Les dernières sorties de Bob Cummings étaient tout sauf folles. Est-ce que le grand satan serait mieux?

En effet, on ne peut pas dire que The Lunar Injection Kool Aid Eclipse Conspiracy ou The Electric Warlock Acid Witch Satanic Orgy Celebration Dispenser aient laissé des souvenirs mémorables. Correct au mieux, passable au pire, si tout le monde reste sur Hellbilly Deluxe c’est qu’il y a une raison.

Rob Zombie - The Great Satan

Il est aussi intéressant de noter que The Great Satan marque le retour de Blasko et Riggs. Deux anciens de la maison respectivement à la basse et à la guitare. Retour gagnant? En partie oui. L’album a un aspect « fan service » indéniable avec des sonorités familières ((I’m a) Rock N’ Roller), des rythmiques qui semblent sorties – vous l’aurez deviné – d’Hellbilly Deluxe. On baigne dans une vibe Indus digne de la fin des années 90.

Au delà de cet aspect nostalgique, Rob semble être revenu aux fondamentaux. Fini d’expérimenter comme il l’a fait sur ces funestes albums aux titres à rallonge. Ici on va droit au but, avec comme par exemple Heathen Day avec son riff à la Ministry qui est un hit en puissance. Comme Bob ne se refait, il cale toujours ici ou là un petit interlude offrant une référence cinématographique. C’est même parfois directement dans le titre – un indice sur votre écran: Sir Lord Acid Wolfman, une chanson qui fait par ailleurs très Marylin Manson.

The Great Satan, c’est Rob Zombie qui fait exactement ce qu’on attend de lui. Certes ça n’invente rien mais c’est fait avec malice et une énergie communicative. C’est inégal (coucou Revolution Motherfuckers) mais à la rigueur on s’en fout parce qu’on s’amuse.

Bon, maintenant on aimerait bien un concert par chez nous. JDCJDR.