Shout It Out Loud Festival III

Suite à l’indifférence générale provoquée par le précédent report du Shout It Out Lout Festival II plus tôt cette année, je renvoie mon envoyée spéciale favorite chez les allemands pour, tenez-vous bien: le Shout It Out Loud Festival III. Ouais, rien que ça.

Dans la vie il y a 2 catégories de gens, ceux qui vont en soirée glam et ceux font des fests de glam, nous vivons dangereusement, on va en fest glam ! SIOL 3 le retour ! il fallait au vue de l’annulation de Crashdiet au mois de mars, nous étions obligés d’y retourner…
Pour cette nouvelle édition, la salle a changé moins d’un mois avant le fest pour des raisons obscures, donc nous nous sommes retrouvés au milieu de nulle part dans une salle microscopique où l’espace fumeur s’est le couloir et que le meets & greets une vague table à côté du bar.

Shout It Out Loud Festival III

C’est Hollywood Trash qui ouvre le bal pour la digestion ! Un groupe anglais qui a gagné un concours sur Facebook pour pouvoir jouer. Ne sachant pas trop à quoi s’attendre, je suis un peu étonnée de voir débarquer des petits minots d’à peine 18 ans sur scène. Un peu étonnant dans ce fest plein de « vieux groupe » mais au moins la relève est là. Ou au moins ils essaient d’être là… c’est un set un peu approximatif et surtout un guitariste pas en place pour 3 sous qui auront retenu mon attention.
Ca et le fait qu’ils aient fait 2 reprises, une de Motley Croute (Too yound to fall in love) et une de Metallica …

Running Order

C’est donc les suédois de Bai Bang, qui prend la suite des réjouissances, après quelques recherches j’apprends qu’ils ont joué au Wacken 2009 … et bien cela me laisse sans voix. Cependant, la foule se presse pour les voir. Ils ne jouent que des tubes en puissance. Bon ceci dit, ils viennent de faire augmenter la moyenne d’âge d’un coup. Etant dans le circuit depuis près de 20 ans logique, m’enfin cela n’empeche pas les fautes de goût. Exemplifions mes propos, la capote de micro ! Petit accessoire sympa ! Pensez-y c’est bientôt Noël… entre ça et le perf rouge laissant apparaitre la brioche du quarantenaire sur le retour … du visuel, du beau, en veux-tu en voilà !
Bai Bang Bai Bang Bai Bang

La Suède est toujours à l’honneur avec le prochain groupe Fatal Smile ! Comme quoi il n’y a pas que de Death ou du Black là-haut. Ce groupe inconnu de mes chastes oreilles a fait forte impression. Après quelques recherches, ils ont déjà ouvert pour des groupes tels que Dio ou WASP… Ceci explique donc pourquoi un de leur morceau est dédicacé à ce cher Ronnie (tu nous manques Monsieur). Malgré un look un tantinet kitsch à cheval entre le black (pour le makeup) et l’electro indus (pour le pied de micros en chaîne and co …) C’est un concert hyper efficace dont ils nous gratifient. Les mélodies sont entraînantes  le set est carré et pêchu. Il n’y a rien à dire, même pour un profane, nous sommes obligés d’être en osmose avec le reste du public ! Première bonne surprise de la journée.

Fatal Smile Fatal Smile Fatal Smile

C’est Crazy Lixx (oui toujours la Suède), les habitués du SIOL qui prennent la suite. C’est leur second passage dans ce festival et ca se sent. Le public est chaud patate, dans cette petite salle c’est près de 800 personnes qui se pressent pour les voir. Il n’y a rien dire, leur show est brillant. C’est une valeur sure, ils n’ont plus rien à prouver et pourtant ils continuent d’épater le public en folie. Une parfaite osmose pour un groupe enclin à la modestie. Ils enchainent leurs tubes, pas une fausse note. One shot, one kill pour ce groupe qui nous a époustouflé!

Crazy Lixx Crazy Lixx Crazy Lixx

Cette fois-ci, nous migrons vers une ile … La Grande Bretagne avec les gallois de Tigertailz. Mis à part la tête de drogué du chanteur qui m’aurait marqué, je n’ai pas grand-chose à dire de ce groupe qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Mon estomac tentant de communiqué avec moi, j’ai fait le choix d’aller me restaurer avec une wurst et une bière (Teutonie oblige).

