Morbid Angel – Kingdoms Disdained

Bring The Noise vous annonce aujourd’hui qu’il n’y aura pas de chronique du dernier album de Morbid Angel.

En effet, ce dernier n’ayant pas eu un mot de ses parents pour sortir tout seul, nous n’avons pas été en mesure de l’approcher pour entendre ce qu’il avait à dire.

Blague à part, Morbid Angel est de retour avec un line-up remanié. On retrouve l’indétrônable Trey Azagthoth à la guitare, accompagné par Steve Tucker qui effectue son grand retour à la basse et surtout au chant. Autour de ce duo anthologique, nous trouvons Scott Fuller à la batterie et Dan Vadim Von à la seconde guitare.

Pour faire court, on oublie Ilud Divinum machin truc et on revient aux fondamentaux. Du gros Death: brutal, massif, teigneux, qui casse des gueules en prenant bien soin de faire en sorte que personne n’ait envie de venir poser des questions ensuite. Il ne suffira que de quelques secondes à Scott Fuller sur Piles Of Little Arms pour vous faire comprendre de quoi il retourne.
En fait la vraie grosse surprise du disque ne vient pas de ce retour aux fondamentaux que beaucoup attendent et qui va les ravir. Non pour moi la vraie surprise ici est la production du disque. Signée Erik Rutan (un ancien de la maison), il a su donner au tout un son à la fois rugueux et organique. Exit les toms de batterie qui sonnent comme du plastique, la batterie a un son ultra nature et ultra massif. Les guitares et la basse sont sales et abrasives mais juste ce qu’il faut. Plus que dans les morceaux, c’est dans cet aspect que Morbid Angel marque des gros points avec Kingdoms Disdained.
Pour le coup, l’artwork résume très bien l’ambiance régnant sur le disque. L’album est une sorte d’hymne à la fin du monde où tout. Un morceau comme D.E.A.D. qui est aussi destructuré que dissonant a une fâcheuse tendance à mettre mal à l’aise. The Pilars Crumbling, moins violent mais tout aussi torturé prend une voie différente pour arriver à un résultat similaire. Il bien aidé en cela par un solo venu d’ailleurs qui met fin à une séance de torture tellement jouissive qu’on retournerait bien se faire cisailler les cages à miel. Franchement, Declaring New Law (Secret Hell) quelle putain de merveille!

J’avais préparé une chro totalement en mode trollol suite aux déboires du groupe avec ces histoires de passeport (cf plus bas). Je me retrouve bien con car je ne m’attendais pas à ce que Morbid Angel me mette une telle fessée.
Par contre je vais prendre un malin plaisir à remettre un peu de napalm sur le feu: Steve Tucker > David Vincent.