Cattle Decapitation – Death Atlas

Voici venu le temps
Des rires et des chants
Dans l’Ile aux enfants
C’est tous les jours le printemps
C’est le pays joyeux
Des enfants heureux
Des monstres gentils
Oui, c’est un paradis

Je me suis dit que les paroles du générique de l’ïle Aux Enfants (oui c’est une référence de daron) serait de fort bon aloi pour ce qui va suivre. En effet, absolument rien ne vous préparz à la violence que Cattle Decapitation fait déferlé sur celui qui s’aventure à la découverte de Death Atlas. L’album précédent était un bon indice mais là on est encore un cran au-dessus.

Ultra violence ne rimant pas toujours avec qualité, Cattle Decap apporte avec Death Atlas l’éclatante preuve que 55 minutes de Metal extrême sans trop de répit autre peuvent être d’une incroyable qualité.
Inutile de faire durée le suspense, vous êtes ici en présence de l’album de l’année tellement il pulvérise la concurrence au propre comme au figuré.
L’ambiance de fin du monde constamment renouvelée qui règne sur le disque est magique. On y est, ça sent la mort à chaque titre, on se sent comme une proie traquée qui sait qu’elle n’en a plus pour longtemps. Illustration avec The Great Dying et The Great Dying II, chefs d’oeuvre d’interlude qui font froid dans le dos que One Day Closer To The End Of The World met magnifiquement en musique. Je reste cependant scotché par Bring Back The Plague, Chrome et The Geocide qui sont de mon point de vue les plus réussies de l’album – bien qu’il n’y ait rien à jeter, ces trois là sont encore un cran au-dessus du reste. With All Disrespect propose une variation rythmique intéressante avec son faux air de mid tempo et surtout cette ambiance donnée par le chant de Travis.

Rien à redire non plus sur la prestation du groupe.
Travis Ryan marche sur l’eau à chaque titre avec des variations de chant aussi efficaces qui judicieusement placées. Dave McGraw, maître artilleur en chef sort une prestation à la batterie complètement foldingue. A se demander si le gars n’a pas une paire de jambes en plus tellement sa double dynamite tout ce qu’elle touche à la moindre entrée en action (Absolute Destitute oskouuuur). Je vous rassure, il n’est pas manchot non plus, ses roulements de toms et autres changements de rythme sont tout aussi ahurissant. Le duo Elmore/Dimuzio s’assure que la « riffitude » en impose avec un son aussi massif que dérangeant – With All Disrepect. Reste le dernier arrivant, Olivier Pinard, dont la basse peine malheureusement à se faire entendre dans un mix où la batterie détruit tout ce qu’elle touche et où l’accordage des guitares est très bas. Si il y a bien un reproche à faire à ce disque c’est celui-là. En plus de celui d’une prod un poil trop synthétique mais c’est plus pour la forme qu’autre chose.

Je nierai catégoriquement toute affirmation disant que la première écoute m’a tellement laissé sur le cul que je l’ai réécouté 4 fois de suite pour bien me convaincre de ce que j’avais entendu.
Si vous êtes en manque d’ultra violence, Death Atlas est là pour vous. Rien à jeter, un disque énorme où chaque titre fait mouche et où on se sent coupable si on saute une chanson.
F A B U L E U X