Before We All Die ou le retour des pionniers européens du Rap Metal après 19 ans de silence.

Comme l’expliquait Zak Tell (chant) dans une interview, le retour de Clawfinger après des années de silence s’est fait sous l’impulsion de leur manager. Tout d’abord en tâtant le terrain à travers des prestations dans divers festivals (dont Wacken). Puis voyant que ce retour était perçu plus que positivement, les suédois rigolos ont sorti un single avant que leur manager ne finisse par leur demander « si ils pensaient sortir un album avant qu’on meurt tous » – d’où le titre de l’album.

Clawfinger - Before We All Die

Soyons clairs, Before We All Die ne réinvente pas la roue. Nos suédois savent ce qu’ils ont à faire et comment ils doivent le faire. L’album est joyeux mélange de toutes les périodes passées du groupe. Des albums plus Rap / Industriel des débuts à ceux plus récents plus orientés Rock / Metal, ils passent tout en revue avec plus ou moins de bonheur.

Clairement inattaquable quand ils vont dépoussiérer leur registre qui fait leur gloire (Tear You Down, Going Down Like Titanic), les morceaux plus Metal sont bons sans être transcendant (Scum). Pour tout dire, le ressenti est un peu le même que sur tous les albums du groupe sorti après Zeros & Heroes (2003). Bons sur le fond, sur la forme ils leur manquent le petit quelque chose qui fait de Deaf, Dumb, Blind ou Use Your Brain des classiques. Cela se joue sans doute sur l’atmosphère globale et ce sentiment d’urgence qui se dégageait de ces albums. Cela se retrouve par intermittence sur l’album mais que cela prenne réellement consistance.

Globalement Before We All Die est un album fait à l’expérience. A aucun moment on ne remet en doute l’envie ni la sincérité du groupe. On sent plus l’envie de faire cet album pour faire un (ultime?) tour de piste car on ne sait pas de quoi demain sera fait.
Personne ne va les en blâmer.