors QUEL CONCERT!
Troy Sanders est une bête de scène, le mec m’a bluffé. Que dire qui n’a pas déjà été dit sur Brann Dailor? Il fait des trucs insensés à la batterie et chante en plus. Plusieurs fois je me suis demandé qui chantait en voyant Sanders et Kelliher naviguer sur scène et de réaliser que c’était lui. Musicalement je suis prêt à redonner sa chance au groupe. Pour le reste: juste whow!

Decapitated
Dernière traversée du champ de boue en direction de la Louder.
Je vous la fait courte au sujet des polonais: efficace mais chiant.

W.A.S.P.
W.A.S.P. qui joue W.A.S.P. en entier ce n’est pas tous les jours. Et selon les propres mots de Blackie Lawless, ce sera probablement la seule tournée où le groupe le fera. Donc immanquable. Madame est dans les starting-blocks et PAF! I Wanna Be Somebody New! Le groupe suivra la tracklist jusqu’au rappel et sortira de sa manche quelques autres classiques comme Wild Child ou Blind In Texas.
Même si je déplore l’utilisation de bandes pour la voix – totalement assumée par ce vieux beau un peu ringard de Blackie Lawless – le concert fut bon bien qu’en total pilote automatique.

Within Temptation
J’y suis allé plus par curiosité qu’autre chose. Je savais déjà que le Métal Sympho n’était pas pour moi, j’en ai encore eu la confirmation. Par contre, pour les fans, dieu sait qu’ils étaient nombreux dans mon dos pendant que je prenais des photos, c’était le pied. Les mimiques de princesse de Sharon m’insupporte mais j’imagine que c’est inhérent au genre. Ca n’enlève rien à la qualité de la prestation. Les fans étaient ravis et le groupe a visiblement passé un très bon moment. En n’omettant pas de saluer le courage des fans qui sont restés en nombre malgré la pluie.

Gojira
« Ecartez-vous on passe » – Obélix dans Astérix chez le Bretons.
Voila comment résumé ce concert tellement Gojira a tout écrasé sur son passage. Le très nombreux public s’est fait marché dessus avec un enchaînement Backbone / Stranded / Flying Whales assez méchant. Cerise sur le gâteau, Marina Viotti en invitée sur Mea culpa (Ah! Ça ira!).
Bon courage pour passer derrière ça.

Wacken 2026? Wacken 2026!!!

C’est sur cette monumentale peignée et sous un énième averse que nous plions bagages. Je suis un peu dégoûté de ne pas aller voir Machine Head mais l’impératif météo fait que la sortie du camping est plus importante que d’entendre une setlist boiteuse.
A raison puisque non seulement la setlist de MH sera foireuse mais aussi parce que nous serons potentiellement les derniers à sortir du camping sans l’assistance d’un tracteur.

W:O:A 2026 „The Anniversary“

Est-ce que j’y retourne l’an prochain pour les 35 ans du festival, même si il pleut et qu’il faut à nouveau subir la boue? Avec Orbit Culture et H-Blockx déjà annoncés, la question ne se pose même pas. Le reste ce sera du bonus.

Parce que figurez-vous que malgré la pluie, j’ai quand même passé un fabuleux moment et une nouvelle fois fait de super rencontres. Car c’est aussi ce qui fait que Wacken est Wacken: des rencontres impromptues et des moments qui créent des amitiés. Je ne sais pas ce qui fait que ça fonctionne à Wacken et pas ailleurs (suivez mon regard).
En tout cas cette année, j’ai eu la chance de croiser la route d’Omar, podcaster américain possédé dont la joie d’être à Wacken et la bonne humeur ont été plus que rafraîchissantes. Le duo Aleksandre et Alejandro avec ces improbables fous rires dans le photo pit. Sans oublier la team pirate qui rend Wacken meilleur depuis 2018, l’équipe du Metal Battle romania et les « bros » d’Extreme Moshpit.

Pour tout ça et pour le reste, j’ai hâte d’être à l’an prochain!