Vous avez sans doute déjà vu ce meme internet de CJ (protagoniste de GTA San Andreas) où il déclare « Ah shit, here we go again ». C’est exactement le sentiment que procure l’écoute d’Hell Is A State Of Mind.
Avoir vu le groupe sur scène à Wacken l’été dernier m’a réconcilié avec eux. Mais ça c’était jusqu’à ce que j’écoute Hell Is A State Of Mind. J’en peux plus de ce groupe.
Commençons par le positif.
Techniquement, Lost Society n’a rien perdu de sa superbe. Le quatuor finlandais est irréprochable. Et si il y a bien une qualité à reconnaître à Hell Is A State Of Mind, c’est la qualité de sa production. Elle est tout simplement fabuleuse. La basse ronronne, la batterie sonne comme une batterie, les guitares sont mixées aux petits oignons, la voix est juste là où il faut. Parfait.
Voila, maintenant parlons de ce qui fâche. Qu’est-ce que c’est que ces chansons? On savait le groupe en pleine transition du Thrash vers le Métal plus mainstream. La transformation est désormais achevée. Lost society fait désormais une sorte de mix en Amaranthe, Linkin Park et Machine Gun Kelly.
Ouvrir l’album sur Afterlife où Samy s’essaie au Rap est très osé. Trop osé même mais je respecte la prise de risque. Parce qu’on se demande dans on s’embarque. Surtout quand on ensuite on enquille sur Blood Diamond bourrée d’orchestrations.
Cela étant, on touche vraiment le fond sur Synthetic. Si je peux m’accommoder des couplets, le refrain « synthetic six six » est consternant. Mais le solo est cool. Toujours ça de pris.
L’appel Du Vide est plus ou moins « ok », le reste est au mieux dispensable, au pire oublié une fois écouté.
Il n’y aurait pas le nom Lost Society sur l’album, je serais sans doute plus indulgent car cette nouvelle direction me laisse toujours ce sentiment d’immense gâchis. Ce qui m’emmerde avec cet album ce n’est pas qu’il est nul mais extrêmement décevant. Nulle doute que Lost Society touchera un nouveau public avec ce énième revirement.

L’enfer est un état d’esprit et il est pavé de bonnes intentions. Démonstration par l’exemple.




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