Orbit Culture passe à Paris, en bonne groupie je me dois d’y aller. Ils ont dans leurs valises les finlandais d’Altas et les portugais de Gaerea.
Direction le Bataclan, une semaine pile avant le funeste anniversaire des 10 ans de vous savez quoi. Pas de question de reculer face à des terror… ces sacs à merde et vu la longueur de la file d’attente, les sacs à merde ont perdu. Encore.
Atlas
Le groupe est déjà sur scène quand j’arrive dans la salle (concert quasi complet). Le Metalcore / Djent proposé par les finlandais a peiné à me convaincre. Le ressenti au milieu du pit était plus ou moins le même. Chacun se regardant en chien de faïence l’air perplexe durant les passages posés. Puis hésitant à se lancer dans un du mosh en bonne et due forme tant les accès de violence étaient brefs et impromptus. Belle prestation mais pas un groupe pour moi.
Gaerea
Pour les portugais, comme pour d’autres auparavant, cela fait un petit moment que je vois leur nom ici et là. Je m’attendais à voir un énième ersatz de MGLA et à la place j’ai vu ce que donnerait MGLA et Deafheaven si ils avaient fusionné. Je me suis quand même fait confirmé par un fin connaisseur du groupe que cette nouvelle direction était très récente.
Bref Gaerea, en 2025, c’est du Black moderne, très porté sur les émotions avec un chanteur qui s’inspire clairement de George Clarke (Deafheaven) pour son jeu de scène. Vous me direz qu’il y a pire comment référence.
Côté scène, le groupe ne s’économise pas et donne beaucoup à un public qui le lui rend bien. Je reste circonspect sur le public Black Metal qui allume la lampe de son téléphone et agite les bras comme si il y avait Taylor Swift sur scène. Cela dit, nous sommes en 2025, je suis un vieux con et « TOUT » était mieux avant. On se comprend 😉
Bref Gaerea, sympa, à revoir dans un contexte plus intimiste ou à 2h du matin en fest.
Obrbit Culture
Voyant que la file d’attendre au merch a (enfin) disparu, je vais claquer un RSA dans quelques dispendieux produits dérivés dont je n’ai pas besoin mais qui permettent aux groupes de vivre sur la route.
Et ensuite on rentre dans le dur. Le noir se fait, l’intro de Death Above Life retentit et on perd la vue. Comprendre par là que le groupe va évoluer dans la peine ombre – on ne les verra qu’entre les titres. Chaque titre est soutenu par un jeu de lumières ultra dynamique absolument sublime mais qui a dû provoqué quelques crises d’épilepsie. Et est accessoirement fatiguant sur la durée.
Nos suédois n’ont pas le temps de naisier. On enchaîne: The Storm, The Tales of War, North Star of Nija (là on a vu ceux qui savent et les autres), I The Wolf, From the Inside, The Shadowing, Bloodhound, Nerve, While We Serve, Hydra et bien entendu Vultures of North. Perso j’aurais dégagé Hydra, I The Wolf et Nerve pour mettre Saw, Strangler et Flight Of The fireflies histoire que ça colle à 100% à ma playlist mais ce n’est pas le sujet.
Tout ça pour dire que c’est une setlist qui avoine avec seule Hydra, I The Wolf et Nerve comme seules chansons « relativement » calme.
Côté prestation, c’est rôdé, on enchaîne les petites vannes convenues dans la joie et la bonne humeur. J’ai quand même senti un groupe un peu en pilote automatique car fatigué par ses 2 premières semaines de tournée. La voix de Niklas a bien 2/3 titres à se chauffer quant à son chant clair, il a été faux tout le concert. Au moins, il assume et ne triche pas avec la technologie. Technologie dont le groupe use et abuse (?) sur d’autres points. Autant j’ai adoré certains coups de caisse claire opportunément boostés par un effet. Autant depuis la soundboard, derrière laquelle je me trouvais, on entendait clairement que le volume de tous instruments étaient limités artificiellement. Et ce n’était pas juste à cause de la limite légale niveau sonore. Tout sonnait parfaitement lissé. C’était particulièrement flagrant sur les kicks de batterie toujours au même niveau. Pas de fluctuation, rien. Comme si toutes les frappes étaient rigoureusement identiques. Ca laisse l’impression que l’ingé a juste branché sa clé USB avec des paramètres pré-établis et roule poupoule.
Clairement on ne sortira jamais d’un concert d’Orbit Culture en se disant qu’on a vu le concert de l’année. De même, on ne sortira jamais d’un concert d’Orbit Culture en disant qu’on a été volé. Bon concert, bonne soirée et sus aux sacs à merde.







