Dire que j’y suis allé à reculons serait mentir, dire que j’y ai foncé ventre à terre serait exagéré. Oui ce crû 2004 du Resistance Tour 2004 ne m’enchante pas plus que ça, seul Sick Of It All suscite chez moi quelque enthousiasme et l’annulation de Ramallah  pèse lourdement sur mon était d’esprit au moment de pénétrer dans la salle. Salle à peine remplie, signe que l’affiche n’est pas aussi alléchante qu’elle put l’être par le passé.


The Suicide Machines
C’est avec du punk que la soirée débute. Difficile tâche pour eux que de chauffer une salle au 2/3 vide. Le groupe et son bondissant frontman s’y emploie pourtant avec force et détermination. Ils finissent par mettre un semblant d’ambiance après la cinquième incursion du chanteur dans un pit où les coreux le regardent avec un air amusé plus qu’intéressé.
Le groupe quitte la scène au bout d’une trentaine de minutes sous les acclamations méritées de quelques fans présents dans la salle.

Walls Of Jericho
Premier gros morceau de la soirée, le public, qui a fini par arriver, est là pour eux et le fait savoir. Dès que le groupe arrive sur scène c’est la folie. Redoutable d’efficacité et de présence, WOJ ne fait pas dans le détail et assène à son public son hardcore bien lourd soutenu par la voix et la présence d’une Candace littéralement monté sur ressorts.
Perso je n’accroche pas à la musique du groupe mais il faut bien reconnaître que ça envoie sévère. Grosse prestation de WOJ qui me confirme de visu tout le bien qu’on m’en a dit suite à leur prestation au Fury Fest.

Unearth
La vue d’une guitare à 7 cordes m’a quelque peu interpellé. Que pourrait bien faire un coreux avec une 7 cordes ? Encore plus surprenant, l’autre guitariste d’Unearth est pareillement équipé. L’explication viendra dès le premier titre, le groupe officie dans un métalcore bien technique avec des grosses influences heavy et la présence des grosses guitares est justifiée par des solos aussi technique que le style du groupe. Les riffs sont « dansant » et le public bien que franchement amateur du genre se laissera prendre au jeu avec de finalement lâché l’affaire. Voyant l’indifférence du public, Unearth finira son set en enchaînant quelques titres bien pêchu ponctués de solos que le soliste effectuera en tapant des poses maidenesques.
Intéressant mais pas transcendant.

The Bones
Dans la catégorie « vieux beaux », on a fait la bonne pioche avec ces 4 suédois et leur rock old school qui pourrait plaire à la belge de l’équipe 😉
J’avoue un désintérêt total pour le groupe et sa musique, et ce n’est pas le clône de Vinnie Paul aux futs et son compère bassiste ressemblant vaguement à Duff McKagan qui m’empêcheront d’aller prendre l’air.

7 Seconds

A cet instant, 20 ans de carrière déboulent sur scène. 20 ans de punk hyper dynamique, courant de long en large sur scène, bref du bon vieux punk à l’ancienne qui n’a rien perdu de son efficacité malgré les années. Ce ne sont pas non plus les cheveux grisonnants du chanteur l’empêcheront de mettre le feu. Le public répond présent mais une fois de plus c’est moi qui décroche. Pas passionné plus que ça j’attends gentiment la suite des événements.

Sick Of It All
Que dire ? Que dire qui n’a pas déjà été dit sur SOIA en live ? Ils tiennent la baraque à eux seuls. La famille Koller assure le show en bondissant et gesticulant aux quatres coins de la scène. Le groupe passera en revue tout son catalogue de hits pour le plaisir d’un public qui n’attendait que ça puisque la majeure partie était là pour eux.
Du grand spectacle pendant une heure, SOIA quoi !

Non vraiment ce Resistance Tour 2004 n’a pas déchaîné les passions, les grosses pointures sont venus les années précédentes et ont d’autres chats à fouetter. Bref la formule est toujours intéressante mais il serait intéressant de la renouveler et/ou d’y remettre du hardcore, du vrai. Et pourquoi ne pas faire une spéciale métalcore l’an prochain ? Hein ? Non ? Bon bah tant pis.