On prend les mêmes et on recommence pour le second chapitre des aventures de Morbikon, la side project au nom le plus kon qui soit.
Les mêmes se sont Phil Hall (Municipal Waste) et Matthias Lillmans (…And Oceans) pour un album de Black mélodique parfois teinté d’un peu de thrash.
Ov Mournful Twilight avait été une très bonne surprise, cet effet ne joue plus pour Lost Within The Astral Crypts. Est-ce que ça en fait un mauvais disque pour autant? Clairement pas.
Etant donné qu’il ne faudra pas chercher les points faibles du côté de l’exécution, c’est donc sur l’écriture que l’attention se reporte naturellement.
Masters of Eternal Night est un titre correct mais tend à s’accrocher un peu trop fermement aux conventions scandinaves classiques. Sworn to the Beheaded King adopte brièvement un esprit death metal plus frontal en milieu de morceau, avec un solo de bon goût, mais ça ne suffit pas à masquer une structure finalement très conventionnelle, le titre revenant rapidement sur un terrain Black Metal balisé. Si la présence monolithique de l’album vacille parfois au profit des codes du genre — passages stagnants (Flames that Bind and Shadows Cast) ou même quelques démonstrations superflues (Lost Within the Astral Crypts) mais aussi quelques moments de génie (Ghoul Infested Mausoleum) — l’écriture reste globalement solide, portée par des riffs suffisamment efficaces pour maintenir l’élan durant 43 minutes.
Lost Within the Astral Crypts est une réinvention réussie d’un son pourtant largement exploré sans être révolutionnaire – et sans chercher à l’être. Fun et solide, il confirme tout le potentiel de Morbikon.




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