Audrey Horne - Pure Heavy
Audrey Horne - Pure Heavy

Audrey Horne – Pure Heavy


3/5
 

Que voila un album que j’attendais! Pensez-donc! Le successeur du génial Youngblood pointe enfin son nez! Voyons voir ce que les finlandais d’Audrey Horne nous ont réservé avec ce Pure Heavy.

Je vais de suite commencer par une mise au point, le disque n’a de heavy que le nom. Musicalement on est dans la droite ligne de Youngblood, à savoir un Hard Rock pêchu, efficace et qui fonctionne bien voir même très bien, pour ne pas dire trop bien.

Audrey Horne - Pure Heavy

En effet, sur l’album précédent, bien qu’accessible, il restait un fond résolument Rock N’ Roll lorgnant gentiment vers le Meal, à la fois spontané et rentre dedans ce qu’il faut pour lui conférer le charme qui fera son succès. Pure Heavy prend un chemin bien plus facile et direct: celui d’aciduler le tout. Comprendre par là que tout est hyper accessible même pour un non amateur de Metal, bien qu’une base Hard Rock reste la fondation même du disque – on citera des hommages appuyés (un peu trop même) à Metallica, Iron Maiden, Megadeth, Thin Lizzy, Ozzy et Kiss disséminés un peu partout dans l’album – le tout est facile à appréhender et à digérer, trop facile à vrai dire. Le côté immédiat fait qu’à court terme on écoute que ça mais qu’il y a sans doute peu de chance qu’à moyen/long terme, on revienne dessus. Où alors sur un malentendu.

De plus, Audrey Horne pousse même le vice jusqu’à se cloner sur un certain nombre de passages, certes c’est efficace mais un peu décevant venant d’eux. D’autant que ses passages interviennent dans la seconde moitié de l’album qu’on sent clairement moins inspirée comparé aux 7 redoutables premiers titres. Il est impossible de résister à l’enchaînement Wolf In My Heart, Holy Roler, Out Of The City, Volcano Girl, Tales From The Crypt, Into The Wild. Dans la seconde moitié on retiendra surtout Waiting For The Night avec son riff d’intro piqué à Hangar18 et sa rythmique empruntée à la B.O. de Flashdance.

La prod est également adoucie, plus douce, moins rugueuse, tout est fait pour appâter le chaland et le pire c’est que ça marche! C’est toujours propre et bien équilibré, belle perf’ – surtout quand on sait que c’est enregistré dans des conditions quasi live.

Un peu surpris pour ne pas dire déçu à la première écoute, j’avoue avoir du me forcer un peu pour y revenir. Mais cette patine 80’s qui dégueule de partout sur les premiers titres, le talent de compositeurs de ces 5 zozos confèrent au tout un charme indéniable et finalement on se laisse volontiers prendre au jeu. Moins frais et surprenant que Youngblood, Pure Heavy fonctionne et fonctionne même plutôt bien. Même si la seconde partie du disque peine parfois, les premiers titres sont tellement imparables qu’on n’a pas envie de résister à cette compilation de tubes hypers dansants en plus d’être bien foutus.

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1 Comment

  1. RoiAntho

    Comme souvent je suis assez d’accord avec ta façon de résumer la chose. Youngblood m’avait vraiment scotché et leur prestation au Hellfest 2013 avait fini de me convaincre de la qualité de ce groupe alors Pure Heavy me laisse un petit quelque chose d’un peu décevant. A sa décharge je ne l’ai écouté qu’une ou deux fois mais pas dans des conditions ne me permettant de vraiment « l’analyser ».
    Après, je suppose que tu as écouté les albums d’avant Youngblood et ils sont assez irrégulier sur la qualité des morceaux. Il y a une majorité de bonne chose mais parfois ils se craquent les garçons, notamment l’album Audrey Horne qui ne me fait pas le même effet que Youngblood ou Le Fol.
    En tout cas ça reste un bon groupe de live et il n’y a plus qu’à attendre Décembre

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