Vous reprendrez bien un peu de Thrash? Cette fois-ci on quitte l’Italie mais on reste en Europe avec Bio-Cancer, un groupe qui donne envie d’aller se faire voir chez les grecques.

Bio Cancer - Tormenting The InnocentTout comme les italiens d’Ultra Violence, Bio Cancer fait du Trhash et en est à son second album. Les similitudes s’arrêtent là.
Les premiers font du Thrash old school groovy et énergique, les seconds font du Thrash old school carrément plus énervé avec une bonne petite louche de Black au niveau vocal. Si je devais citer des cadors du genre auquel ce groupe me fait penser on serait quelque part entre Toxic Holocaust et Municipal Waste, quoique plus du premier que du second.

Bref, ça envoie des patates et on en attend pas moins d’un groupe avec les références susnommées. Le son des guitares est gras juste ce qu’il faut, la basse fait ici ce qu’elle n’a pas fait sur …And Justice For All de qui vous savez et une fois qu’on a passé la barrière du chant, parce qu’il faut bien dire qu’à la première écoute on peut ne pas accrocher, on découvre une vraie pépite. Si sur les premiers titres, la chose peut sembler assez générique, un titre comme F(r)iends or Fiends montre tout le potentiel de Bio Cancer. Plus varié, plus approfondi, les grecques proposent avec ce titre autre chose qu’un bête morceau de Thrash qui avoine. Le plan rythmique du couple basse/guitare est une petite merveille, bien soutenu qu’il est par le groove d’un batteur inspiré comme jamais sur ce titre. Certes le reste un poil plus convenu comme je l’évoquais plus haut même si la fin de l’album s’avère un peu plus intéressante que son début, n’empêche que ça fait le boulot et que ça le fait bien. Ils ont en plus le bon goût de ne pas faire de remplissage ce qui est appréciable.

Fans de Thrash, celui-là aussi est pour vous! Tormenting The Innocent fait son taff d’album de Thrash et casse de la cervicale autant que des tibias. Un album qui fait bouger du boule et de la nuque comme j’en attends un depuis le début de l’année. Bien que différent de l’album d’Ultra Violence, les 2 se complètent parfaitement et on a enfin de quoi se faire plaisir en cette morne année 2015.