Ektomorf – Fury

14 ans. C’est le temps qui c’est écoulé depuis ma première (et dernière du coup) chronique d’un album d’Ektomorf et qui donc remonte à 2004. Il est peut-être de temps de retourner voir ce que nos hongrois ont à proposer.

Est-ce que Zoltán continue à tout faire comme Max Cavalera? Zoltán utilise-t-il le même nombre de codes que son héros? Ektomorf est-il toujours un clone de Soulfly? Tant que de questions que vous vous posez et auxquelles je vais répondre. Dans l’ordre : oui mais non, 2 fois plus, non quoique… Autre point commun entre les 2 groupes: le line-up à géométrie variable. Car on ne change pas une équipe qui… ouais non rien.
Blague à part, si Zoltán a toujours un timbre de voix proche de celui de son idole brésilienne et qu’Ektomorf a toujours des airs de Soulfly période Nu Metal, notre hongrois a su malgré tout se forger une identité. Alors oui à la première écoute, si vous n’êtes pas prévenu vous me direz que c’est Soulfly que vous écoutez. N’empêche que le groupe profite du changement de direction artistique pris par les américano-brésiliens et se retrouve donc seul sur le créneau du « Métal tribal tendance thrashisante ». A défaut de faire dans l’original, ils font dans l’efficace. 10 titres, 33 minutes, pas besoin de tourner autour du pot, Ektomorf envoie la sauce sans fioriture. On ne s’attardera pas sur les paroles consternantes mais on retiendra plus volontiers les passages bien groovy type Fury – avec son petit riff aimablement sponsorisé par le custom shop ESP (tu la sens la 8 cordes?).

Sorti de ça, Fury s’écoute gentiment. Pas de quoi sauter au plafond, pas de quoi crier au scandale non plus. C’est bien produit et ça fait le boulot.
Si le vieux Soulfly vous manque, vous avez la un palliatif idéal, si le vieux Soulfly vous horripile, vous avez là de quoi cracher votre venin, si vous êtes fans d’Ektomorf, vous serez comblés.

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