TigerTailz TigerTailz TigerTailz

Retour en Scandinavie avec Fate. Ces danois présents dans le milieu depuis aussi longtemps que j’existe (à savoir presque 30 ans) ont choisi de nous faire un show très spécial à savoir uniquement en acoustique. Donc en fate (blague !), il n’y avait que le chanteur. Si le nom de groupe vous fait penser de près de ou de loin à Mercyfull Fate (par une association d’idée incongrue) ne t’inquiète pas lecteur c’est normal ! C’est les mêmes membres sauf qu’ils font du glam (oui c’est un schéma un peu grossier et réducteur mais c’est à peu près ça !) Toute la salle chante à l’unisson « Broken Heart » et « Freak of Nature ». C’est un peu de douceur dans ce monde de brute, dirait-on…

Fate Fate Fate

Le sacro-saint timing allemand en prend un coup … eux toujours enclin à ce que les choses soient carré et ponctuelles prennent du plomb dans l’aile… C’est avec près de 30 minutes de retard que Mike Tramp monte sur scène. Vous me demandez : mais qui est-ce ? Bonne question, je n’en sais rien non plus ! Il s’agit d’un chanteur danois (oui 2 pays à l’honneur en ce mois d’octobre) ancien chanteur de White Lion, là tout de suite ca vous parle déjà plus ? Oui, non ? Peut importe juste le temps de prendre 3 photos que le set est écourté afin de rattraper le retard pris peu de temps avant. Nous retiendrons, un mauvais son, une guitare inaudible, une répèt ? Musicalement, c’est du bon gros heavy teuton sauf qu’ils sont danois avec du vrai clavier comme dans l’intro de « Jump » de Van Halen … saupoudré de hard FM tout sortie de Miami Vice … (trop de clavier tue le clavier).

Mike Tramp Mike Tramp Mike Tramp

Allez ! On enchaine avec les américains de Bang Tango (dernier groupe avant Crashdiet ouéééééé !). Dans la place depuis l’âge de ton petit frère lecteur ! Je n’en retiendrai que peu tellement l’attente de Crashdiet était insoutenable … Mis à part une reprise de Highway to Hell, un son approximatif plein de larsen et autres joyeusetés je ne sais pas !

Bang Tango Bang Tango Bang Tango

Vous les avez tant attendus … non ? Et bien moi oui ! Crashdiet ! Dernier groupe suédois de l’affiche, c’est eux que tout le monde attend bien que se ne soient pas les plus anciens dans le circuit. L’ambiance est déjà survoltée rien qu’à les voir faire le soundcheck sur scène. Il débute leur show doucement avec « Native Nature », le public déjà électrisé n’en peut plus. Ils enchainent avec « Down with the dust », « so alive » … les nouveaux morceaux se suivent crescendo et la première apogée du set « Queen Obscene », rien n’est laissé au hasard sauf peut être le chanteur qui est relativement imprévisible dans ses actions ! Ils continuent avec « Rebel » et « Riot In everyone », mêlant ancien morceau de Dave Lepard et nouveaux ! Petit moment love avec « Save Her », accalmie de courte durée puisqu’ils enchainent avec un morceau de « The Savage Playground » : « Anarchy » suivi d’un petit « In The raw ». Le temps passe si vite, les photos aussi et la… c’est le drame quand soudain tout bascule … une alarme retentie … le son se coupe, la lumière se rallume. Une roadie arrive sur scène. Personne ne comprend ce qu’il se passe. Simon Cruz mécontent essaie en vain de continuer son show sans que se soit possible. La foule reste stoïque dans la salle. Le roadie baragouine un truc en teuton … (dommage j’ai fais espagnol LV2). Un couple de français nous explique c’est l’alarme incendie qui c’est déclenché à cause des fumigènes ainsi que la fumée de cigarettes. Le concert reprendra-t-il ? il aura fallu attendre les pompiers pour savoir qu’effectivement le concert reprendra uniquement si la fumée s’évapore. Pas gagner mais pari relevé ! Le concert reprend de plus belle. Simon en a profité pour boire un coup de trop de Jack Da et se viande allègrement 2 fois sur scène ! Ils finiront leur set par « Straight outta hell », « breaking the chainz » et « Kock’emm down », sans oublié en final, leur très culte « Generation Wild » ! Rien à dire ils ont tenus la route jusqu’au bout malgré les « flammes », le son, l’attitude tout y était ! Moralité, faut pas qu’ils jouent trop tard dans la journée sinon ils sont trop bourrés !

Crashdïet Crashdïet Crashdïet

Et pour finir, Steven Pearcy (RATT) : Groupe culte donc j’avais de grandes attentes de ce concert. Dur dur de passer après Crashdiet et ce set mouvementé. C’est surtout l’ego surdimensionné, son slip à clous, le micro en poing américain et un son plus qu’approximatif qui auront eu raison de moi et feront qui que nous ne nous attarderons pas plus longtemps que cela sur lui. Sans compter que le set était plus axé sur la période heavy et non la glam. Le fait que la salle se soit vidé de moitié a du y contribué aussi.

Stephen Pearcy Stephen Pearcy Stephen Pearcy

Bon nous ne finirons pas le concert, la fatigue nous gagnant après 10h de concert et puis ce n’est pas comme si c’est demain nous allions voir Tenacious D et qu’il y avait un peu de route à faite !!
Rendez-vous le 5 avril pour la suite où déjà les groupes annoncés me font rêver : Tesla, Adam Bomb, Blackrain (notre incroyable talent local) et j’en passe.
Spécial thanks à la famille SI SI ! Pour la patience, les places et l’appareil photo !