Contrairement à d’autres groupes, je n’attends pas vraiment chaque nouvelle livraison de Killswitch Engage, pas que je n’aime pas, mais je me régale tellement de chacun de leurs albums que quand un nouveau arrive je me dis « ha tiens déjà ». Celui-là n’a pas fait exception à la règle et le moins que l‘on puisse dire, c’est qu’Adam, Howard, Mike et les autres ne se moquent pas vraiment de nous quand ils font un nouvel album.

Killswitch Engage - As Daylight Dies

Si leur précédent opus ne montrait que peu d’évolution par rapport à l’excellentissime Alive Or Just Breathing, il permettait au moins à Howard de s’intégrer dans le processus créatif de la machine KSE. Aujourd’hui que tout ce petit monde est réglé comme du papier à musique, le groupe nous revient avec un parti pris pour le moins surprenant… ou du moins que l’on aurait sans doute attendu de leur part.
L’évolution se fait principalement sur le mélange du son et du style typique de KSE avec des touches quelques progressives qui ne sont pas sans rappeller des groupes comme Oceansize par exemple. Cela se remarque notamment par l’utilisation de nappes de guitares et de passage avec des harmonies bien particulières (The Arms Of Sorrow).
A noter aussi, un plus grand nombre de passage en chant clair dans lesquels Howard montre toute la maîtrise qu’il a de sa voix. Il réussit à la perfection ce que nombre de chanteurs pennent à réaliser.
Cependant, chassez le naturel il revient au galop, on retrouve toujours ce qui fait que KSE est KSE. Des riffs monstrueux, des enchaînement dantesque qui montrent toute la maîtrise que les musiciens ont de leur sujet. Certains passages en arpège sont un vrai régal et Adam en remet en plus une couche en assurant les chœurs avec un chant hurlé hallucinant.
Le tout est bien entendu soutenu par un prod signée comme il se doit Adam D. Non content de composer la majeure partie des albums, de les jouer, d’y chanter, il produit en plus le tout et achève de donner toute sa personnalité et sa puissance au groupe.

Encore une tuerie signée KSE… une de plus si j’ose dire.
Rien, non il n’y a vraiment rien à jeter dans ce disque. A acheter les yeux fermés et à aller voir en concert à la première occasion.