Hellfest 2018

L’an dernier je concluais en disant qu’il faudrait un truc de ouf malade pour que je revienne.
J’ai été entendu car sont programmés pour cette édition 2018 Body Count, Carpenter Brut, Body Count et Carpenter Brut.
Le reste c’est bonus.

Par ailleurs, la fin de l’année 2017 a été propice à une intense réflexion sur ce qui m’emmerde au Hellfest. En fait, ce n’est pas l’affiche mais l’ambiance « on fait nawak pendant 3 juste PARSEKE », ce sont les mongolos qui hurlent 500 fois par minute ‘APEROOOOOOOOOO’ ou ‘respectez les gens qui dorment’ à 6h du matin qui m’emmerdent. Voila en fait c’est ça qui me gêne: les gens. Attention, y’en a des biens comme le disait Didier Super mais hélas c’est comme d’habitude la minorité bruyante qui se fait remarquer. Voila, maintenant que j’ai fait part de mes états d’âme qui pourront justifier un éventuel retour l’an prochain, passons aux choses sérieuses.

C’est donc comme d’habitude jeudi autour de 14h que le zoo a ouvert ses portes. Imaginez un camion de riz de l’ONU traversant une zone de guerre pour la première fois depuis des mois. Ben c’est ça l’ouverture du camping au Hellfest: des gens en mode rush pour avoir le bracelet et planter leur tente.
Côté concert, cette année j’ai pris le parti de beaucoup expérimenté en allant voir des choses que je n’irai pas voir en temps normal ou que je ne connais pas entre quelques valeurs sûres. Je dois aussi confesser pas mal d’impro en fonction de l’état de fatigue (surtout dimanche). J’avais également dit que je me tiendrais toujours le plus éloigné possible des Main Stage et de leur son mou de la bite, j’y ai pourtant passé un temps considérable cette année. Pour le pire (parfois) mais aussi pour le meilleur. Bref ça valait le coup.

Vendredi 22

The Chris Slade Timeline
On commence gentiment ce Hellfest 2018 avec Chris Slade et son groupe de reprises. Chris Slade est accessoirement le batteur d’AC/DC à ses heures perdues quand Phil Rudd n’est pas en taule. Bref bien entendu ça jouera du AC/DC mais aussi du Gary Moore et du Pink Floyd.
C’est sans prétention autre que de partager l’amour de la musique et une carrière riche puisqu’il n’a joué des chansons qu’auquel il a collaboré.
Sympa et léger pour débuter.

Celeste
J’y suis allé au pif. 100% par hasard. Et ce fut un pif gagnant pour un groupe officiant dans un Black très… atmo? Enfin c’est comme ça que je l’ai ressenti.
Quoiqu’il en soit il va falloir se pencher sur le sujet.

Sons Of Apollo
Je suis allé voir de Loin. J’ai aperçu Portnoy à la batterie, j’ai tout de suite compris de quoi il retournait. Il m’a aussi semblé reconnaître Jeff Scott Sotto et Bumbelfoot, bref ça puait le prog’ et j’ai vite pris mes jambes à mon cou.
Le public semblait néanmoins y trouver son compte.

Nordjevel
La minute panda du Hellfest 2018.
Du Black, norvégien, basique mais efficace.

Rose Tattoo
Vu de bien trop près pour cause de Converge. Bref notre AC/DC du pauvre fait le taff sans cependant avoir la maestria de leurs compatriotes mais ça s’écoute.

Converge
Je n’aime pas Converge que se soit clair MAIS je voulais absolument les voir car la réputation scénique du groupe n’est plus à faire. Et ils sont à la hauteur de leur réputation. Banon est possédé, le mec est en quasi trans sur scène et cavale partout.
Super impressionnant bien que pas ma tasse de thé.

Joan Jett
Difficile de laisser passer l’opportunité de voir cette légende du Rock sur scène. Beaucoup de reprises dans le set (Cherry Bomb et bien entendu I Love Rock N’ Roll). Ca déroule tranquillement, c’est presque salvateur pour les oreilles après Converge. Ca s’écoute gentiment, pas fou, pas mauvais mais très sympa de par sa légèreté.

Demolition Hammer
Skull Fracturing Nightmare. Voila. C’est avec ça que DH a ouvert son set. Ca vous pose les bases du truc. Genre « salut on va vous péter la gueule ». Et ils l’ont fait. Un massacre dans les règles de l’art, tout en subtilité et finesse. D’un raffinement aussi exquis que .44 Caliber Brain Surgery qui a conclue le set. 50 minutes intenses, sans temps mort et le public ne s’y est pas trompé.
Bon courage pour faire mieux que ça.

Meshuggah
Normalement les suédois sont une valeur sûre en live. Allez savoir pourquoi, là… la sauce n’a pas pris. Effet Main Stage? Effet concert en plein jour? Effet absence de Thordendal? Tout ça à la fois? Je n’en sais rien toujours est-il qu’il manquait un truc à Meshuggah et que ce ne fut pas la déculottée habituelle.

