C’est la fin du mois de juillet et comme presque tous les ans depuis 2006, il est l’heure du pèlerinage annuel dans le Schleswig-Holstein.
Comme bien souvent avec les gros festivals, les gros noms font la renommée du lieu, les merveilles se cachent dans les petits lignes. Un peu comme une souscription à Disney+, le prix de l’abonnement qui augmente en moins. Quoique l’accès au camping cette année a toute de même prix 25%. Passons.
Lundi 27 et mardi 28 – la mise en jambe
Après 13 heures de route ponctuées d’embouteillages infinis (je n’avais JAMAIS passé le tunnel sous l’Elbe à 20 kmh), il est temps de retrouver les bros qui sont arrivés la veille. Installés à l’endroit habituel, c’est-à-dire près de la clôture à côté des vaches, on y est au calme et les voisines sont sympas.
Ce lundi se conclura par une visite au LGH – le restaurant salle de concert propriété des promoteurs de Wacken. Avant de filer sur le site passer un moment avec les Wastelands Warriors. Un groupe de gens qui passent le festival dans une zone décorée à la Mad Max. Ils proposent des animations ainsi que des concerts et sont absolument charmants.
Le mardi ce sera doucement le matin et pas trop vite l’après-midi. Au programme: coups de soleil et finalisation de l’installation de la tonnelle avant le grand bazar du soir.
19h – branle bas de combat. Tout le monde file à la Wasteland Stage pour un shooting photo avec le groupe MegaBosch organisé par le camarade J. Bibi est à la vidéo tandis que l’un s’occupe du flash parapluie et l’autre prend les photos. Ce qui a permis quelques libertés comme monter sur scène. Certes c’est la plus petite du festival, n’empêche.
Une fois terminé, traversée de la zone Wasteland pour un autre shooting photos avec le créateur des Wastelands Warriors. C’est là que les choses prennent un tournant intéressant. Nous le manquons de quelques minutes. On nous indique qu’il est allé à une soirée organisée pour l’anniversaire de Thomas Jensen (co-créateur du festival). Bien entendu n’entre pas qui veut, c’est une soirée théoriquement privée. Et nous voila en train de passer devant tout le monde avec le matériel en mode « TKT frère on nous attend ». Au final, la soirée se terminera autour d’un verre non sans avoir pris tout un tas de photos de personnalités liées au festival dont Thomas Jensen.
Distance parcourue à pied lundi et mardi: 19km.
Mercredi 29 juillet
C’est le grand jour! Même si une seule des deux Main Stages joue le mercredi, les 8 autres scènes turbinent! Donc au boulot. Mais avant ça, il faut tomber dans les bras de tous ces gens exceptionnels que l’on ne croise qu’une fois par an. Une fois ceci fait, LEZGO!

Broken By The Scream
On comme avec les japonaises de Broken By The Scream. Groupe « d’Idols » monté de toutes pièces par un label qui tente de faire du Babymetal version Metalcore. Ca a un son démentiel mais comme tout est chorégraphié, aucune spontanéité. Néanmoins l’ambiance est sympa et ça fait office d’entrée en matière sympathique pour ce Wacken 2026.






Lovebites
Du Metalcore nippon au Heavy Metal nippon il n’y a un qu’un pas. Lovebites du Heavy « à la papa » joué par un groupe 100% féminin. Ca déconne zéro à chaque poste, chacune de ses dames a un niveau proprement hallucinant.
On peut discuter du look façon princesses Disney, sur le reste il n’y pas trop de débat. Bon concert même si un peu en pilote auto – Japon Oblige.






The Gathering
Je connaissais le groupe de nom mais ne l’avais jamais écouté. C’est maintenant chose faite et je peux vous affirmer avec certitude que ce sera la dernière. J’ai eu l’impression de voir le patient zéro des groupes hollandais de metal à chanteuse. C’est techniquement au poil. Par contre sur scène c’est d’un chiant et… AH on me dit dans l’oreillette qu’en plus c’était un concert où ils jouaient « le chef d’œuvre » de leur discographie. O K.
Et ma sœur, qui est ultra fan, de me justifier l’injustifiable sur Whatsapp en disant « nan mais t’as pas la vision ». Ca doit être ça.






