Gama Bomb a tendance à être une valeur sûre du Thrash metal, avec peu de points faibles dans sa discographie. Démonstration.
Cela signifie que même pour un petit EP comme Necronomicon Automaton, on peut s’attendre à y trouver de bons morceaux rapides. C’est en partie vrai, bien qu’une ambiance Heavy Metal – déjà présente sur Bats – se fasse également sentir.
C’est perceptible dès le refrain de Nunchuks!, une chanson d’ouverture qui montre que les thèmes ne sont toujours pas devenus plus. Et c’est tant mieux.
Cependant, la palette globale des Irlandais n’a pas beaucoup changé. Les riffs ont tendance à intégrer un peu plus de mélodie si on compare à d’autres groupes de la même génération comme Warbringer ou Havok, tandis que le chant sur cette sortie montre une plus grande diversité que jamais.
Un ton de chant nasillard intéressant est mis en avant sur Intror the Deceiver, et certaines de ces voix semblent clairement découler de parties jouées en lien avec les histoires racontées dans les paroles. En effet, le chant occupe largement le devant de la scène, tandis que les instrumentaux restent assez raffinés selon les standards habituels de Gama Bomb.
Necropanzer présente même des similitudes avec Judas Priest, avec un riff très fluide et harmonieux ; le palm-muting fonctionne à merveille pour transformer le motif de guitare en un véritable crochet que le chant ne parvient pas à fournir. Par moments, lz solo apporte un répondant plus intense, digne de rivaliser avec le chant – un autre point fort de Necropanzer.
Sur les récentes productions du quintette, ce style Thrash moins direct s’est montré appréciable et offre une alternative efficace à l’approche traditionnelle. Quelques ajustements pourraient encore être faits pour que les passages plus lents contiennent une quantité suffisante de refrains accrocheurs, mais on sent qu’un processus de transformation progressive est en cours dans le camp Gama Bomb.
À en juger par cet EP, on peut s’attendre à voir se poursuivre ce mélange de heavy/thrash à l’avenir.



