Revocation - Revocation
Revocation - Revocation

Revocation – Revocation


3/5
 

Avec 3 albums et de 2 EP en 7 ans, il est difficile de dire que Revocation est un groupe qui prend son temps et se repose sur les lauriers qu’on veut bien leur tresser – à raison d’ailleurs.
C’est notamment pour cette raison que Revocation débarque déjà avec un nouvel album intitulé… Revocation.

Que peut-on attendre de encore attendre de Revocation aujourd’hui? Dave Davidson et ses 3 comparses ont-ils déjà fait le tour de ce qu’ils avaient à nous proposer? Se serait un comble pour un groupe qui a apporté un vrai vent de nouveauté ses dernières années en matière de riffing et de compos. Je suis bien d’accord avec ceux qui disent qu’ils n’ont rien inventé en incorporant des polyrythmies et des plans Jazz dans leur Thrash/Death, simplement eux l’ont fait bien mieux que les copains. Et si à ce jour, on n’a rien trouvé à redire sur ce qu’à pu nous proposer Revocation, ceci pourrait bien changer avec cet album.

Revocation - Revocation

En effet, le groupe semble avoir pris le parti sur Revocation de faire dans la démonstration technique avec un album d’une richesse rare – je veux dire par là que sur cet album on est encore un cran au-delà dans standards habituels du groupe – mais cela a été fait au détriment de l’efficacité qu’on leur a connu. Prenons par exemple Archfiend qui pousse le côté prog et expérimentation très loin, oui c’est bluffant et ça va sans doute faire pleurer pas mal de zickos mais c’est par moment insipide – heureusement le groupe a le bon goût de ne pas nous faire des titres à rallonge. Et les moments comme ça sur l’album on trouve énormément. A contrario, il y a la pépite Invidious qui avec son banjo et des plans à peine moins barrés que sur les autres titres retrouve une efficacité redoutable notamment grâce à son final façon mammouth dans un magasin de porcelaine. Il ne s’agit hélas que d’un « one shot » car Revocation reprend en quelques sortes « ses travers » par la suite en repartant dans des chose inutilement alambiquées..

Encore une fois soyons bien clair, ce Revocation est un album hallucinant de par sa richesse et les nombreuses directions qu’il propose et si cette « diversification » proposée par Revocation parlera sans doute aux amateurs de mélanges des genres, elle mérite selon moi un recentrage afin de donner une direction plus claire à l’ensemble et ainsi d’élargir le nombre de personnes capables de digérer l’ensemble. Certains élitistes diront que Revocation est un groupe qui se mérite et qu’intégrer la musique du groupe n’est pas donné à out le monde. Je leur répondrais que vu leur talent, ils pourraient vulgariser leur approche parce que là pour le coup, ils passent un peu à côté de leur sujet en s’écoutant jouer.

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2 Comments

  1. raphnqnt

    A la première écoute, j’ai été « assommé » tellement j’ai trouvé ça excellent. D’ailleurs, j’ai cru (à tort ?) que le groupe avait rendu ses compos plus accessible. J’étais prêt à hurler au monde que l’album de la décennie était (enfin ?) sorti… Mais après réécoute, mon avis a changé et mes ardeurs se sont calmées ! Les fameux « travers » du groupe dont tu parles m’ont surtout fait penser à de l’auto-plagiat. Je n’arrivais plus à apprécier les morceaux tels qu’ils étaient, il fallait que je compare tel ou tel passage avec les albums précédents du groupe. Il m’a fallu quelques écoutes pour ne plus penser à ça et enfin (ré)apprécier l’album que je trouve finalement très très bien…. Et puis je préfère Chaos of Form !

    Tout ça pour dire que je partage un peu ton avis même si, pour moi, le groupe ne passe pas vraiment à côté de son sujet.

    • Passé les premières écoutes, je me suit vite fait chier en fait.
      Globalement ce disque m’a déçu, c’est bien mais c’est pas ce que j’attends d’eux.

Bring The Noise - Créé en 1997, rescucité en 2012, toujours debout en 2021.