2018 C’était mieux avant

Vous connaissez la chanson!
Nous sommes le 31 décembre, nous passons en revue l’année écoulée. En toute objectivité bien entendu.

Le big boss

En 2018, celui qui met la peignée à tout le monde et de très très loin est français. Il s’agit, vous l’aurez deviné, de Carpenter Brut.

Le bonhomme réussit le combo parfait cette année avec un album démentiel et des prestations lives du même tonneau.
Pour celles et ceux qui l’ont manqué, je vous renvoie à l’interview que le monsieur m’a accordé début octobre.

T’as raté ta vie si tu ne les as pas écouté

Au sommet de la pyramide je place donc le monstrueux Leather Teeth de Carpenter Brut devant la concurrence qui a pourtant mis la barre très haute cette année.
Comme j’entends déjà les grincheux dire « c’est pas du Metal » et malgré le fait que j’ai juste envie de répondre « ET ALORS? », voici les albums de Metal qu’il ne fallait pas louper cette année!

Du coup, quel est le meilleur album de Metal de 2018?
Tout simplement Battlefields of Asura de Chthonic. On l’aura attendu longtemps mais ça en valait la peine tellement il est exceptionnel.

Quant « au reste » des albums haut de gamme de l’année:
– Audrey Horne – Blackout
– Barren Earth – Complex Of Cages
– Judas Priest – Firepower
– Deafheaven – Ordinary Corrupt Human Love
– Craft – White Noise & Black Metal
– Behemoth – I Love You At Your Darkest
– The Project Hate MCMXCIX – Death Ritual Covenant
– Xavlegbmaofffassssitimiwoamndutroabcwapwaeiippohfffx – Gore 2.0
– Kalmah – Palo
– Bloodbath – The Arrow Of Satan Is Drawn
– Immortal – Nothern Chaos God
– The Elite – Total Destruction (chronique le 8 janvier)
– Drudkh – Їм часто сниться капіж

Ouais rien que ça.
2018 est une année exceptionnelle et ça fait vraiment plaisir.

A ce stade, ce n’est plus un accident industriel, c’est Tchernobyl et Fukushima à la fois

Le plus monumental ratage de l’année est donc à mettre au crédit de Machine Head avec Catharsis. Un plantage cataclysmique que rien ne saurait sauvé. La prise de risque est à saluer mais le résultat est un album bancal, qui part dans tous les sens et oscille entre malaise et auto-plagiat.

Toujours au rayon ratage, on trouve également Dimmu Borgir avec Eonian et pour sensiblement les mêmes raisons. Je dois cependant confesser qu’avec le temps, il me paraît moins mauvais que lors des premiers passages. A ranger dans la catégorie des plaisirs coupables – on ne se refait pas.
Petite mention pour Rise Of The Northstar qui s’est perdu dans les méandres du Nu Metal cheapos avec son second album.

Jérôme, tu vas moucher rouge!

Soyons clair, cette année il y a eu quelques concerts dont je suis reparti avec les fesses rouges et le nez sanguinolent.
Le premier c’est bien entendu Carpenter Brut qui après avoir mis une déculottée XXL à l’Olympia se permet de remettre le couvert au Hellfest avec rien de moins que la plus grande prestation live de l’année. Un master cassage de fion dans les règles de l’art.

Toujours au Hellfest, ce sont Demolition Hammer et Exodus qui ont mis un K.O. technique à l’assistance avec des sets équivalents à 15 rounds contre Tyson. OUCH.
Enfin pour conclure, encore au Hellfest, Deftones a déboîté la Mainstage. Pourquoi? Juste PARCE QUE.

Cette année j’ai aussi beaucoup aimé Watain, Audrey Horne et Ghost qui, malgré leur statut de valeur sûre en live, ne se reposent pas sur leurs lauriers.

Le trou d’air

Pas mauvais mais pas au niveau où je les attendais, Ghost et Turmion Kätilöt sont clairement les 2 groupes qui m’ont déçu. Prequelle et Universal Satan sont bons mais quand on est habitué à l’exceptionnel, bon ça ne suffit pas. Néanmoins Ghost a quand même réussi à caler 2 hits absolus sur son disque (Rats et Dance Macabre), quant aux finlandais Faster Than God me fera sans doute tenir jusqu’à l’album suivant.

Et dans le registre pétard mouillé, je voudrais la rencontre en Ghost et Carpenter Brut. Le remix de Dance Macabre du poitevin ne m’a pas convaincu, loin s’en faut.

On ne les a pas vu venir

Venu de la lointaine Nouvelle-Zélande, les bébés d’Alien Weaponry sont pour moi la sensation de l’année. Sans forcément faire dans l’ultra original, les kiwis allient la fougue et la fraîcheur de la jeunesse à des prestations live de haute volée. Ils compensent sur scène les quelques faiblesse de leur album.
Un groupe à suivre.

Et 2017 alors?

Que reste-t-il de 2017 dans ma playlist? Body Count et Turmion Kätilöt pardi!