Fleshgod Apocalypse – Veleno

C’est fou ce qu’il peut se passer en 3 ans. Les italiens de Fleshgod apocalypse peuvent en témoigner. Et malgré les dramas, ils sont là avec un nouvel album intitulé Veleno – venin en français.

Rapide résumé des épisodes précédents. 2016, sortie de King. S’en suit une longue tournée. Octobre 2017, Tommaso Riccardi (chant/guitare) quitte le le groupe pour raisons personnelles suivi peu de temps après par Cristiano Trionfera (guitare). Remaniement express du line-up avec Francesco Paoli (leader et fondateur du groupe) qui quitte la batterie pour reprendre le chant et la guitare.

2019, les italiens reviennent en force avec un cinquième album sur lequel Francesco est au four et au moulin puisqu’il assure le chant, la guitare rythmique et la batterie – il précise néanmoins que c’est la dernière fois qu’il enregistre la batterie afin de pouvoir se concentrer sur le chant.
Après tant de galère, en général les groupes accouchent soit d’un album génial soit d’un disque qui a le cul entre 2 chaises. Dans le cas présent on entre dans la première catégorie puisque le cerveau est toujours en place. Parce que nom de Zeus, Veleno n’est pas bon, il n’est pas non plus très bon, il est excellent! Fury qui ouvre le disque vous met directement dans l’ambiance. C’est épique, mélodieux, gracieux et brutal à la fois. Le chant de Francesco, un peu plus gras que celui de Tommaso, fait merveille quant au chant clair de Paolo Rossi (basse), il va moins chercher les aigus ce qui fonctionne clairement mieux selon moi. La suite est enchaînement de titres teigneux et catchy. Le « single » Sugar passe son temps à distribuer les uppercuts entre 2 breaks hargneux. Monnalisa est une merveille de ballade lourdingue (raaaaah cette basse) avec ses choeurs, ce solo et sa batterie épileptique. Pissing On The Score est aussi un morceau de choix. En fait, il n’y a pas grand chose à jeter mais je vais y revenir.

Au-delà des compos, le gros point sur lequel ils ont progressé est la prod. Ca sonne un peu moins massif mais ce qu’elle perd en impact (relatif), leur musique le gagne en lisibilité.
Cependant, aussi bon qu’il soit, Veleno n’est pas parfait. 13 titres au compteur c’est 3 ou 4 de trop à mon goût. Les instrumentales que sont The Forsaking et The Praying Mantis’ Strategy sont dispensables. Si je garde volontiers très osée reprise de Reise Reise (Rammstein), je dégage sans vergogne The Day We’ll Be gone et Veleno. Question de goût.

Bon… je crois que vous savez tout. Vous savez surtout que Veleno est un excellent album qu’il serait dommage de louper. D’autant que c’est à ce jour sans doute le meilleur album de Fleshgod Apocalypse. Une magistrale beigne dans la trogne qui fait un bien fou.

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