Church Of Misery
Je les avais noté, je n’y suis pas allé, je m’en suis bouffé les doigts quand je suis passé devant pour aller voir les Svinkels. Le demi morceau que j’ai entendu m’a subjugué. Abruti que je suis.

Svinkels
Etant donné la prestation de Gérard Baste en warmup l’an dernier, c’est peu de dire que les Svinkels étaient attendus. Pour ma seule excursion cette année à la Warzone, il a fallu un peu jouer des coudes pour accéder. Et moralité… et ben ça a fait pschit! Gégé en solo est bien plus hardcore qu’avec ses compères. Résultat un set qui ne décolle jamais vraiment malgré une foule nombreuse et totalement acquise à la cause des rappeurs. Hélas…

Hollywood Vampires
L’instant glamour/glitter du fest. Avec rien de moins qu’Alice Cooper et Joe Perry sur scène… et Johnny Depp. Bref sur le papier ça vend du rêve, dans les faits c’est pas folichon.
En fait ce que j’ai vu m’a conforté dans l’idée que je m’étais fait du groupe en écrivant la chronique de leur album: un délire entre pote qui font un buff dans une petite salle, pas un truc délirant qui devient un peu sérieux avec un album et une tournée.
Des reprises à tort et à travers, une prestation en totale roue libre, des mecs en représentations, un Depp (puisque c’est lui qui était vraiment la curiosité) qui certes joue et chante plutôt mal mais qui ne propose rien hormis sa présence.
Je voulais voir, j’ai vu.

Satyricon
Encore une fois, je ne suis pas fan plus que ça du groupe mais la franchement, rien à redire, ça envoyait. Satyr est un monstre sur scène et l’autre monstre (Frost) est bestiale derrière les fûts. Excellent concert.

Stone Sour
Ils n’étaient pas prévus au programme mais je suis tombé dessus en allant me placer pour Priest et… WHOW. C’était vraiment bien. Les mecs se donnent sans compter, Taylor en fait toujours des tonnes mais ce soir là ça passait crème. Un bien beau set qui s’est conclue par l’apparition sur scène de Corey Jr qui est venu pousser la gueulante avec papa sur la fin du dernier titre. Ha bah c’est le fils de son père il n’y a pas de doutes là-dessus.
Bon petit concert.

Judas Priest
Leur dernier album m’ayant bien plu, je me suis dit qu’il serait bête de ne pas y aller. Bien entendu je ne suis pas le seul a voir eu cette idée. Bien que je n’ai fait que le premier tiers du concert devant la scène, je peux vous dire une chose: c’est la meilleure sortie de Judas Priest à laquelle j’ai assisté. Halford tenait une forme ébouriffante, très en voix, ultra mobile sur scène, il faisait plaisir à voir. Mention spéciale à Richie Faulkner qui est aussi bon à la guitare qu’il est insupportable sur scène. Le mec est super brillant mais il en fait tellement des caisses que ça en devient énervant. A part ça, très bon concert.

Samedi 24

Non il ne faisait pas chaud, c’est pas vrai.

Demilich
Curieux de découvrir le Death Metal à l’ancienne des Finlandais, je me suis pressé devant l’Altar. Je ne me suis hélas pas attarder car je n’ai simplement pas accroché à la musique du groupe. Pas que se soit mauvais, simplement ce style de Death là ne me parle pas.

L7
L7 fut le premier groupe d’un longue série. Comprendre par là que j’ai vu le set en attendant un groupe qui jouait après. Pas de regret en l’occurrence, les vétérantes du Grunge ont sorti un set correct et dynamique, tout en second degré. Le public, troublé qu’il était pensant voir jouer In this Moment,  a mis du temps à rentrer dans le truc mais ça c’est bien terminé. Sympa.

Rise Of The Northstar
On passe en mode kaillera shopping avec Rise Of The Northstar pour la séquence kick dans les gencives. Parce que oui le mawashi on l’a bien senti. Le groupe monstrueux d’efficacité sort un set en mode pain dans la trogne. Ha ça non ils n’inventent absolument rien, par contre dans leur registre ils sont intouchables.
La p’tite branlée qui réveille.

Oranssi Pazuzu
Hippie/atmo/Black Metal. Voila comment je résume la musique des finlandais. Je voulais les voir juste parce que leur nom me fait marrer. J’en repars avec une très agréable surprise, une musique prenante et un groupe qui a définitivement un petit quelque chose à lui sur scène. Encore une fine équipe qui s’ajoute à la liste des « groupes à suivre ».

Tremonti
Tout comme pour L7, Tremonti n’était pas au programme. Bref. Si j’aime bien certains groupes de Hard FM US et bien que Mark soit un musicien ultra talentueux, je préfère ce qu’il fait avec Alter Bridges qu’en solo. Ca reste efficace et superbement interprété mais c’est juste pas mon truc.
Ceci étant dit, ce concert restera marquant car durant ce dernier que j’ai appris la mort de Vinnie Paul. FUCK.

