Children Of Bodom vous manque? Ca tombe bien j’ai ce qu’il vous faut!

Warmen est un projet parallèle de longue de date de Janne Wirman. Au départ 100% instrumental et très orienté métal néo classique, le groupe a pris un virage « bodomesque » avec l’arrivée de Petri Lindroos (Ensefirum) au chant.

Warmen - Band Of Brothers

L’ombre des défunts COB plane tout au long du disque aussi bien dans les arrangements au clavier – normal puisque Janne Wirman occupe / occupait le poste dans les 2 groupes – que dans les riffs. Le parallèle peut aussi se prolonger dans la sonorité générale de l’album qui fait pas mal penser aux production les plus récentes de COB. Sachant que Wirman contribuait pas mal aux morceaux de COB en collaboration avec Laiho.

Durant 40 minutes, qui paraissent bien moins à l’écoute, Band Of Brothers déploie tout un arsenal de titres qui vont droit à l’essentiel. Rapide et percutant, l’ensemble lorgne parfois vers la scène death mélo suédoise sans pour autant se renier (One More Year).

Lindroos, bien qu’ayant un timbre de voix assez « générique » dans le genre, fait parfaitement le job et se fend en plus de quelques solos bien sentis. Ce qui l’autorise à tenir tête aux envolées de Wirman comme sur Untouched ou March Or Die. Tout ça est vraiment très plaisant à l’écoute.

La prod, claire et puissante, est parfaitement lisible. On y retrouve les reproches que je formule à peu près à chaque fois: un peu trop compressée à mon goût et la batterie au trig un peu trop plastique mais je me suis résigné sur ces points. Cela dit, en gommant ces 2 petits défauts, la sublime reprise de Stratovarius (Kiss Of Judas) qui conclue l’album aurait été encore plus savoureuse.

Si les enfants du lac Bodom vous manquent, vous avez ici un très bon palliatif. Ca ne réinvente mais ce que ça fait, ça le fait bien.