Fall Of Summer 2015

Ha ben voila! Depuis le temps que je dis que je vais aller voir ailleurs qu’au Hellfest ou Wacken si l’herbe est plus verte, je me décide enfin à sauter le pas! Hé ouais! Et en plus c’est pas loin de la maison! Que demande le peuple? Un report? Let’s go!

Situé sur la base de loisir de Torcy, le Fall Of Summer a lieu dans un cadre agréable avec une plage, 2 buttes depuis lesquelles on peut profiter des concerts sans avoir à déplacer son cul (ou pas trop), un petit pont de bois (Yves Duteil repézent’), un micro chapiteau faisant office de « Metal Market », un terrain multi sport recyclé en bar/cantine et 2 scènes faisant grosso merdo la taille de la Warzone du Hellfest (pour vous donner un idée des dimensions). Tout ça plus une foule tellement compact qu’on peut se permettre d’arriver 5 minutes après le début du concert pour atteindre la barrière.

Fall Of Summer 2015

Car oui c’est grand comme un chiotte. Quand j’entends les gens autour de moi dire qu’il y avait 2 fois plus de monde que l’an dernier, je comprends mieux maintenant ceux qui trouvent le Hellfest surpeuplé. Bref c’est pas grand, le cadre est cool et la musique dans tout ça?

Vendredi 4

Le temps d’en finir avec le marteau piqueur pour planter la tente, d’en siffler quelques unes avec les copains, nous nous décidons à faire mouvement vers les scènes pour la fin d’Endstille. Bien mais pas ma came.

Gamma Bomb
Direction ensuite « la plage » pour voir un gang d’irlandais possédés faire du Thrash tout en débitant du caca au kilomètre et en portant un pantalon ananas avec des tshirts donnant des bonus de charisme. C’est ça Gamma Bomb, du grand nawak, fun et bien foutu. Agréable découverte et bonne entrée en matière pour ce FoS.

Grave
Retour sur « le parking » pour voir la légende suédoise Grave. Voila, ça ça me cause, le Death suédois c’est la vie. Certes je n’aime pas tout mais ça fonctionne, ça groove, le son est crade juste ce qu’il faut – bref ça passe tout seul d’autant que le groupe est en bonne forme.

Grave

Deströyer 666
En ce qui concerne les autraliens, je resterais en haute de la bute pour profiter de la vue parce que le set en lui-même s’est vite mis à tourner en rond. Bien sur les premiers morceaux, on a ensuite vite eu l’impression d’entendre un peu toujours la même chose. Un peu comme pendant un concert de Thrash allemand.

Destroyer 666

Angel Witch
Pas accroché du tout. D’autant que j’ai vu de la lumière du côté du bar.

Candlemass
Une des grosses claques du fest. Certes le Doom ne fait pas parti de mes genres de prédilection mais quand c’est fait comme ça et surtout avec un son aussi monumental, j’achète. Ce dernier frisant la perfection et groovant à l’infini a permi à Candlemass de régaler le public. Une bien belle surprise.

Asphyx
Nos routes se sont déjà croisées plusieurs fois mais je ne me suis jamais vraiment intéressé au groupe. Là j’ai fait l’effort. Bien que ça envoie comme il faut et que le groupe ne soit pas avard sur scène, je n’ai pas accroché.

Destruction
Marcel et son orchestre, ou le retour sur scène du plus célèbre pizzaïolo du Thrash teuton. Bon ben ce fût comme d’hab: pas mal 2/3 morceaux et ensuite on a cliqué sur « repeat ».

Mayhem
Mon prof d’aqua-poney m’a fait un mot d’excuse.

Aqua poney

Sabbat
L’ovni du jour. 3 japonais à moitié à poil jouant une espèce de Heavy-Thrash aussi sympathique qu’un poil répétitif. Un set pour connaisseur ou amateur éclairé qui termine gentiment ce premier jour.

Samedi 5

Réveil compliqué après une courte nuit sur fond de « pompe à merde » qui nettoie les chiottes chimiques du camping et les enceintes du bar hurlant Gimme Gimme Chocolate de BabyMetal – aucun lien entre les 2.

Metalucifer
Encore un groupe jap? Non juste les mecs de Sabbat + 2 gaijins qui font sensiblement la même chose que la veille sous un nom différent et avec un peu plus de fringues sur le cul. Je retiendrais surtout le string rose du chanteur parce qu’à part ça… Oui bon si on s’est bien marré.

Supuration
Retour sur « le parking » pour voir un bout de Supuration. Le légendaire groupe français m’a pour le moins dérouté avec son Death un poil expérimental. Pas accroché plus que ça.

