Vers l’infini et au-delà avec le MASS EFECT-CORE.

Illustration parfaite de ce qu’est le concept de « rabbit hole » – imaginez ma surprise quand je suis tombé sur ce truc alors que je faisais uns recherche sur le dernier Unleashed. Un album de black death sympho avec des reapers sur la pochette, un titre symbolique, un groupe au nom évocateur et C en forme relais cosmodésique dans le logo? Il n’en fallait pas plus pour que j’écoute cet album. Avec tous les risques que ça comporte.

Old Machines - The Cycles Of Extinction

The Cycles Of Extinction puise son inspiration dans une mythologie vieille de milliards d’années, racontant des histoires de peuples et races dispersées aux confins de l’univers. Toute ressemblance avec une trilogie culte du jeu vidéo est totalement et volontairement non assumée.

Une heure durant, Old Machines déroule un concept album plein de défauts mais terriblement attachant. Le tout est emmené principalement par des claviers aux sonorités délicieusement datés et un poil kitsch. Les guitares sont dans le sillage sonores de ces derniers. La batterie rapide maintient le tout sous tension. Le chant alternant quant à lui growls et passages parlés. C’est simple, mais non dénué d’un certain charmant et de bizarreries attachantes.

Chaque titre est une aventure en soit. Entre le mélodrame permanent des claviers qui en font des caisses, tandis que la batterie martèle et que les riffs rugissent méchamment (Glory To The Terrans Of The First Contact War, The Sundering Of The Irradiated Sons). On perd parfois le file de ce qui se passe. C’est tellement absurde que ça fonctionne presque. Par moments, c’est même proche du génie. Entre les changements de rythmes, ponctués de spoken word bien placés et de cris frénétiques; ou les moments de grâce quand les guitares dominent un instant les claviers avant que tout ne retombe en même temps (They Are Legion: The Tragic Exodus Of The Veiled Creators). Brillant mais trop rare.

Vous noterez au passage que les titres des chansons valent des points.

The Cycles Of Extinction donne l’impression que le groupe s’est beaucoup amusé durant l’enregistrement. On les imagine assez bien réfléchir à comment en faire toujours plus. Et c’est là qu’on atteint la limite de l’exercice et que se pose la question de savoir à partir de quand ne rit-on plus avec Old Machines, mais « d’eux » ?
Le schéma structurels des titres évoluent peu. Et quand c’est le cas, notamment sur les 2 derniers titres, on case à la hâte tous les meilleurs riffs et mélodies Plus déroutant encore : le choix d’inclure deux longs passages d’ambient. Le premier ouvre l’album sur une note lente et discordante. Le second freine brutalement l’album en milieu de parcours avec plus de huit minutes d’un ambient sans événement.

Au bout du compte, Old Machines avait une idée et l’a suivie jusqu’au bout. Certains y trouveront un plaisir coupable, car par moments, c’est très amusant. Mais on peut laisser de côté les problèmes structurels de l’album qui mettront la patience de n’importe qui à rude épreuve.

Si l’on en croit le groupe, The Cycles of Extinction n’est qu’un début ; reste à voir si Old Machines assumera encore plus son penchant « cheesy » ou saura évoluer.
J’adore le fromage.