Killswitch Engage – Atonement

Gardant le rythme d’un album tous les 3 ans qu’ils se sont imposés depuis 2013, Killswitch Engage sont de retour avec un huitième album qui, Ô surprise, est la suite logique des autres.

Je trouvais déjà le groupe en pilote automatique sur Incarnate, j’ai envie de dire que c’est encore plus flagrant sur Atonement quoique plus mou.
Je m’explique.

KsE, ça joue, ça a toujours joué et ça jouera toujours dans le sens où les mecs sont bons et maîtrisent totalement leur sujet. Mais niveau inspiration par contre, le serpent se mord la queue de plus en plus fort. A tous les niveaux ce que le groupe propose est extrêmement bien fait mais musicalement, il ne propose plus rien. Panne d’inspiration où volonté assumé de rester dans sa case? Peut-être un peu des deux. Peut-être aussi parce que le Metalcore est passé de mode et que KsE fait parti des quelques dinosaures qui ont survécu au cataclysme avec Unearth et All That Remains.
Je pourrais également faire une longue tirade sur le recyclage de riff dont devient coutumier ce bon Adam D. et vous me répondriez que je n’ai pas du écouté l’album correctement et Know Your Enemy en particulier. Argument imparable si il en est car c’est la première fois depuis très longtemps que KsE pond un morceau qui, bien que dans les canons du genre, apporte un petit je ne sais quoi qui fait du bien. Ce ne sont hélas que 3 minutes 51 sur 39 que dure l’album. Le reste est bien fait mais convenu, voir manque presque de conviction. Franchement la transition de Know Your Enemy qui propose un petit quelque chose et Take Control en total roue libre fait mal. Je conçois que quand on est zickos, l’équilibre est parfois difficile à trouver mais là ça pique un peu.

39 minutes, 11 morceaux, on ne lève le nez qu’une seule fois en se disant « ha tiens ça c’est cool ». Même motif, même conclusion que pour le précédent: c’est hyper bien fait, toujours superbement interprété, avec une prod aux petits oignons mais qu’est-ce qu’on s’ennuie!
Oui j’ai fait un copier/coller.