Mark Morton – Anesthetic

Profitantde la mise en pause de Lamb Of God, Mark Morton se lance dans l’aventure du disque solo.
Exercice Ô combien casse gueule selon la formule consacrée.

En général, ce type de projet est soit très/trop proche de ce que fait l’artiste dans son projet principal, soit ça part complètement en vrille. Vous pouvez aussi ajouter l’option « beaucoup d’invités » pour rajouter un petit extra de saveur. Anesthetic c’est un peu tout ça. Des fulgurances de hargne que ne renierait pas Lamb Of God et des titres dans des registres variés et parfois inattendu comme la très bluesy Reveal.

Comme j’y faisais allusion juste avant, Mr Morton a décroché son téléphone et demandé aux ami(e)s de venir faire ce qu’ils savent faire de mieux sur son disque. C’est bien entendu derrière le micro que cela se remarque le plus avec notamment Myles Kennedy, feu Chester Bennington, Alice White Gluz, l’inévitable Randy Blythe et j’en passe. Aux autres postes on retrouve des membres de Trivium, Black Crowes, Alice In Chains, Clutch, KoRn, Megadeth ou Stone Sour.
Morton fait fort dans le choix assumé d’utiliser chaque musicien sur un morceau où il pourra l’exploiter son plein potentiel. C’est ainsi qu’on retrouve un Chuck Billy des grands jours sur la très old school The Never avec Roy Mayorga et Dave Ellefson à la section rythmique – excusez du peu. Toujours au chapitre des morceaux qui envoient, il y a l’improbable rencontre entre Randy et Alicia. Le premier étant égal à lui même alors que la seconde tente de donner dans le chant mélodique avec plus ou moins de bonheur. Pas convaincu? moi non plus mais le riff derrière est d’une solidité à toute épreuve. Si on s’écarte d’un registre purement Metal, Morton fait montre d’une belle versatilité avec des titres lorgnant aussi bien vers le Stoner que le Rock FM avec les chanteurs ad’hoc – Mark Lanegan et Myles Kennedy avec en bonus un petit riff très « Slashisant » très agréable. Idem sur le morceau ouvrant le disque (Cross) où Mr Bennington fait du Bennington sur un titre taillé sur mesure. Le tout est bien entendu fourni avec une prod ultra léchée signée Josh Wilbur – collaborateur de longue date de Lamb Of God.

Anesthetic est varié, pas déplaisant, Morton réussi son pari en proposant un album qui confirme ce qu’on soupçonnait déjà: son amour du Rock avec un grand R.