Hellfest 2026 – jour 2.
Vendredi 19 juin
Théoriquement la journée la plus « fraîche » de ce Hellfest avec seulement 28° attendus. Il va falloir rester hydraté pour tenir la distance.
Uravena
En provenance de Tahiti, Uravena débute son concert sur une touche d’humour en annonçant que c’est le plus gros concert que le groupe ait donné. Ils ne se sont pas démontés pour autant. Puisant à la fois dans le Thrash, le Hardcore et y ajoutant quelques éléments de la musique polynésienne, Uravena, sans rien révolutionner, a proposé un set plein de charme et de sincérité.




BlackRain
Sur la scène d’à côté, on change de registre (et de région) avec BlackRain. Les Haut-Savoyards vont littéralement dynamiter la Mainstage 1. Ça saute, ça court, ça prend les poses qui vont bien au bon moment. On se régale du début à la fin sur le Hard Rock chiadé du groupe. À se demander pourquoi ça joue à midi et pas à l’heure de l’apéro en amuse-bouche des têtes d’affiche à venir ?






Tesseract
Je voulais voir pour ma culture. J’ai vu. J’ai toujours eu un problème avec les groupes dits « d’avant-garde » et qui expérimentent beaucoup. Talent indéniable mais une musique qui ne me parle pas. Quant à la prestation en elle-même, elle m’a laissé pour le moins circonspect.




Einherjer
Du Métal viking. Là on sait où on va et comment on y va. Pas de surprise avec les Norvégiens. C’est toujours carré et diablement efficace. Comme en plus ils ont le bon goût de jouer mes titres favoris en début de set, cela me permet d’aller me positionner rapidement pour la suite.




Sinsaenum
Sinsaenum fait partie des 3 groupes dont j’avais entouré le nom car je voulais absolument les voir. J’en ai eu pour mon argent. Si techniquement c’est au point, vu le line-up le contraire serait décevant, le set en revanche ne se tient que grâce à une personne : Fred Leclercq. Assurant chaque solo et surtout le show, il est celui qui donne de la patate à l’ensemble. Pas déçu mais pas emballé plus que ça.




Bloodywood
Vu de loin en attendant Accept. C’est toujours aussi bondissant et dansant, ça met le feu à un public déjà bien chauffé par la température ambiante. Bien mieux que lors de leur dernier passage au Hellfest.
Accept
Mon petit plaisir coupable.
Les Allemands gratifient le Hellfest d’une prestation solide et invitent quelques copains à les rejoindre le temps d’un titre. Ainsi, Todd La Torre (Queensrÿche) viendra chanter avec eux sur Run If You Can et Fredrik Åkesson (Opeth) les rejoindra sur Fast As A Shark. Impec’.




Sepultura
Pour l’une de leurs dernières sorties en France (si ce n’est la dernière), les Brésiliens nous ont gâtés. P’tit Inner Self pour le moins inattendu en ouverture de set, je dis oui. La cerise sur le gâteau sera lorsqu’ils seront rejoints par Alissa White-Gluz (DragonForce), Fred Leclercq (Sinsaenum, Kreator), Dirk Verbeuren (Megadeth) et quelques autres pour Kaiowas.
La classe.




Carach Angren
Les sorties live des Hollandais étant relativement rares ces dernières années, il ne fallait pas les manquer. La Temple déborde de « ceux qui savent ». Et nous autres « sachants » avons été plus que servis. Ils en font des caisses et on en redemande. Le Black sympho du groupe se prête parfaitement à la théâtralité de la prestation. Excellent.





Rotting Christ
Vu le monde devant la Temple, c’est peu de dire qu’ils étaient attendus. Et ils ont répondu aux attentes. Mon Dieu la fessée. Après, j’avoue être un gros vendu car le Black Métal des Grecs coche pas mal des cases du Black que j’aime.




Iron Maiden
Les ayant vus l’an dernier au Graspop, où pour la première fois j’ai vu Iron Maiden faire son âge, je n’attendais rien de ce concert. Et j’en ai été pour mes frais. Ce soir, Iron Maiden a rappelé qui étaient les patrons. C’était beau, c’était d’une élégance folle et c’était d’un chiant absolu à cause de la setlist contenant des titres à rallonge (l’interminable Rime Of The Ancient Mariner). Mais Maiden reste Maiden donc un titre chiant, vous avez 2 classiques absolus, donc je signe quand même.
Sabaton
C’est maintenant qu’on sort les métaphores militaires usées jusqu’à la corde pour parler de Sabaton ? Rien que sur le premier titre, le barrage d’artillerie pyrotechnique utilisé par le groupe m’a valu un message de la direction de Vintera qui, depuis son canapé, me disait : « Mais bordel qu’est-ce que je regarde là ? » Visuellement stupide, scéniquement aberrant mais complètement génial. Sabaton, le groupe qui vous fait aimer le Power Métal.




The Dillinger Escape Plan
Que ce soit clair, je n’aime pas DEP. Alors pourquoi est-ce que je vais les voir alors qu’il y a Behemoth à côté ? Parce que je n’ai jamais vu le groupe avec Dimitri Minakakis et qu’avec ce retour il y a de bonnes chances qu’on se fasse massacrer. Ce fut le cas. Avec Dimitri au micro ce n’est tout simplement plus le même groupe. J’ai vu DEP faire n’importe quoi avec Puciato mais là c’est encore autre chose. Une autre forme de folie. C’est absolument incroyable. Je n’aime toujours pas mais j’y retournerai volontiers.




Après un début d’après-midi un peu poussif, tout le monde a tenu son rang ! Quelle journée ! Plus que 2 jours à tenir.




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