Aujourd’hui, c’est le jour où je vais voir une légende du Rock en concert.

Si par hasard vous ignorez qui est John Fogerty, vous connaissez sans doute au moins une des chansons de son ancien groupe Creedance Clearwater Revival. Allez sur YouTube, taper « vietnam war song » dans le champ de recherche et cliquez sur la première vidéo qui remonte. C’est bon? vous l’avez?

John Fogerty - Zenith de Paris - 26 juin 2025

John Fogerty est la voix et la guitare de CCR et du haut de ses 80 ans, le monsieur pète toujours le feu. Contrairement à son public qui est assis du fait de son grand âge. Ce qui me va bien après 4 jours de Graspop je vous l’avoue.

Gaëlle Buswel

La première parti est assurée par la parisienne Gaëlle Buswel. Seule sur scène avec sa guitare, elle va, 30 minutes durant, tenter de chauffer une salle pas encore totalement remplie et pas forcément joueuse. Avec un répertoire très Rythm’ N Blues, elle tire néanmoins sont épingle du jeu et parvient à se mettre le Zénith dans la poche.
Pas ma came mais j’aurai toujours un infini respect pour ces artistes se retrouvant seul sur scène devant quelques milliers de spectateurs. J’ai les fesses qui font bravo quand je fais une présentation en visio-conférence alors faire ça…

John Fogerty

Après 40 minutes d’un trop long changement de plateau, c’est le grand moment. Est-ce que ça va être un grand moment de gêne avec un vieux monsieur qui vit sur sa gloire passer ou bien est-ce que malgré son âge, John Fogerty va nous mettre une petite derrière la nuque?

« La question elle est vite répondue ».

La retraite n’est visiblement pas à l’ordre du jour pour le grand John. Pendant plus d’une heure trente, son orchestre et lui vont dérouler un catalogues de titres alternant classique du Rock et chansons plus personnelles. Le tout ponctué d’anecdotes comme par exemple celle sur sa guitare Rickenbacker 325 de 1969. Sa première « belle guitare » comme il l’a décrit et qu’il a customisé à l’époque pour faire comme « ces maudits anglais » en faisant allusion à Jeff Beck, Eric Clapton et Jimmy Page. La dite guitare fut son instrument de prédilection et a notamment servie à Woodstock – rien que ça. Il en fit cadeau à un jeune fan. Tout ça pour que 40 ans plus tard il la retrouve au pied du sapin de Noël pour son plus grand bonheur.

Je vous avouerai que je ne suis pas super pointu sur la disco de Creedance Clearwater Revival et que je suis venu pour entendre les classiques. Si j’en ai eu pour mon pognon (j’y viens), découvrir une partie de la disco du groupe fut un petit bonheur. Notamment Fight Fire, reprise de The Golliwogs – ancien nom de CCR, dont la création a été téléguidé par le label du groupe à l’époque qui voulait que le groupe sonne comme les Beatles.

Côté classiques, Born On The Bayou fut le premier de la liste. Certes, ce bon John n’a plus la voix de ses 20 ans mais niveau jeu, ça taquine toujours très fort à la guitare. Ont ensuite suivi Keep On Chooglin’, celle que tout le monde attendait mais que personne n’a reconnu (sauf bibi) jusqu’à ce que sonne son riff iconique: Fortunate Son. Et en rappel, on vous met le fromage et le dessert avec Bad Moon Rising et Proud Mary.

Si on chipote, il manquait peut-être Suzie Q à l’appel. Mais en vrai, on s’en fout. Et royalement même. Voir John Fogerty s’éclater sur scène à 80 ans, avec 2 de ses fils et un orchestre de bestiaux (batteur, bassiste, clavier, saxophoniste des animaux je vous dis) fut un immense plaisir.

Au final, j’ai passé tout le concert debout a tapé du pied. RIP le dos.