Cela fait déjà cinq longues années que le quatuor norvégien n’a pas sorti d’album. Du coup, les fans de Vreid vont-ils retrouver ce qu’ils attendent du groupe, tout en découvrant une nouvelle fois des directions surprenantes avec The Skies Turn Black ?
Comme c’est devenu la norme pour le groupe, nous avons droit à quelques invités de choix : Espen Bakketeig (Mistur) et Agnete Kjølsrud (Djerv et déjà vu chez Dimmu borgir notamment). Bakketeig avait déjà brillé sur le solide Wild North West (2021) et il brille encore plus ici grâce à ses nombreuses nappes de claviers puissantes et parfois excentriques. Quant à la contribution de Kjølsrud sur le morceau presque gothique Loving The Dead, elle en fait l’une des meilleures chansons de l’album.
L’album commence sur une note forte avec From These Woods, l’un des morceaux les plus longs et les plus épiques du disque. Après une ouverture apaisante faite de guitares acoustiques et de passages clairs, l’assaut Black Metal se déclenche. Puis survient un nouveau changement de riff, encore plus brutal et pesant. Et puis quand on pense enfin trouver une dynamique, la chanson s’arrête brusquement pour laisser place à un passage de piano accompagné de guitares aériennes et de voix claires. Lorsqu’il se termine, on se prend un violent retour de bâton car le morceau a encore deux minutes à offrir et repart dans une attaque féroce. Un autre titre qui fonctionne de manière similaire est Smile of Hate. Celui-ci repose sur un riff simple mais terriblement efficace, dans l’esprit d’Amon Amarth, avançant d’un pas martial avant de s’effondrer dans un autre passage de piano. Cette fois, moins éthéré et plus proche des claviers et du piano de Dimmu Borgir.
Comme sur presque tous les albums de Vreid de la dernière décennie, arrive un moment où les choses deviennent étranges. Sur The Skies Turn Black, cela commence avec Kraken – issue de la bande originale du blockbuster norvégien du même nom sorti cette année. Mais, étant davantage axé sur les synthétiseurs que sur les guitares, il possède une ambiance inquiétante. Je trouve même qu’il irait parfaitement pour accompagner des niveaux du DooM original (tout revient toujours à DooM de toute façon). Ce n’est pas forcément le morceau le plus marquant, mais il constitue une introduction parfaite à Loving the Dead, car il utilise des éléments similaires.
Il y a de nombreux autres moments forts sur The Skies Turn Black, ce qui le rend franchement agréable à écouter. Le morceau qui me perd vraiment, en revanche, est Echoes Of Life. Ce n’est pas une mauvaise chanson, mais c’est un titre aux accents de Rock progressif des années 70. Bien qu’elle soit fluide et élégante, elle sonne trop rétro pour vraiment s’intégrer au reste de l’album. Heureusement, le morceau final The Earth Rumbles ravive la flamme.
The Skies Turn Black sonne plutôt bien (cette basse! *coeur avec les mains*) malgré un son globalement compressé qui lui nuit par moment. Je passe sous silence la batterie triggée à l’infinie.
Est-ce suffisant pour gâcher l’album? Oh que non. De loin le meilleur album de Vreid depuis le dernier en date. Qui était lui même au moins aussi bon que celui d’avant. Rien que ça.




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