2019, c’était mieux avant

Quand soudain, vous quittez votre réveillon de nouvel an pour vous jeter sur votre téléphone/ordinateur pour lire le bilan de l’année 2019 sur Bring The Noise!!!
Non je déconne, même moi je ne le ferai pas.

Call me dady

Quand soudain, sans prévenir personne, Cattle Decapitation « a tué le game » avec Death Atlas. 55 minutes de pure haine sans une seconde de relâchement. Voila notre album de l’année. Pas la peine de discuter sinon ils vont se foutre en pétard en sortir un autre encore plus énervé.

On les attendait, ils n’ont pas déçu

Soilwork – Verkligheten
Du très grand Soilwork. Comme quoi il y a encore un groupe en Suède qui sait faire du Death mélo de haute volée – pas comme l’autre dont on va parler plus bas dans l’article.

Gaahl’s Wyrd – GastiR – Ghosts Invited
Gaahl aura pris sont temps mais l’attente était justifiée.

Fleshgod Apocalypse – Veleno
Après quelques années compliquées entre vol de matos et changement de line-up, nos italiens sont de retour au sommet de leur art.

Батюшка – Панихида
Malgré les déboires juridiques autour du groupe et de ses différentes itérations, la version Drabikowksi de Batushka se fend d’un album de haute volée.

Insomnium – Heart Like A Grave
L’autre album de Death mélodique de 2019. Encore une merveille venue de Finlande.

J’aurais pas mis un kopeck dessus et pourtant

King 810 – Suicide King
Cru et direct, Suicide King sent la poudre. Une merveille de descente aux enfers urbaines à l’atmosphère irrespirable.

Beast In Black – From Hell With Love (lol)
L’improbable coup de coeur Heavy Metal. A la fois cliché, drôle, insupportable et totalement génial. Le plaisir coupable idéal.

Trollheims Grott – Aligned with the True Death
Du Black industriel made in Finland. Ca sent bon la fin du monde. Mortel.

Nоrdjеvеl – Nесrоgеnеsis
Pas fin pour deux sous, Nordjevel c’est du Black norvégien basique dont le seul but dans la vie est de vous casser la gueule. Ce qu’il fait parfaitement.

Dragonforce – Extreme Power Metal
Aucune explication rationnelle à donner sur pourquoi j’aime ce disque. Mais bordel quel pied.

The Agonist – Orphans
Le disque amour/haine de 2019. Aussi compliqué que fascinant, ce qui lui donne un charme inexplicable mais fort agréable.

Slipknot – We Are Not Your Kind
D’eux, j’attendais plus rien. Ils m’ont bien rendu cette défiance à leur égard avec un album solide qui revient aux fondamentaux et qui contient quelques perles (Solway Firth, Unsainted et surtout Nero Forte).

Les pétards mouillés

Abbath – Outstrider
Notre guignol norvégien n’en finit plus de tourner en rond. Outstrider ne fait que le confirmer.

Devin Townsend – Empath
Plus le temps passe, plus nos chemins se séparent entre Devin et moi. Empath agrandit encore le fossé.

Maître Kéba, marabout à Barbès, avait prédit que se serait une bouse

In Flames – I, The Mask
J’ai la sensation qu’à chaque nouvel album d’In Flames, Anders et Jesper déterre le cadavre du groupe, lui font subir les pires outrages avant de le remettre dans son cercueil en attendant la prochaine exhumation.
Trve Death Metal Attitude.

Ils ont fait pire qu’In Flames

Bring Me The Horizon – Amo
On dit souvent qu’il faut toucher le fond pour pouvoir rebondir. Cependant il arrive que parfois dans le vie, on aille au delà du fond. Dans ce cas on fait une « Bring Me The Horizon « .

L’épreuve de la scène

Alice In Chains à l’Olympia.
Je n’ai tout simplement rien vu de mieux cette année à tous les niveaux. Aussi sublime visuellement que sur le plan auditif. Deux heures absolument fabuleuses avec une setlist extraordinaire, un groupe qui marché sur l’eau toute la soirée et surtout la chanson ultime d’Alice In Chains au menu: Got Me Wrong.

Machine et son set Burn My Eyes.
Si Alice In Chains n’avait pas fait ce concert exceptionnel, Machine Head aurait eu le premier prix pour son set spécial anniversaire. En terme de puissance de feu et d’intensité, ce fut incroyable. Mention spéciale à Kris Kontos pour sa prestation hallucinante.
Si seulement Machine Head avait pu gardé le line-up original…

Les surprises/coups de coeur

Bloodywood
Du Métal sauce indienne avec de gros riff, quelques percus tradi et une énergie débordante. Sur scène on n’est pas volé, à voir ce que ça donnera en studio sur la durée d’un album.

Zuriaake
Clairement une des découvertes de l’année en terme de Métal extrême. Sur un Black Metal somme toute classique, les chinois collent des ambiances très couleurs locales et parviennent en live à habiller le tout de lumières somptueuses qui donnent au tout une touche unique. Magnifique.

Les survivants

Parmi la pléthore d’excellentes sorties de 2018, ne tourne encore régulièrement que… Carpenter Brut. Quelle surprise. Audrey Horne et Chthonic font quelques apparitions ponctuelles ainsi que Uada. Surtout le dimanche en faisant la cuisine ou le ménage. Allez savoir pourquoi.