Fool me once, shame on you.
Fool me twice, shame on me.
Il y a 3 ans, en cherchant Vektor (groupe US), je suis tombé sur tombé sur Vector (groupe de Saint-Omer). Deux salles, deux ambiances. Et pourtant la découverte fut agréable.
2026, on prend les mêmes et on recommence. Je cherche Vektor et je retombe sur Vector et je me refais avoir exactement de la même façon. En découvrant la méprise une fois le casque sur les oreilles.
Leur EP Death Of My Soul proposait un Thrash limite coreux mauvais comme la teigne mais terriblement plaisant. Comme j’aime parfois à le dire, c’est le genre de disque qui donne envie de stage dive depuis le canapé sur la table basse du salon.
Ce coup-ci, ils se fendent de 11 titres toujours dans le même veine.
Pas le temps de niaiser, Spiral Of Ants vous met dans le bain direct. Parfaitement bas du front, le titre vous met un crochet à la machoire dès la première seconde du round 1. Le plot twist inattendu est un solo plutôt subtile comparé au reste et qui a en plus le bon goût de se fondre parfaitement dans le morceau.
Bliss Through Butchery suit peu ou prou le même modèle. Ca tape deriière la rotule pour vous faire mettre un genou à terre avant de vous finir avec un direct à la tempe. Et encore une fois le solo vient se poser délicatement sur votre visage ensanglanté. Point bonus pour le « blegh » placé juste là où il faut.
Vous l’avez compris, niveau castagne, Vector sait se défendre. Cela dit, nos bagarreurs sont plus subtiles qu’ils en ont l’air. En témoigne The Carrion’s Age. Posé sur un confortable matelas de double grosse caisse, le titre propose quelques plans de guitares un peu « dissonnant ». Cela dit, même si le solo est dantesque, le vrai héros du morceau est le batteur. Ce jeu de cymbales est un pur bonheur. Varié, toujours à propos, avec une le petit coup qui va bien juste quand il faut. Chapeau bas pour la prestation.
Gears Of Creation est également un morceau de choix. Encore une fois le titre est composé de façon ingénieuse. Oui ça pète des cervicales. Mais c’est bourré de petits arrangements ici et là. Le changement de rythme pour l’enchaînement de solo est très bien amené. Mais ce qui fait que ça fonctionne vraiment bien est le sentiment d’urgence qui se dégage du titre.
Bien qu’au bout d’un moment la castagne devienne un poil usante. Vector en a conscience et parvient à injecter de petites touches uniques qui piquent votre attention. Si vous arrivez au bout des dix premiers rounds, le onzième vous gratifiera d’un final des plus réussis. On remarquera un petit arrangement emprunté à Machine Head (et alors?) et une envolée de guitares « slayeresque » du meilleur goût. L’excellente The Needle And The Scythe se concluant par un électrocardiogramme plat de circonstance. Oui on est rincé en arrivant au bout du disque. En plus de moucher rouge mais ça vous aviez compris.
Brain Collector est un solide défouloir. Extrêmement bien composé, plein de bonnes idées et magnifiquement interprété, cet album a tout pour plaire. Et pourtant il a un gros défaut selon moi: sa production.
Entendons nous bien. Elle n’est pas mauvaise à proprepement parlet et il n’est pas question ici d’avoir un son débile à la Orbit Culture ou un machin surproduit comme chez Dimmu Borgir. Juste quelque chose d’un peu moins compact et peut être un peu plus léché pour gagner en lisibilité. La musique n’en sera que plus appréciable et appréciée.
Sorti de cette histoire de production qui est la seule chose vraiment « pénalisante » selon moi. Niveau cassage de bouche et patate de forrain, qui fera mieux que Brain Collector en 2026?




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