Electric Bassboy
Changement radical de registre.
Prenez 3 membres d’Electric Callboy, ajoutez un DJ qui fait du Hardstyle, enfermez les dans un studio et laissez mijoter. Vous obtenez Electric Bassboy. C’est pas compliqué, à un moment je me suis demandé si c’était toujours Wacken et pas Tomorrowland. Entre les gars qui chantent et sautent sur scène, hilares de la moindre de leurs âneries, le public possédé et les samples débiles (dont le cultissime OK LET’S GO bien de chez nous), j’ai terminé en larmes tellement je riais.
Petit bémol. C’est marrant une grosse demi-heure. Après ça tend à se mordre un peu la queue.







Lacuna Coil
Je n’avais plus souvenir d’avoir vu ou pas Lacuna Coil. Dans le doute j’y suis donc allé. Heu bon. Comment dire? C’est « un groupe de metal ». Voila.
Je n’ai pas été transcendé plus que ça par ce que j’ai vu. Le groupe semble avoir trouver son gimmick scénique pour se démarquer, certes il y a du métier mais ça ne dégage pas grand chose.






Hämatom
Hämatom par contre, je suis sûr de ne jamais les avoir vu. Et honnêtement, même si le metal indus des allemands, quelque part entre Eibreicher et Deathstars, n’a pas foncièrement original, il est en revanche très efficace.
Le groupe s’est créé un univers délirant bien à lui et Wacken leur a donné les moyens de pousser tous les potards au max.
Débouleront sur scène une horde de nains, déguisés en gardien d’hôpital psychiatrique et équipés de matraques gonflables, qui passeront à tabac avec un air possédé aussi bien le chanteur que les invités présents sur scène. Tout ça au milieu d’un déluge d’effets pyrotechniques.
C’était vraiment excellent.








Distance parcourue à pied: 17km
Jeudi 30 juillet
Ce jeudi était marqué d’une pierre blanche. J’allais enfin voir 2 groupes que j’attendais énormément. Un après lequel je cours depuis un moment et l’autre que je pensais simplement ne jamais voir.
Alien Ant Farm
C’était pas prévu mais je me suis laissé embarquer par mon camarade photographe venu de l’Oregon pour aller voir AAF. Je n’en attendais donc rien. La surprise n’en fut donc que meilleure. C’était bien mieux que ce à quoi je m’attendais. Toujours pas fan mais concert vraiment très sympa.





H-Blockx
Eux par contre… j’aurais pleuré de les manquer. J’écoutais ça j’étais au lycée. Jamais je n’aurai cru les voir et encore moins faire des photos d’eux pendant qu’ils interprétaient un de leur classique « Move ».
Et je peux vous dire que je n’étais pas le seul en mode nostalgie. Un pote indonésien m’attrape par le bras et me dit « Dude! we’re shooting H-Blockx on Move!!!! » Donc si deux teuteux comme nous s’éclatent au pied de la scène, imaginez le public derrière! Ca bougeait dans tous les sens sur une ambiance légère où tout le monde passe un bon moment. Nom de Zeus quel pied!





Therapy?
Du coup Therapy? qui passait juste derrière sur la même scène a semblé bien fade en comparaison. C’était très bien mais comme hélas trop souvent avec les irlandais, les gens ne sont là que pour Nowhere.





Craft
Première incursion à l’autre bout du site sur la W.E.T Stage pour du black metal avec les suédois de Craft. Nos chemins s’étaient déjà croisés au Netherlands Deathfest 2017. La musique est toujours bien, je pense toujours que leur dernier album est vraiment très bien. Par contre va falloir faire quelque chose pour les concerts. Ok ça joue en plein jour et ça n’aide pas pour du black. Mais merde faites quelque chose! Sur cinq, un seul semble concerné par ce qui se passe et c’est parce qu’il a le micro!




Yngwie Malmsteem
Hop! retour devant les grandes scènes pour voir Malmsteen faire son show. Je me suis dit qu’il serait bon de voir le légendaire guitar hero suédois et son égo en action. J’ai eu pour mon pognon.
Ses musiciens sont des faire valoir, on le sait. Ce qui est un peu du gâchis vu leur niveau. Quant à Malmsteen, si il est ultra talentueux, indéniable vu ce qu’il envoie, il n’y en a que pour lui. Mais si il n’y avait que ça. Le gars n’a absolument aucun respect pour son instrument. J’ai vu 2 stratocasters se fracasser par terre le temps de faire les photos. Et ce n’était pas des accidents. C’était des lancés délibérés à une hauteur débile tandis qu’il tournait les talons pour aller chercher une autre guitare tandis qu’un roadie tentait de sauver ce qui pouvait l’être.
Musicalement incroyable même si un peu longuet sur la fin. Et je n’y remettrai pas les pieds tant le mec est imbuvable. Sans parler de son look de vieux mac.






P.O.D
Comme pour AAF, mon gars de l’Oregon m’a pris le bras et m’a dit « viens on va voir P.O.D. ». J’ai suivi dans un soupir. De P.O.D ,j’avais un vague souvenir de les avoir vu en première partie de KoRn en 2000 à Bercy. Donc autant vous dire que c’est lointain. C’est là que j’ai pris une claque que je n’ai pas vu venir.
Ca envoie sans prétention, c’est efficace, on sent des mecs qui sont contents d’être là. Here comes the boom!









Europe
J’attrape la fin du set d’Europe en finissant de dîner. C’était bien moins chiant que dans mon souvenir. Bon après j’ai vu trois titres dont The Final Countown. Est-ce suffisant pour se faire un avis? A vous de me dire.
Savatage
Savatage et moi nous sommes déjà croisé ici même en 2015 quand le groupe avait joué sur les 2 Main Stage en même temps (vous avez bien lu). Mais j’avais regardé ça de loin. Là j’étais aux premières loges et… bah c’est pas mal. Je suis toujours assez peu friand de Heavy mais faut reconnaître que quand c’est interprété de la sorte, on se tait et on écoute. 3 ou 4 morceaux pas plus, faut pas déconner non plus.





Anaal Nathrakh
ENFIN! Depuis le temps que je leur cours après! Ca y est je les ai vu. Ca a d’ailleurs été un des running gag de ce début de festival. Je n’ai pas arrêté de dire à mes 2 compères à chaque fin de phrase « et en je vais voir Anaal Nathrakh ». Ce qui a fini par me valoir un « TA GUEULE » bien mérité.
Pour ce qui est du concert, ce fut tout à l’opposé de ce à quoi je m’attendais. Je pensais voir un truc qui pue la haine où on flippe du début à la fin. Et en fait non. Ça faisait des blagues entre les morceaux, ça remerciait chaleureusement le public. Des gars gentils avec lesquels on a envie de se poser au pub. Par contre quand ça jouait, ça avoinait très très fort. Et c’est à ce moment là qu’il y a fallu qu’il pleuve. Pas de la grosse pluie mais juste assez pour que ce soit chiant. J’ai capitulé au deux tiers du set pour éviter que l’appareil ne prenne trop la pluie.






Def Leppard
Je regarde Def Leppard de loin tout en gardant un œil sur la météo. D’un côté, il y a un joli concert visuellement et un groupe qui joue ses classiques – dont je suis peu fan. De l’autre je discute avec mes gars sûrs de la pertinence de tenter une sortie sous la pluie pour aller voir mon dernier concert du jour.
Nergal & Misþyrming
Je brave finalement la pluie pour aller voir Nergal et Misþyrmin qui joue le premier album de Behemoth en intégralité: Sventevith. Sauf qu’il ne pleut plus et que Nergal va finir de plier la journée avec la manière.
Craft prenez des notes: c’est comme ça qu’on fait un concert de black! C’était violent, dynamique, prenant presque envoûtant. Avec en plus un Nergal en forme olympique, ce fut un massacre sans nom. Quel concert!








Distance parcourue à pied: 22km
Vendredi 31 juillet
Sur le papier, le jour le plus long. Dans les faits, il va plus ou moins tourner court.
Gutalax
Quoi de mieux pour commencer la journée que 4 tchèques qui envoient des balais à chiotte dans le public?
Même si musicalement, je ne suis pas client, il faut dire que le concert en lui même vaut le coup. Au-delà des singeries à base de caca et de lancés de PQ, ça joue. Les gars assurent sur le fond et la forme. Le très nombreux public le leur rend bien. Excellent moment.








Vreid
Autant j’adore Vreid sur album, autant en concert c’est d’un chiant… mais d’un chiant! Ca joue super bien mais il se ne se passe rien.
Enfin si là il s’est passé quelque chose. L’inénarrable Chris « party boy » Pontius a déboulé sur scène et a fait ce qui a construit sa légende durant les grandes heures de Jackass. Il a fini en string rose sur scène pendant que les autres déroulaient de façon scolaire leur black métal alors qu’il se dandinait autour d’eux. Un grand moment de « watzefuk ».
Juste pour ça, il fallait aller voir Vreid.





Paradise Lost
En parlant de groupe chiant… ok elle est facile mais amplement méritée. Comme pour Vreid, la musique est excellente mais sur scène c’est cataclysmique d’ennui. Holmes a toujours l’air de s’emmerder et les autres semblent visser sur place. Heureusement, la setlist champagne a sauvé le tout.





Black Label Society
Après avoir subi Danko Jones, voila le grand Zakk! Là on sait à quelle sauce on va être manger et nous avons été bien servi. Bon client, Wylde nous a servi toutes ses pauses tout en assurant un concert de qualité.
Pas fan plus que ça mais il faut admettre que ça a de l’allure.








Deafheaven
Pas de bol, Deafhaven joue en même temps que BLS et à l’autre bout du site! J’arrive donc sur la fin de leur set et whow. Juste whow! C’est vraiment bon! Deafheaven a cette capacité à faire passer tant un torrent d’émotions dans sa musique et George Clarke transcende le tout sur scène par sa présence. Excellent.
Pig Destroyer
On enchaîne sur Pig Destroyer qui joue juste à côté. Honnêtement, j’y suis allé pour voir. J’ai vu. Je suis parti.
Je n’adhère pas à la musique. Par contre la prestation était plutôt bonne.






Hatebreed
On retraverse tout le site pour aller voir Hatebreed. Je les avais sciemment évité depuis quelques années parce que je m’étais un peu lassé. Là je me suis dit qu’il était temps d’y retourner. Riche idée parce que rien n’a changé! Tout, absolument tout, est pareil (hormis peut-être le line-up)! Et quand ça part sur I Will Be Heard, à priori, on peut être à peu près sûr qu’on va moucher rouge en sortant de là. Sauf erreur de ma part, il y a eu un enchaînement du style Live For This, Tear It Down, In Sahes They SHall Reap, Destroy Everything, This Now. Qui survit à ça? Non mais vraiment, la muflée qu’ils nous ont mis…






Animal As Leaders
Ayant vaguement survécu à Hatebreed, je retraverse le site pour aller voir Bear McCreary. En attendant ce dernier, je regarde Animal As Leaders. Techniquement bluffant, musicalement aux petits oignons mais absolument pas pour moi.
Bear McCreary
C’était entouré en gros sur mon running order: Bear McCreary, Headbangers Stage – 20h.
Et ce fut incroyable. Si certains d’entre vous ne connaissent pas le gars ni sont CV, accrochez-vous. Sachez qu’il fait parti de ces gens bien trop talentueux qui, sur scène, peuvent vous lâcher dans le plus grand des calmes: j’ai composé ça pour la série Battlestar Galactica, ça pour la série Black Sails, ça pour le jeu vidéo God Of War. Ha et puis ça avec Duff McKagan et Chad Smith. Et de vous jouer les morceaux derrière avec une classe infinie.
Dans son groupe on retrouve son frère au chant (à peine moins talentueux) et sa femme au violon et aux chœurs (beaucoup de talent là aussi). La cerise sur la gâteau c’est Gene Hoglan à la batterie. Oui oui le Gene Hoglan de Devin Townsend, Strapping Young Lad, Death, Dark Angel etc…
Juste incroyable.






In Flames
Après avoir abandonner Bear à contre cœur, je passe devant In Flames. Deux choses à signaler. Les basses étaient tellement fortes que le sol tremblait à plus de 200 mètres de la scène.
Je me suis vomi dans la bouche quand j’ai entendu Cloud Connected. Le groupe ne respecte même plus son propre catalogue.
Blood Fire Death
Ca je ne voulais pas manquer. Pensez donc! Le gratin du black metal scandinaves qui forme un super groupe pour rendre hommage à un des groupes fondateurs du genre. Il faudrait vraiment être un teuteu de première pour louper ça, non?
Donc vous prenez Erik Danielsson (Watain), Ivar Bjørnson (Enslaved), Apollyon (Aura Noir), Blasphemer (Vltimas), Faust (Emperor), vous ajoutez Ihsahn (Emperor) en invité sur le premier titre, Grutle d’Ensalved qui déboule au troisième et vous laissez la mayo prendre.
En 4 chansons c’était plié. On savait qu’on vivait un moment d’histoire. Quelle claque! Et c’est là que mon appareil photo a fait rideau sans explication.






J’ai donc dû partir à contre cœur et retraverser tout le site pour retourner en salle de presse afin de comprendre au calme ce qui n’allait pas. J’ai vite compris en voyant la tête de ma batterie. Mais ce n’était que la première péripétie du jour.
Judas Priest
En repartant vers la Louder Stage, je me pose un moment devant Judas Priest. C’était encore une fois, visuellement très beau. Mais comme pour beaucoup de groupes aussi anciens, les effets de manche commencent à ne plus suffire. Les effets sur la voix, les solos à rallongent pour gagner du temps… c’est bon les gars! Je comprends la passion mais si vous vous arrêtez personne ne vous en voudra.
Emperor
La dernière fois qu’ils étaient passés à Wacken, c’était en 2017 et c’était assez peu mémorable. Du coup cette fois-ci, tout le monde s’est dit que ce concert devrait avoir un air de « retour du roi » un peu comme lors du légendaire concert de 2006.
Deux sets en un. D’abord un set best of avec le line-up « classique ». Puis un second set où sera joué l’EP Emperor en intégralité avec le line-up ORIGINAL. Sur le papier, c’est de la folie furieuse. Dans les faits, ce fut autre chose.
Évacuons tout de suite la setlist. Je suis un mec simple. On me donne Into the Infinity of Thoughts, In the Wordless Chamber et With Strength I Burn pour commencer, je me pète les cervicales.
Par contre niveau prestation, là il y avait un loup. De Samoth, il n’y a plus rien à en attendre, on sait qu’il est juste là pour le chèque. Sechtdamon justifie toujours le sien, rien à dire. Par contre la batterie… Entre les pains, les blasts irréguliers et la double poussive, on a senti un Trym bien en peine. A tel point qu’Ihsahn, qui tenait la maison comme il pouvait, finissait parfois par regarder derrière en ayant l’air de se demander ce qui se passait. Soit ça peut arriver.
Arrive enfin le moment que l’on attend tous: Emperor version Ihsahn, Samoth, Faust et Mortiis. Oui oui Mortiis était bien là avec on masque et tout. Et là c’est le drame.