Suppuration

Suffocation
L’amour à la plage comme le chantait Niagara. Un set de pure finesse proposé par les américains. Ca dépote, c’est sans concession et ça casse des gueules. Encore une fois, je découvre donc j’ai eu un peu de mal à vraiment rentrer dans le truc. D’autant que ce type de Brutal Death n’est à la base pas vraiment ma came mais j’avoue que ça à piquer ma curiosité.

Satan
Ha! Un coup de téléphone, c’est le fan-club de Musclés qui voulait savoir si je renouvelais ma carte de membre.
Plus sérieusement, le Heavy comme ça, je ne peux pas. En plus, le hasard faisant bien les choses, j’ai croisé une gentille personne aux poches pleines de jetons qui s’est fait fort d’entretenir mon alcoolisme, ce qui nous a permis d’avoir une conversation très enrichissante.

– Toi tu n’aimes que les trucs hyper violent.
– C’est faux! J’aime bien quand y’a de la mélodie aussi.
– De la mélodie à la Suffo surtout!
– Ouais voila.

Nile
L’amour à la plage part.2. Ce coup-ci c’est Nile qui s’y colle. La dernière fois que je les ai vu c’était au Hellfest 2006 et depuis rien, où peu de choses ont changé. C’est toujours aussi massif et toujours aussi imbitable en ce qui me concerne. Le groupe a néanmoins offert un set de qualité à ses fans et puis voir Karl Sanders tout sourire et prenant visiblement son pied a rendu le tout assez sympathique.

Razor
L’autre découverte de ce FoS. Du bon Thrash candien qui envoie. Ha ça ils n’ont pas inventé le fil à couper le beurre mais ce qu’ils font, ils le font bien. Et en plus ils ont de l’humour.
Un p’tit set de Razor, une bière à la main, le fion vissé dans une chaise longue: quand vous voulez.

Coroner
Les helvètes de Tryptikon ayant eu un souci, ils inversent donc leur set avec les helvètes de Coroner. Bon je vais vous la faire courte: Coroner a un peu casser la gueule de toute le monde. A tout point de vue. Son énorme, prestation de haute volée malgré quelques soucis technique en début de set. La petite colère de Tommy Vetterli aura finalement été saine puisque le garçon a juste tout pété (dans le bon sens du terme) par la suite.

Tsjuder
Décidément mon téléphone n’a pas arrêté de sonner. Ce coup-ci c’était un lecteur qui voulait que j’arrêté de me foutre de la gueule du monde.
Hum bref. Donc oui bah Tsjuder, tout ce que je n’aime pas. C’est certes bien fait et efficace mais ça ne m’intéresse pas.

Tryptikon
Alors que revoilà Celtic Frost… Sorti d’un petit Proceation Of The Wicked et de Circle Of Tyrants qui ont été doucement mais surement massacré, ça a gentiment fait son office. Son lourd et très très massif, Tom Warrior et sa bande ont déroulé leur set sans trop forcé. Bien sans plus.

Tryptikon

Ihsahn
Le père Ihsahn et son délire expérimentale en ce qui me concerne c’est non. MAIS, si il y a bien une chose que l’on ne peut pas lui retirer, c’est la qualité de ce qu’il fait. Le mec est a fond dans son set, sort une perf’ scénique hyper chiadée et surtout le type a su évoluer pour proposer un truc qui n’appartient qu’à lui. Non seulement ça mérite le respect mais en plus c’est plaisant à regarder.

Abbath
A ce stade du fest, on pense que Coroner a réglé le truc pour ce qui est de la meilleure perf. C’était sans compter sur Abbath et ses potes, dans une forme prodigieuse et en mode Scooby-doo. Premier partie de set orientée I, projet one-shot passé à la postérité grâce à son seul, unique et Ô combien génial album. Ils ont en plus eu le bon goût de nous sortir The Storm I Ride – meilleure chanson de l’album. S’en est suivi un nouveau titre de l’album à venir – à mi-chemin entre I et Immortal. Et pour finir le set, du Immortal! Evidemment! One By One, Tyrants, All Shall Fall et j’en passe. Le tout avec un son cradouille et dont le volume fut indécent. Ca plus les pitreries d’Abbath, c’était parfait.

Et paf! 23h50 extinction des feux, merci les gens et à la prochaine. Sérieux, un fest qui fini à 23h50… l’hallu. Bon au moins à 1h30 j’étais dans mon lit mais quand même.

Globalement, ce Fall Of Summer 2015 fut une vraie réussite/découverte. L’affiche était bien même si pas forcément à mon goût – mais ça je le savais en y allant, le lieu est chouette et l’ambiance très agréable. Reste quelques couacs côté restauration et le sol du camping qui tient plus béton armé que de la terre mais pour le reste, ça le fait. En espérant également que le fest ne cherche pas trop à grossir.
A l’an prochain avec les copains? Probablement.