Contrairement à ce qu’indique le titre de l’album, Lamb Of God ne compte pas tomber dans l’oubli.

En effet, pour Into Oblivion Lamb Of God s’offre un nouveau logo qui peut en quelque sorte vu comme un nouveau départ. Heureusement que l’album que ce logo accompagne est plus réussi que ce dernier.

Lamb Of God - Into Oblivion

Cela faisait bien longtemps qu’on n’avait pas vu Lamb Of God à pareil fête. Depuis Sacrament (2006) soit près de 20 ans, mettons Wrath (2009) si on est généreux. Je sais, j’ai noté Omens (2022) 4/5 et je l’ai clairement surnoté parce que je n’y suis jamais revenu. Bref. Pourquoi Into Oblivion est-il si bon? Justement parce qu’on retrouve le Lamb Of God de Sacrament. Celui qui pue la haine et déverse sa colère à grands coups de riffs assassins pour accompagner un Randy remonté comme jamais. Peut-être est-ce dû au climat mondial actuel et en particulier celui des Etats-Unis dans lequel Randy a souvent puisé son inspiration?

Into Oblivion ouvre l’album avec son atmosphère sombre, menaçante et des appels à la révolte tout en envoyant une multitude de riffs taillés pour la scène.
St. Catharine’s Wheel est du pur « LoG ». Riffs acérés et énergie féroce, le morceau se paie en plus le luxe d’un break digne d’As The Palaces Burn. Rien que ça.
Sepsis permet ENFIN au jeu de basse de John Campbell de briller! Il était temps. Il se distingue ici avec ligne marécageuse à souhait flirtant avec le Sludge tandis que Blythe adapte son approche au rythme lancinant du titre. Devenant à la fois conteur et prophète de l’apocalypse.

Bien que l’album soit le plus court depuis As The Palaces Burn, on peut tout à faire se passer des quatre minutes et quelques de Bully. Ceci étant dit, je ne m’attendais pas à autant apprécier Into Oblivion. Tout simplement parce que Lamb Of God faisait partie des groupes sur lesquels j’avais fait un croix par manque d’intérêt pour leur musique. Ca n’a visiblement pas plu à Randy.