Alice In Chains – Black Rebel Motorcycle Club

Joyeux noël!
Oui, j’ai mon cadeau de noël au mois de mai, ça vous pose un problème? En plus mon cadeau est classe: c’est Alice In Chains!

Oui mais voila, quand le cadeau de Noël à une échéance en mai, on se trouve un lundi soir à se dire « putain mais c’est demain! ». Dire qu’on a failli oublier que Cantrell & co venaient nous voir. Honteux.

Après avoir testé pour vous un hamburger chez Five Guys, direction l’Olympia.
Pas de file d’attente démesurée bien que le concert soit complet, ça rentre gentiment. En attendant que ça commence, on s’occupe comme on peut.

20h30 – place à Black Rebel Motorcycle Club. Groupe californien issu de la scène indépendante locale et découvert par Noel Gallagher (feu Oasis) au début des années 2000. Bien que pas hors sujet par rapport au headliner du jour, la musique du groupe ne m’a pas franchement inspiré. Le délire Rock indé m’a toujours laissé de marbre et leur set ne m’a pas incité le moins du monde à vouloir approfondir le sujet. J’ai de plus totalement « bloqué » sur le jeu de la batteuse. Plus que son aspect basique/binaire inhérent à la musique de BRMC, c’est son attitude derrière le kit qui m’a surpris. On aurait dit qu’elle récitait une leçon tant son attitude semblait scolaire. Bref, un détail.

Après 20 minutes d’entracte gracieusement offert par l’Olympia, les affaires reprennent et… ce fut noël au mois de mai.
Pendant presque 2 heures Alice In Chains nous a régalé avec une setlist champagne ponctuée de belles surprises. Car pour une fois, je ne suis pas allé me « divulgacher » *putain ce mot est moche* BREF je ne me suis pas spoilé la setlist en allant sur setlistfm. Et ce concert n’en fut que meilleur.
Quand ça part sur un trio Bleed the Freak / Check My Brain / Again, on sait qu’on est sur de bonnes bases. Ensuite on te cale un combo Them Bones / Dam That River, le degré de bonheur commence à monter en flèche. Et là attention, on sort les morceaux de choix avec un petit Down in a Hole suivi de l’inattendu et non moins excellente No Excuses. Mais comme ça ne suffit pas, ils en remettent une couche avec le bouquet final We Die Young / Nutshell / Angry Chair / Man in the Box. Bien entendu, entre ces vieux morceaux, vous ajoutez des titres plus récents comme Never Fade, l’excellente Your Decision ou Rainier Fog.

Ceci étant dit, comme ce soir c’est fromage ET dessert, le rappel va être purement et simplement orgiaque. Si The One You Know a fait ce qu’elle avait à faire, la très très inattendue Got Me Wrong m’a fait sauter de joie. Si il y en a bien une que je ne pensais pas entendre c’est bien celle-là et pourtant… ils l’ont joué. Intense moment de bonheur partagé. PUTAIN QUEL PIED. Et ensuite? les derniers clous du cercueil avec les 2 classiques absolus que sont Would? et Rooster.
Voila. C’est comme ça qu’on fait une setlist équilibrée, sans temps mort et qui passe en revue tout le catalogue. Alors oui, à mon grand regret Duvall et ses compères n’en ont joué qu’une d’Alice In Chains mais comme j’ai eu Got Me Wrong je leur pardonne.

Vous ajoutez des jeux de lumières sublime, un son excellent (cette basse tantôt lourdingue tantôt ronronnante – un bonheur) et un groupe qui s’éclate – Sean Kinney en a fait des caisses derrière sa batterie au point que s’en était drôle. Ils se sont ratés sur une intro, tout le monde en a ri, eux les premiers mais qu’importe, le plaisir était partagé.
Pour faire court et simple: vous avez tous les ingrédients pour ce qui est, là, tout de suite, maintenant, le concert de l’année.

FA-BU-LEUX.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *