Wacken Open Air 2017

Vous connaissez la chanson, on dit qu’on n’y va pas et puis finalement on se dit qu’on irait bien et puis on finit par y aller au prétexte de revoir des potes sur place.
Tous les prétextes sont bons pour aller à Wacken.

Point de raide solitaire cette année mais un voyage en petit comité pour un retour au royaume du Heavy, de la boue et des rencontres improbables – et ça comme l’an dernier croyez moi il y en a eu.

Comme cela semble être devenu une habitude, il a fait un temps immonde les jours précédents le festival, transformant ainsi le site et le camping en champs de boue. Certes les travaux de drainage sur le site ont porté leurs fruits dans le sens où il n’y a pas eu de marres de boues géantes mais ça devient usant/pénible de patauger dans 15 centimètres de boue pendant 4 jours. Et je vous épargne l’épisode de la presque inondation de la tente lors d’un orage surprise. Tente qu’il a d’ailleurs fallu déplacer pour éviter qu’elle ne se transforme en pédiluve géant.

Mercredi – 2 août

A côté de ça, la « vraie » nouveauté cette année – en fait une tendance depuis 2/3 ans, c’est de commencer à faire jouer des groupes dès le mercredi soir pour occuper la plèbe. Et pour le coup, le programme n’est pas dégueu loin s’en faut. J’ajouterai aussi que contrairement à l’an dernier, l’accès au chapiteau fut ultra facile grâce à un remaniement des consignes de sécurité, certes elles sont plus strictes mais pour l’accès au site ça fluidifie à mort (quelle joie de ne pas à avoir à ouvrir son sac à dos à chaque passage – vive la bâche jaune fluo « WOA MEDIA »).

Flotsam & Jetsam
Pour commencer ce Wacken: une curiosité. Je ne connais ce groupe que de nom et parce qu’un certain Jason Newsted en a fait parti il y a fort fort longtemps. C’est donc peu de dire que je n’en attendais rien et que la surprise face à l’efficacité du groupe n’en fut que meilleure. Alors certes, ils n’ont pas inventé la poudre mais ils en maîtrisent parfaitement l’utilisation et c’est tout ce qu’on leur demande. Une bien belle prestation.

Ugly Kid Joe
Copie carbone du set du Hellfest. Comme je le disais dans mon report du festival clissonnais, c’est archi rôdé, archi convenu et archi efficace.
Et il y a toujours Funky Fresh Country Club dans la setlist et ça ça n’a pas de prix (pour moi).

Annihilator
Le petit bonus du jour qui s’est fait un poil désiré (20 minutes de retard quand même).
Un peu comme Ugly Kid Joe, quand on a vu Annihilator une fois, on connaît la musique. La seule nouveauté étant le nouveau line-up avec un Jeff Waters au four (chant) et au moulin (guitare lead). Il s’est entouré de 3 petits jeunes qui assurent mais qui ne lui feront pas d’ombre.
J’ai tenu 3 morceaux et je suis parti en direction du camping pour retrouver mes camarades roumains de l’an dernier auxquels c’étaient joint un gang de lituaniens très sympa. Ca se terminera au petit matin avec une conversation sur les théories du complot autour du 11 septembre que nos voisins israéliens seront venus alimentés. C’est aussi ça Wacken: de la géopolitique de camping.

Jeudi – 3 août

Le jeudi est censé être la journée « light », sauf que cette année il y a plein de choses à voir. Je prendrais malgré tout le parti de zapper Aborted et Mayhem, le premier par manque d’envie et le second… pour la même raison.

Ross The Boss
On commence la journée avec cette vaste pantalonnade qu’est Ross The Boss. Déjà rien que le nom en dit long. Ancien de Manowar, le mec fait sa carrière solo en jouant tous les titres de Manowar auxquels il a contribué.
Donc à défaut d’avoir le vrai Manowar, Wacken se paie la version bas de gamme. Certes il y a un peu de monde mais c’est plus par défaut car rien d’autres ne joue que par réelle conviction. Dramatique.

Witchery
Heu j’avais vraiment envie de les voir, ça ne m’empêchera pas d’arriver à un poil en retard et de voir que du line-up d’origine il ne reste plus personne, du moins dans la version live.
Le nouveau chanteur a le coffre mais pas forcément le charisme qui va avec, reste le répertoire du groupe qui sauve les meubles et fait montre d’une certaine efficacité. J’ai eu l’impression de voir un groupe encore en rodage pour ce qui est du live.
Relative déception.

Brujeria
Ca c’est juste pour le zizir. Il n’y a rien de nouveau à attendre si ce n’est de passer un excellent moment. Guess what? C’est exactement ce qui c’est passé! Les mecs ont tout défoncé! En fait ils ont tellement tout ruiné qu’ils se sont fait sortir de scène parce que ça traînait un peu trop en longueur sur la fin! En dehors de ça, zéro surprise, ça avoine, ça débite de la merde et c’est Shane Embury qui était à la basse en lieu et place de Jeff Walker (Napalm Death jouant juste après – ceci expliquant cela).
HEEEEEEEEEEEEEEEEY MARIJUANA! AÏ!

Batushka
Ce groupe de Black polonais m’a été vendu par ma chère et tendre comme une expérience musicale qui vaut le déplacement. Elle a fichtrement raison!
Tous avec le visage dissimulé par une capuche, 3 types aux choeurs, 2 guitaristes lourdement armés de 8 cordes, un bassiste pieds nus au fond de la scène et en ça envoie un Black ésotérique ultra prenant. Le groupe a cette capacité à vous embarquer dans son trip même sans connaître un seul morceau du répertoire. Ca doit être encore plus démentiel dans un cadre intimiste.
Malheureusement pour eux ils se feront eux aussi sortir de scène par les régisseurs, non pas parce qu’ils ont traîné sur scène mais pour compenser le retard pris par Brujeria. Le rideau s’est fermé alors que ça jouait encore. Moyen comme façon de faire.

Après ça retour au camp et dodo « tôt » (il n’était qu’1h30 du matin) parce que je n’ai plus 20 ans.

Vendredi – 4 août

La météo annonçant un orage qui n’est (heureusement) jamais venu, je suis resté à la tente par acquis de conscience, du coup Warrant est passé à la trappe. Mais je le vis bien. ASP subira la même sort en fin de journée car mes pieds ont dit « stop ».

Clawfinger
C’est toujours un plaisir de (re)voir Clawfinger sur scène car on passe toujours un bon moment et ce concert de début d’après-midi ne dérogera pas à la règle. Pas avare en bons mots, les mecs assureront un set court mais ultra efficace et pas avare non plus en classiques et autres hits en puissance avec un p’tit combo de l’amour pour finir une prestation haute en couleur (The Truth/Do What I Say). Y’a bon!

Skull Fist
C’est sur les conseils (pas forcément toujours avisés) de ma très chère sœur que je suis allé voir Skull Fist. Bien que ce ne soit pas ma came, c’est ultra catchy, fun et efficace. Après il faut aimer le Heavy à la papa mais globalement ça s’écoute sans problème, un verre à la main avec des potes à côté pour faire les cons. Et ça marche!

Dog Eat Dog
C’est en mode revival que je vais voir ce groupe qui a bercé mes années collège. Le temps de traverser l’infini pour arriver et le set est déjà commencé. Heureusement je n’ai loupé aucun des classiques (Rocky, No Fronts, Who’s Da King). Il n’y a pas à dire, même 20 ans après, c’est toujours aussi efficace. Le groupe fera prendre à son set un tournant beaucoup plus Hip Hop avec le batteur qui viendra rapper sur le devant de la scène. Là du coup la machine a moins bien fonctionné, de même lorsqu’ils ont joué un nouveau titre bien trop orienté Hip Hop pour convaincre. D’autant que ce diable de John Connor (aucun lien) est bavard.
Bref c’était bien tant qu’on restait dans les sentiers battus.

Une fois n’est pas coutume, j’accompagne mon compère roumain pour les résultats du Metal Battle – le tremplin organisé par Wacken auquel participe des groupes de 28 pays et où les vainqueurs repartent avec un chèque et du matos.
Après nous avoir bien fait mariner, les résultats tombent! Les français de Stengah termine cinquième! L’Islande et les Pays-Bas sont respectivement quatrième et troisième, le groupe roumain E-An-Na arrache la seconde place et c’est dans un torrent de larmes de joie que le groupe mexicain termine premier. Superbe ambiance et ça fait vraiment plaisir de voir des p’tits jeunes heureux comme ça.

Paradise Lost
Pendant que Trivium s’exciste (un peu) sur une des grandes scènes, je m’arrête voir Paradise Lost. La chose qui m’a frappé c’est la différence d’attitude du groupe depuis la première fois que je les ai vu ici même il y a quelques années. Les mecs sont transfigurés, content d’être là et ça se ressent dans la musique. Quelle patate. J’ai aussi la sensation que le passage de Nick Holmes dans Bloodbath lui a fait le plus grand bien tellement le mec est redevenu facétieux et vivant quand il drive son groupe principal. Et en plus ils ont joué One Second, que demande le peuple? Très beau concert.

Trivium
De Trivium je n’attends rien si ce n’est un bon set et en général on n’est pas volé avec eux. Le hic est que le groupe a pris un tournant très mélo mou du zbi depuis quelques temps et ça c’est confirmé dans la setlist. Alors oui c’est toujours très bien interprété mais je me suis un peu emmerdé il faut bien le dire. J’ai levé le camp sur A Gunshot to the Head of Trepidation parce que de toute façon la messe était dite: bien sans plus.

Prong
Pensant arriver juste pour le début de TDEP, je tombe en fait sur la fin de Prong. Le son est très fort (trop même) mais ça n’enlève rien à la qualité des 2 morceaux et demi que j’ai vu. Le set a eu l’air bon.

The Dillinger Escape Plan
Pas ma came du tout, je suis allé voir ce qui était l’un des ultimes concerts du groupe en Europe avant sa séparation.
La seule et unique fois où je les avais vu c’était à Reading en 2002 et Greg avait chié dans un sac qu’il avait lancé dans le public. Visiblement il s’est calmé mais pour le reste ce groupe est une folie à regarder tellement ça par dans tous les sens. J’en suis presque à regretter de ne pas aimer leur musique.
Belle prestation.

Emperor
J’ai eu comme une sensation de déjà vu juste avant le début d’Emperor. Rien à voir avec le fait que j’ai vu exactement le même set au Hellfest. Non juste le fait que comme il y a 3 ans, je suis surpris du peu de mon devant ce groupe de légende. Et comme il y a 3 ans, ils étaient tous devant autre chose pas très loin. Bref Emperor nous fait la même chose qu’au HF avec un petit je ne sais quoi en moins. Samoth s’en tape toujours, Ihsahn fait le boulot, Trym est planqué derrière sa batterie en attendant sont chèque, Sechtdamon fait de la présence et seul Einar au clavier justifie son salaire. Ca commence à se voir les gars.

Architects
J’ai quitté Emperor 5 minutes. 5 MINUTES pour aller voir Architects. J’ai rarement autant regretté 5 minutes. En un titre j’ai compris que ce n’était pas pour moi. J’ai donc laissé la foule derrière moi et je suis retourné voir Emperor.

Megadeth
Bon, statistiquement parlant, quelle était la probabilité pour qu’en plein milieu du pit de Megadeth, je tombe nez à nez avec un vietnamien et un mexicain qui font leurs études à Paris et habitent à 200 mètres de chez moi? Hein? Ouais nous sommes d’accord.
Sinon ce nouveau line-up de Megadeth a confirmé la bonne impression qu’il m’avait laissé l’an dernier au Hellfest. C’est le jour et la nuit comparé au précédent. Verbeuren marche sur l’eau et Loreiro fait oublié sans peine Chris Broderick. Quant à Mustaine, malgré son coup de vieux, il semble retrouver une seconde jeunesse et reprendre du plaisir sur scène. Reste la setlist qui fait débat en fonction des goûts de chacun. Je fais parti des sceptiques quant au choix des morceaux mais sinon c’est propre, net et sans bavure. Du très bon Megadeth.

Marilyn Manson
Le Hellfest a eu quelques sets scandaleux cette année, Wacken aura le sien et sans surprise (pour moi) il viendra de Brian Warner.
15 minutes de retard et un je-m’en-foutisme absolu plomberont le set dès le premier morceau. Le mec n’a absolument rien à carrer de ce qui se passe dans son dos (côté public donc), se comportera comme une diva en lançant son micro aux roadies et ayant l’air saoulé au dernier degré quand le nouveau n’arrive pas assez vite.
Certes le répertoire est toujours là, il est toujours de qualité mais quand il est interprété de la sorte, c’est un pur scandale. Sans parler du groupe l’accompagne qui se ne sert « à rien » – on se comprend quand je dis ça. Les mecs ne sont là que pour faire tapisserie, même Twiggy, vieux grognard du groupe en est réduit à la portion congrue et ne fait que de la figuration. Je plie bagages au bout de 5 titres tellement je suis outré par la prestation de Manson.

Bon d’un autre côté je poireauterai 25 minutes à attendre la putain de navette pour retourner au camping ce qui ne fera que me mettre encore plus de bonne humeur. Heureusement que la suite sera plus heureuse avec une fin de nuit passée en compagnie d’E-An-Na et de Stengah. Tout en écoutant MC Circulaire et en buvant du Țuică jusqu’à ce que les premières lueurs du jour nous pousse à aller dormir.

Samedi – 5 août

Je zappe Possessed parce que… PARCE QUE.

Max & Igor Cavalera Return To Roots
Je prends le set en cours de route, la faute à la navette entre le camping et le site qui a mis 10 plombes à venir. Que dire? Que c’est un Soulfly qui ne dit pas son nom et que malgré le fait que l’intégralité de Roots soit jouée, on s’emmerde comme c’est pas permis. Ca ne bouge pas, Max joue uniquement de sa popularité pour faire tourner la boutique. Pas bien folichon tout ça.
C’est d’autant plus consternant que le père Max ne veut plus entendre parler du groupe qui a fait sa renommée alors qu’il en reprend constamment le catalogue. Navrant.

Aura Noir
Heureusement (ou hélas) Aura Noir joue en même temps que le Cavalera Crew mais à l’autre bout du site. Du coup je trace pour les voir et le temps que je reprenne mon spot habituel. « thank you good bye ». Bon… j’aurai donc vu une demi chanson d’Aura Noir. Difficile de juger donc.

Emil Bulls
Bon ben comme je suis dans le chapiteau, autant que j’y reste pour voir les locaux d’Emil Bulls. Pas grand chose à dire sur le sujet. Il s’agit d’un bon groupe de Metal gentillet qui fait le taff devant un public tout acquis à sa cause. Ca joue, ça bouge, c’est divertissant sans être délirant.
Feat. Snoop Dog à la basse.

Heaven Shall Burn
Retour dans le champ de boue pour voir un autre groupe du coin: Heaven Shall Burn. Comme d’habitude c’est archi blindé, comme d’habitude le groupe a un décor très sympa et comme d’habitude ça a été la guerre durant tout le set. Concernant le concert et la setlist, c’était globalement un poil en dessous ce que le groupe a pu proposé en 2014. Ca reste tout de même ultra efficace et les habitués ont pu se faire plaisir avec le plus grand circle pit du fest, 2 wall of death ‘bigger than life’ et une quantité de slammers qui dépasse l’entendement.
En gros: un set d’HSB normal… à Wacken.

Insomnium
Les finlandais nous ont offert le set le plus supersonique du fest! En effet, difficile de croire qu’ils ont joué les 45 minutes réglementaires tellement elles sont passées vite! Signe que le concert était excellent! Je peux toujours pinailler sur la setlist, n’empêche que les mecs ont assuré avec toute la maestria qu’on leur connaît. Le nombreux public présent sous le chapiteau ne s’y est pas trompé et à longuement attendu un rappel qui n’est (hélas) jamais venu.

Alice Cooper
Je vais être honnête, d’Alice Cooper il n’y a que les classiques qui m’intéressent. Sortant d’Insomnium, je prends le set sur No More Mister Nice Guy (ça me va), ça enchaîne sur Poison pendant que je m’envoie une tartine pain à l’ail /fromage (ça me va toujours) et plus je m’approche pour voir le show moins les morceaux me plaisent. Je dégage donc en direction de la scène où va jouer Katatonia et fait la rencontre d’un délicieux couple d’australien venu juste pour Katatonia. Quand on aime…

Katatonia
En bonne groupie de Bloodbath, je me devais de découvrir ce que font Nyström et Renske quand ils ne sont pas couvert de sang car oui, honte à moi, je n’avais jamais posé une oreille sur Katatonia. Cette gravissime erreur est désormais réparée et franchement: ça tue! Le chant clair de Renske est sublime et son attitude à moitié autiste sur scène colle parfaitement à la musique. Comme si le mec était embarrassé d’être le chanteur (qui lit ses paroles pour la petite histoire). Nystrôm est égal à lui même.
Une bien belle découverte mais malheureusement, sur une scène voisine joue Amon Amarth et j’ai envie de jeter un œil sur le groupe.

Amon Amarth
Les petits plats dans les grands. Décor délirant, vikings qui se mettent sur la truffe au milieu de la scène et pyros à la taille respectable (ceux de Death In Fire mon dieu!), voila comment Amon Amarth a conquis son public du jour. Ou pas en fait, vu le monde, la partie était gagnée d’avance. N’empêche que le groupe a assuré grâce une setlist frappant fort mais large pour contenter tout le monde. Ils se paieront Doro en invité de luxe – c’était totalement dispensable à mon avis, mais les allemands ont un gros faible pour la Metal Queen donc bon.
Une prestation solide.

Pause babyfoot avec les mexicains vainqueurs du Metal Battle – oui madame il y a un babyfoot au bar VIP.

British Lions
Pour ma culture, je voulais voir ce que Steve Harris avait à proposer quand il n’était pas dans Iron Maiden. M’est avis qu’il met dans British Lions les compos qui ne font pas le « cut » pour Maiden tant les structures rythmiques sont des clones de ce que peut proposer son autre groupe. La seule différence est qu’ici on a un chanteur donnant dans un Heavy à la Rob Halford. A part ça… bon concert mais pas ma came.

Poussée de flemme à l’heure d’aller voir Tankard. Je reste au bar.

Avantasia
Oui alors je vous vois venir, tu vas pas voir Tankard mais tu te cognes Avantasia. Certes, mais j’étais assis et ça ça fait toute la différence. En effet n’ayant pas la moelle nécessaire pour me retaper la passerelle et les 200 mètres de boue jusqu’au chapiteau, j’ai choisis d’aller voir Avantasia plutôt que Tankard, histoire de savoir de quoi il retourne une bonne fois pour toute.
En gros tout tourne autour de Tobias Sammett (et de son égo), il invite les copains à venir brailler avec lui tout avec en plus quelques musiciens qui sont tous sauf des manchots. Bref si on aime le Heavy/Speed allemand on se régale – comme mon bon copain belge qui n’en pouvait plus en me disant « putain mais t’as vu le line-up sur scène »! Oui j’ai vu mais comme je m’emmerde…

 

Kreator
Le supplice Avantasia ayant pris fin, arrive enfin l’heure de Kreator qui s’accompagne comme il se doit d’une averse alors qu’il a fait beau toute la journée. Bref Kreator est arrivé et a fait ce qu’il avait à faire mais pas trop non plus car à défaut de nous achever, Kreator a assuré le minimum syndical. Volume sonore presque faiblard par rapport aux autres groupes – mais son parfait, scène magnifiquement décorée, Petrozza et sa clique n’ont envoyé la sauce que par intermittence. Bien sans être foufou, on est loin des grandes années où le groupe terrassait les survivants des 3 jours de festival avec hargne.

Voila, c’était le Wacken 2017, le douzième de rang, le treizième au total.
Le bilan musical est comme tous les ans mitigés car les orgas ne prennent absolument aucun risque et ressortent toujours les mêmes groupes – il suffit de voir ce qui est déjà annoncé pour 2018. C’est vrai quoi? Pourquoi changer une formule qui fonctionne parfaitement? Comment? Ca a mis des mois à être Sold Out cette année? C’est vrai. Certains disent même que le Sold Out était bidon dans le sens où le festival l’a annoncé alors qu’il restait encore des places en vente. Il faut dire que ça aurait fait mauvais genre de ne pas l’être pour une douzième fois consécutive car cela aurait été automatiquement vu comme la faute de l’augmentation tarifaire (30€ d’un coup je le rappelle). Bref, de la polémique à 2€, n’empêche que sur place, le ressenti dans la foule donnait l’impression que ça tassait quand même beaucoup moins que d’habitude. La faute de la météo? Mouais, en 2015 le temps était pire et le public était ultra compact.
Tout ça pour dire que l’an prochain… ho pi merde vous connaissez la chanson hein 😉