Se produit la seconde péripétie du jour. C’est à ce moment précis que mon corps me dit « stop ». C’est bien dégoûté que je me vois contraint de battre en retraite vers le camp, n’apercevant Mortiis que de loin.
Du coup, j’ai également loupé le dernier concert en Allemagne de Sepultura qui jouait bien plus tard dans la nuit.
Distance parcourue à pied: 14km
Samedi 1er août
Après une modeste nuit de presque 9h qui m’a permis de récupérer autant que faire se eput, je me réveille (presque) frais comme un gardon. Prêt pour ce denier jour qui va être long. Très long.
Cette journée fut aussi une première pour moi après tant d’éditions de Wacken. Ce fut en effet la première fois que j’ai passé l’intégralité de la journée devant les grandes scènes. 11h30 => 23h sans aller mettre le nez ailleurs. Et tant pis pour Vended.
Heavysaurus
Le retour des dinos! Le concert de l’an dernier avait un peu été gâché par la pluie. Cette année, il fait beau et les orgas ont mis les petits plats dans les grands!
Cette fois-ci, Heavysaurus a droit à une des Main Stages. Le groupe étant destiné à un jeune public, une zone réservée aux enfants de 5 à 10 ans a été délimitée à la barrière pour qu’ils aient les meilleures places. Une annonce a d’ailleurs été faite en ce sens pour prévenir le très nombreux public adulte de ne pas pousser vers l’avant. Et en plus de ça, un gigantesque ours en peluche avait été suspendu en l’air à l’écart de la foule. Ce dernier devait servir de point de rencontre aux enfants si jamais ils étaient séparés de leurs parents.







Et ensuite c’est parti pour 45 minutes de concert. Plus que sur scène où le spectacle est rôdé, c’était le public qu’il fallait regardé. Les petits, un peu impressionnés au début par la puissance du son et les flammes sur scène, se sont pris au jeu. Ca sautait partout au bout de 2 titres. Tandis que loin derrière, au lieu d’y avoir un mosh pit, il y avait une chenille.
C’était beau, c’était rigolo et dans le monde actuel, ces petits moments simples où des enfants s’amusent devant des adultes déguisés en dino font plaisir à voir.
Kim Dracula
Aperçu vite fait de loin au Graspop l’an dernier, je voulais me faire une idée plus précise de ce dont il retournait au sujet de Kim Dracula. Ca part dans tous les sens, passant sans prévenir d’un Metalcore assez convenu à du Jazz avant de parti dans un délire prog’ pour finir par caler un solo de saxophone.
Le fait est que je ne sais toujours pas quoi en penser.






Orbit Culture
Sur le fond, j’ai trouvé ça super. Une setlist parfaitement à mon goût – avec la première sortie live depuis de 2018 de Rasen (folie), le tout propulsé par un son dantesque. Pour être honnête, je suis rarement sorti aussi vite d’un pit à un autre (photo => mosh). Et puis je me suis souvenu que j’avais un appareil photo. Bref.
Sur la forme, autant j’adore le groupe autant sur scène ça ne dégage pas grand chose. Même si Niklas avait la banane des grands jours, les 2 autres semblaient un peu pilote auto. Ou alors sont-ils peut-être simplement plus réservés?
C’était globalement bien. Et ce backdrop de zinzin OMG.








Nevermore
Le retour de Nevermore a fait couler beaucoup d’encre pour tout un tas de raison. Toujours est-il que moi, qui n’avait jamais écouté le groupe, ça n’a pas changé grand chose.
Visuellement sobre mais efficace, techniquement nickel, musicalement… là comme ça ça ne m’a pas accroché plus que ça. A voir sur album, peut-être.







Lamb Of God
LoG nous voulait du mal. Vous voulez une preuve? La setlist: Ruin, Laid to Rest, Into Oblivion, Resurrection Man, Blunt Force Blues, 512, Walk With Me in Hell, Parasocial Christ, Omerta, Memento Mori, Redneck. Voila. J’aime autant vous dire qu’il n’y avait plus grand monde debout après. Certes ça déroulait au métier mais ils ont eu le bon goût d’y mettre les formes. Et en plus Randy avait sa tête des mauvais jours. Monstrueux.







