Lindemann – F & M

Quatre ans un premier opus assez convenu, Till Lindemann profite d’une pause de son « autre groupe » pour ressortir du placard le projet qui porte son nom. Toujours en duo avec le copain Peter.

Quoi de neuf chez les Lindemann/Tägtgren? Si vous pensez que la réponse est la même qu’à la question fondamentale : « qu’est-ce qu’il y connaît aux femmes, Rick Hunter? » Passez votre chemin.

Grossièrement, c’est toujours le mec de Rammstein qui chante sur du PAIN. A ceci près que contrairement au premier album du projet, la musique est un peu plus inspirée. Certes ce serait du PAIN facile mais ça reste mieux que ce que le groupe a pu proposé sur ces 2 derniers albums – je parle toujours de PAIN. Mais F & M prend un tournant inattendu au bout de quelques titres pour sortir de l’apparente facilité induite par les premières pistes.
Si l’on s’en tient strictement à la partie « Metal », nos 2 lascars proposent quelque chose d’un peu plus abouti que sur le premier album de Lindemann. Aussi bien le chant que les arrangements qui l’accompagnent proposent des moments très accrocheurs sur lesquels on a envie de revenir (notamment Knebel ou Frau & Mann). Cependant il y a aussi quelques moments venus d’ailleurs. Schlaf ein ou Wer weiß das schon par exemple – piano, cordes et Till. Autre moment venu d’ailleurs, Ach so gern. A mi chemin entre le tango et la rumpapa (pas la peine de me remercier). Visiblement on ne se prend pas trop au sérieux. Ensuite retour aux guitares et aux claviers. Mais au lieu de nous refaire du PAIN comme sur les premiers titres, on part sur quelque chose de plus léger, parfois popisant avec des arrangements limite eurodance (Platz Eins). Et encore une fois ça tape juste. Les 2 titres supplémentaires de l’édition spéciale sont: Mathematik (qui ne casse pas des briques) et le remix « façon PAIN » d’Ach so gern – du coup ce n’est plus trop le même délire mais c’est tout aussi bien.

Comme pour le premier, je n’attendais rien de F & M, la surprise n’en est donc que meilleure. Sans être un palliatif à l’absence de « vrai album » PAIN, j’ai ma dose de tägtgreneries jusqu’au prochain.
Blague à part, ce nouveau chapitre de la collaboration Lindemann/Tägtgren est bien plus réussi que le premier. Ce qui me fait d’autant plus regretter de pas avoir de place pour la date parisienne de 2020.