Belphegor – Totenritual

Imaginez-vous, par une belle matinée d’été sur une route de Transylvanie. Vous venez de visiter le château de Vlad l’empaleur dans la ville de Bran et roulez vers la forteresse de Rasnov. Quand soudain un rassemblement de tuning…

…et là, vous décidez de vous aussi faire péter les watts de votre Dacia de location. Vous regardez ce qu’il y a comme musique sur votre téléphone. The Haunted => déjà chroniqué, Arch Enemy => trop mou, Belphegor => ha tiens pourquoi pas! C’est assez bas de plafond pour faire chier tout le monde.
Une connexion bluetooth avec l’autoradio plus tard et c’est le drame.

Le drame car ce qui sort des enceintes est encore plus chiant que la mauvaise techno des fans de tuning du pré d’à côté.
Belphegor ne cherche pas à réinventer la poudre, ça on le sait. Le credo d’Helmut et de sa bande c’est plutôt de la faire parler mais là… Dès le premier morceau, ça sent la platitude et les banalités. Un peu comme si pour brancher une nana en boîte vous lui demandiez ce qu’elle boit alors que le verre est plein de jus d’orange. Comme je le disais, Belphegor fait parti de ses stakhanovistes du Black/Death à l’ancienne pour lesquels ça doit être fait comme ça et pas autrement. Le hic c’est qu’à toujours proposé plus ou moins la même chose, on prend le risque de se louper et là où un Blood Magick Necromance arrivait à ramener un peu de sang frais dans la machine (LOL), Totenritual donne la sensation que le dit sang à coaguler et qu’il grippe la belle mécanique. On ne peut nier l’efficacité d’un titre comme Baphomet mais les autrichiens nous en ont déjà pondu 13 à la douzaine des comme ça, et en mieux de surcroît. Suivent des ambiances bien macabre comme les affectionnent le groupe (Totenbeschwörer par exemple) mais globalement Totenritual s’écoute dans une quasi indifférence tellement il est téléguidé. A vrai dire, le groupe en fait tellement des caisses à tous les niveaux (visuels, compos, attitudes) que ces clichés en deviennent risible – je vous renvoie au clip de Baphomet.
Après ça reste bien fait mais à moins d’être accroc au genre et/ou au groupe, le dernier Arch Enemy est moins chiant. Non oubliez ce que je viens de dire.

Moralité, vous repartez de la forteresse de Rasnov avec le live de Carpenter Brut parce que Belphegor n’a pas passé l’épreuve du tuning.

*Toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants ou ayant existé ne serait pas totalement une coïncidence*

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