Airbourne
A des années lumières du groupe vu au Graspop 2025. La patate était là, le grand nawak aussi. Binaire, basique et bas du front. Que demandez de plus? Rien du tout. Excellent.






Arch Enemy
Il y avait beaucoup, beaucoup de monde devant la Harder Stage en cette fin d’après-midi. Déjà parce qu’Arch Enemy à Wacken est toujours un groupe très attendu. Ensuite parce que c’était la première visite de Laurent Hart aux commandes de la machine suédoise.
Dire qu’elle a répondu aux attentes relève de l’euphémisme. On peut même dire qu’elle est repartie avec les clés de la maison. Niveau voix, comme elle se situe à mon sens entre Angela et Alyssa, on n’est pas dépaysé. Pour ce qui est de la prestation, l’impression est la même. C’est pareil mais c’est pas pareil et ça fonctionne du feu de dieu. Et pour le prouver, AE a sorti une setlist passant en revue toutes les époques de son catalogue.
C’était vraiment, vraiment bien.








Powerwolf
Sans doute un des plus beaux concerts que j’ai vu de ma vie. Une scénographie folle, une pyrotechnie de bon aloi, un groupe joueur qui fera chanter public et photographes et un feu d’artifices sur le dernier titre comme bouquet final. En bref, une incroyable prestation de Powerwolf.








Je n’avais au départ pas prévu de rester aussi tard. Mais comme je me suis laissé happer par Powerwolf, autant assister à l’annonce des groupes de l’an prochain. Et là, énorme show sons, lumières et flammes pour chaque groupe apparaissant sur les écrans. D’autres festivals pourraient peut-être s’inspirer de ça. ‘fin je dis ça… je dis rien.
Sabaton
Tant qu’à être là autant aller se coller devant Sabaton histoire de finir en beauté. Punaise… qu’est-ce qu’on a pris! Aucune surprise côté setlist, ils jouent la même tout l’été. Par contre sur scène, si la scénographie reste plus ou moins la même que celle vu au Hellfest, quand vous laissez carte blanche au gars en charge de la pyro, ça devient d’une débilité sans nom.
Je me souviens de la première fois où j’ai vu de la pyro sur scène. C’était dans ici même pour Children Of Bodom. 5 petites flammes d’à peine un mètre de haut. A l’époque c’était dingue de voir ça et seuls les gros groupes y avaient droit. Maintenant n’importe quel groupe a des flammes sur scène. Mais tous les groupes n’ont pas les murs de flammes de Sabaton. Des machins de plusieurs mètres sur le devant, d’autres à peine plus petits en fond en plus de celles qui tombent du toit de la scène. Ca n’avait aucun sens et c’était extraordinaire.







Distance parcourue à pied: 13km
2027? 2027!
Vous l’aurez sans doute compris si vous êtes rendu là, ce Wacken 2026 était exceptionnel. Des concerts de dingues tous les jours, une météo plaisante et toujours ce truc inexplicable. Cette chose qui rend Wacken unique, qu’on ne ressent que là. Cette capacité de l’endroit à vous faire rester devant des concerts sans avoir d’affinités particulières avec les groupes et de passer un fabuleux moment. Ca plus les gens. Normalement je ne suis pas censé aimer les gens. Je suis parisien, ça fait parti de la logique des choses. Là-bas je les adore.
Quant à l’édition 2027, je peux déjà vous dire ce que j’irai voir: Electric Callboy, Kanonfieberen, le retour de Children Of Bodom avec Sami Elbana, Dethklok, John Bush qui joue ses chansons d’Anthrax, Between Two Worlds (Abbath qui joue l’album I en entier? SHUT UP AND TAKE MY MONEY) Malevolence pour voir si ça la hype est méritée, Blue Medusa par curiosité, le duo John5 / Wednesday 13 est immanquable et Tyketto (ceux qui savent). Le reste c’est bonus.
Distance total parcourue à pied durant le festival: 85km. Quand on vous dit que c’est grand Wacken.








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