Un album qui aurait pu s’intituler « aux frontières du réel ». Z’allez comprendre.
Entre la résurrection de Nailbomb, les réenregistrements d’anciens albums de Sepultura et d’autres projets divers et variés, que reste t-il à Soulfly pour exister dans le registre de ce bon Max?
La réponse semble un peu facile mais est pourtant évidente: pas grand chose et Chama en est la parfaite illustration. Si d’un côté on peut se dire qu’arriver à son treizième album, le projet a peut être tout dit – les mauvaises langues diront que c’est le cas depuis un moment. D’un autre, on peut s’autoriser à penser que l’hyperactivité récente du taulier est susceptible de lui donner une nouvelle jeunesse.
La réalité est un peu plus nuancée. Quoique. Clairement Max sonne plus teigneux que jamais mais sans que ça ne déclenche quoique ce soit chez l’auditeur. La prod caverneuse et résolument old school d’Arthur Rizk sonne parfois brouillonne. Ce qui n’aide pas à la lisibilité de titres plutôt compacts sur le fond et la forme. On navigue à vue dans des sonorités vues et revues chez Sepultura il y a 40 ans.
A cela s’ajoute une pléthore d’invités dont la présence est presque rendue anecdotique tant leur apport est minimal. J’en veux pour preuve le solo de Mike Amott sur Ghenna qui est envoyée dans une indifférence polie sans que personne ne trouve rien à redire.
Chama n’est jamais mauvais mais jamais à déchaîner un quelconque enthousiasme non plus. La machine Soulfly est en pilote auto dans un sentier balisé qui ressemble plus à un circuit de F1 qu’autre chose.
On se retrouve à la fin du disque après s’être envoyé Soulfly XIII avec pour seule réaction « ha tiens c’est déjà fini ».
En bref, un Soulfly de plus.



