Nineteen ninety nine mothafucka’s!

C’est l’heure de notre voyage annuel dans le temps! Retour 20 ans en arrière pour voir vite fait ce qui se passait/sortait de beau et de moins beau en l’an de grace 1999.

Comme le veut la tradition, commençons par une petite revue de presse politico/socialo/culturelle mondiale.


Ca commence très fort dès le premier janvier avec la naissance de l’Euro, future monnaie unique de certains pays européens. Tandis que Bill Gates devient l’homme le plus riche du monde, un gamin fait un carnage devenu tristement célèbre à Littleton dans le Colorado (c’était la faute Marilyn Manson soit disant). le 1er juin, Napster voit le jour, le monde de la musique ne le sait pas encore mais grace/à de ce service, la révolution du numérique vient de débuter. Les îles Kiribati, Nauru et Tonga rejoignent l’ONU (info capitale).
Du côté des peoples, beaucoup de naissance mais personne de connus. Par contre niveau décès, là ça pique un peu plus. Le génial Michel Petrucciani décède le 6 janvier, le 8 mars c’est Joe DiMaggio – légende du baseball – qui part. Le 2 juillet, Mario Puzo – auteur du Parrain – meurt suivi quelques jours plus tard par John Kennedy Jr et Gar Samuelson alors batteur de Megadeth. Enfin pour en finir une fois pour toute avec les décès, Wilt Chamberlain – autre légende du sport US – meurt le 12 octobre suivi quelques semaines plus tard par Desmond Llewelyn, impayable Q dans James Bond.
Niveau musique, en 99 il fallait retenir le Slim Shady EP d’Eminem, Windowlicker d’Aphex Twin, Supernatural de Santana ainsi que Baby One More Time de qui vous savez. Enfin le DJ finlandais Darude faisait groover le monde avec Sandstorm.


Pour finir, au cinéma il ne fallait pas louper Keanu Reeves dans Matrix, Jar Jar Binks dans la Menace Phantom, Eric Cartman dans South Park: le film, Brad Norton et Edward Pitt dans Fight Club et Will Smith au far west dans le nanar à gros budget Wild Wild West.

Formation / Reformation / Déformation

1999 verra la naissance de quelques groupes sympathiques qui sévissent encore aujourd’hui: A Perfect Circle, Mastodon, Sabaton, Bloodbath, Dragonforce, Kalmah, Killswitch Engage ou encore Trivium.
Côté divorce, on retient surtout la séparation de Death. Et niveau reformation il faut regarder du côté de Destruction et Skid Row.
Dans la rubrique ‘people’ signalons que Tommy Lee quitte Mötley Crüe, que Bruce Dickinson revient au bercail avec Adrian Smith dans ses valises et que Vortex et Nick Barker débarquent chez Dimmu Borgir

The Big Hits

C’est à ce moment là de la lecture qu’on prend un petit coup de vieux.
Cette année, retour de la « célèbre » séparation par continent pour la liste (non exhaustives) des sorties les plus marquantes!

En pleine vague Nu Metal, les USA noient le marché sous les sorties car tout le monde veut sa part du gâteau.

Korn confirme encore et encore avec Issues, Limp Bizkit prend la route qui fera sa gloire avec Significant Other, les groupes de seconde division sont partout. Parfois pour le meilleur comme Static-X et son très bon Wisconsin Death Trip, souvent pour faire dans le milieu de gamme comme P.O.D. avec The Fundamental Elements of Southtown, Powerman 5000 avec Tonight the Stars Revolt! ou Coal Chamber avec Chamber Music. Mais il y a aussi le pire comme Spit de Kittie ou Crazy Town avec The Gift of Game – personne n’était prêt pour ça.

« T’es mon papillon, sucre, bébé! » – best refrain ever

Cependant en 1999 se sera Slipknot qui emportera le gros lot avec un premier album légendaire.

Hors Nu Metal, la scène US n’est pas en reste.
Metallica continue de dérouter avec son S&M (live), Alice in Chains revient d’entre les morts avec la meilleure box de tous les temps: Music Bank et Nine Inch Nails sort enfin un nouvel album intitulé The Fragile.

Dans la famille zéro prise de risque, je demande Dream Theater et son Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory et Cannibal Corpse avec Bloodthirst. On peut aussi ajouter Suicidal Tendencies et Freedumb.

Parmi ceux qui réussissent bien voir très, il y a Type O Negative avec World Coming Down et surtout Rage Against the Machine qui se refait une virginité avec le génial The Battle of Los Angeles.

Cependant, l’année n’aura pas été non plus tendre avec certains. C’est pourquoi je vous propose une minute de silence en mémoire de ces 3 accidents industriels.
Qu’elle est loin l’époque où Biohazard régnait sur le monde et New World Disorder n’est qu’un pas de plus vers la longue descente aux enfers qui attend le groupe.
Megadave a tenté, Megadeth s’est planté. Le Risk n’a pas payé.
Enfin la palme de l’album putassier et opportuniste revient à Machine Head et son The Burning Red. OSKOUR.

En revanche, du côté de la vieille Europe, il n’y a pas eu grand chose à jeter. Amon Amarth en est déjà à 2 albums avec The Avenger tandis qu’Arch Enemy passe la 3ème grâce à Burning Bridges. Cradle of Filth sort un EP From the Cradle to Enslave de fort belle facture tandis que Rammstein sort « ZE LIVE » avec son Live Aus Berlin.

Opeth prépare le terrain pour son futur chef d’oeuvre avec le néanmoins excellent Still Life.
Côté Black Metal, Dimmu Borgir affine le style maison sur Spiritual Black Dimensions, Emperor continue à expérimenter avec IX Equilibrium tandis qu’Immortal à trouver sa voie avec At the Heart of Winter. C’est cependant Marduk qui marque les esprits avec Panzer Division Marduk.

Dans la famille Death Metal, rappelez-vous qu’à une époque In Flames en a fait. ET DU TRES BON de surcroît avec le génial Colony. En Polonie, Behemoth confirme son statut avec le délicieux Satanica et Children of Bodom confirme avec Hatebreeder. Néanmoins, c’est pour moi le très discuté Projector de Dark Tranquility qui emporte la palme en « scandinaveries » cette année-là.

Pour votre culture…

Nous avons parlé des sorties fêtant leur 20ème anniversaire en 2019. Mais si on regarde un peu plus loin (ou plus près), d’autres disques passent aussi un cap symbolique cette année.
Ils ont 10 ans: Wrath de Lamb Of God, Crack The Skye de Mastodon, World Painted Blood de Slayer, Feel the Steel de Steel Panther, Addicted de Devin Townsend, Dethalbum II de Dethklok, All Shall Fall d’Immortal, Liebe Ist Für Alle Da de Drammstein.
Ils ont 15 ans: Vol.3 de Slipknot, Ashes Of The Wake de Lamb Of God, The End Of Heartache de Kilswwitch Engage, New Found Power de Damage Plan.
Ils ont 25 ans: Far Beyond Driven de Pantera, KoRn de KoRn, Burn My Eyes de Machine Head, De Misteris Dom Satanas de Mayhem, Superunkown de Soundgarden, Youthanasia de Megadeth.
Ils ont 30 ans: Symphonies Of Sickness de Carcass, Beneath The Remains de Sepultura, Altar Of Madness de Morbid Angel, Slowly We Rot d’Obituary, Practice What You Preach de Testament, The Real Thing de Faith No More.
Oui ça pique.

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