Retour aux affaires pour le super groupe Sinsaenum avec un troisième album intitulé In Devastation.

Après le décès de Joey Jordison, emblématique batteur de Slipknot et pilier du groupe, Sinsaenum aurait pu en rester là. Mais c’est mal connaître Fred Leclerq (Kreator etc) et ses acolytes.

De l’aveu même de Fred, ce fut un album composé dans la douleur. Non seulement parce qu’il a du falloir gérer la disparition d’un membre du groupe mais aussi de proches. Il a fallu aller piocher dans d’anciennes compos pour les rafraîchir, bref un travail pénible et sans doute douloureux vu les circonstances. Mais pour quel résultat!

In Devastation est de loin l’album le plus réussi de Sinsaenum. Plus cohérent sur la durée, il sait mettre une touche de mélodie dans un torrent d’agression. Le duo Buriez / Leclerq est absolument dantesque à chaque solo. Ca va vite et c’est d’une précision redoutable.

Cela étant, celui vers lequel tous les regards se tourne est bien entendu le nouvel arrivant: André Joyzi. Batteur accompli et accessoirement ancien drum tech de Joey, il connaît la maison et semblait tout indiqué pour le poste. Le moins que l’on puisse dire est qu’il fait plus que le job. Plus sobre que son prédécesseur, il met sa technique au service de la musique et pas l’inverse. De fait, chacun de ses plans sonnent plus juste, plus à sa place.

Au global, ce qui fait qu’In Devastation fonctionne mieux qu’Echoes Of The Tortured et Repulsion For Humanity est la sincérité qui semble en découler. Fred a expliqué que pour le premier album, il voulait justifier son appartenance à la scène du métal extrême. Et que pour le second il était en colère et que rien n’allait – selon lui. Pour cet opus, aucune arrière pensée. La musique parle d’elle même – Last Goodbye.

Avec In Devastation, Sinaenum tient enfin son album « référence ». Il était temps j’ai envie de dire. Dommage qu’il ait fallu passer par autant d’épreuves.