Powerflo
Je les avais un poil taillé dans la chronique de leur EP, je dois faire amende honorable, Powerflo sur scène ça marche. Ca marche même très bien. Graziadei et Olde Wolbers tiennent la maison à eux seuls, ce qui contraste avec Sen Dog qui a parfois l’air de se demander ce qu’il fout là. Reste des compos qui sont aussi poussives en live qu’en studio mais la prestation fut dans l’ensemble bonne avec une inattendu reprise de How It Is de Biohazard. Une petite joie simple en ce qui me concerne.
Truc que je préfère voir comme rigolo plutôt qu’attristant. Il faut que Sen Dog présente les membres du groupe pour que public comprennent qui il y a sur scène… Coucou lui c’est Biohazard (avec un extrait de Tales From The Hard Side joué), lui c’est Fear Factory (LOL – extrait de Replica massacré), lui c’est Downset (Anger outragée) et moi c’est Cypress Hill… bref. Petit moment malaise TV… et d’un coup la foule se réveille. Il était temps. A part ça comme je le disais: bien.

Jonathan Davis
Avec un album solo très sympa et fraîchement sorti, voir Davis en solo est une opportunité qui ne se manque pas. Ceux qui s’attendait à la voir faire du Korn en auront été pour leur frais.
Quoiqu’il en soit, JD nous a servi une belle prestation. Dynamique et habité comme il en a l’habitude, le mec a réussi à refaire passer avec la même intensité les émotions de son disque. Malgré la qualité du set, je pense cependant qu’une petite salle eut été plus approprié pour encore plus d’intensité.

Pleymo
Vu à mon corps défendant en attendant Body Count. Que dire? Que dire de cet immonde étron fumant? Il faut être honnête, il y a 2 choses qu’on ne peut pas leur retirer: leur son d’enculé et une ambiance de folie dans le public. A part ça… Marc « je me suis mis à la muscu » Maggiori a fait mine de s’étonner de voir autant de monde. Genre. Quoi qu’à vrai dire je suis aussi surpris qu’ils aient rameuté autant de peuple. Bref, c’était de la merde il y a 20 ans, Ô surprise ça en est toujours. Un anglais qui se trouvait à côté de moi et découvrait le groupe était consterné par ce qu’il entendait. « Ha tiens ça on dirait Korn! Et ça Slipknot! Et ça… »
Qui mieux que Pleymo peut conclure sur le sujet?
« Alors qu’est-ce qu’on fait maintenant? »
« Ferme ta gueule vas-y ferme ta gueule »

Bullet for My Valentine
Oui bon alors comment je vais justifier d’avoir vu ça? HA OUI! J’attendais à l’entrée du photo pit pour Body Count!
C’est bien fait, ça joue mais on s’emmerde.

Body Count
Body Count c’est mon ‘main’, mon groupe de l’amour absolu depuis que j’ai 14 ans. Mais parfois il faut se rendre à l’évidence et admettre qu’un groupe qu’on chérit autant peut ne pas toujours être à la hauteur des attentes. Ce fut le cas avec BC cette année. Un Ice-T en roue libre qui tourne à l’économie, une setlist qui n’a quasi pas bougé depuis leur dernier passage et les mêmes vannes qui partent au même moment. En roue libre on vous dit. Reste qu’un Body Count en roue libre ça déboîte quand même 10 fois plus que les 2 groupes précédents réunis. Cherry on the cake, Graziadei et Sen Dog de Powerflo s’inviteront sur scène pour Cop Killer, ça fait toujours son petit effet.
Donc sans avoir été transcendant, le groupe a quand même envoyé du gros poney et c’est bien ce qui compte.

Deftones
Après Body Count, nous avons pris notre temps pour partir. Si bien que Deftones a commencé et… PAN! P’tit Head Up des familles pour commencer suivi de My Own Summer. Putain ce que ça envoie! Le double Chino (vu ce qu’il est fat) se donne sans compter et c’est la baffe!
Nous nous éloignerons doucement afin d’aller manger mais punaise, je ne les attendais pas dans une forme pareille. En fait je n’avais pas prévu de les voir mais quelle heureuse surprise! WHOW!

Dead Cross
Je vais être honnête, je savais que je n’allais pas aimer Dead Cross. Je voulais juste faire des photos de Patton. Voila, ça c’est fait.

Limp Bizkit
Je me suis posé devant ça en attendant Watain (dans le genre grand écart musical ça se pose là). C’était pas mal mais ça aurait pu/du être encore mieux si Dur$t arrêtait de parler pour rien et d’en faire des caisses. Le mec a perpétuellement cassé le rythme de son concert.
Reste une version de Break Stuff quasi anthologique avec un Dur$t debout sur la barrière du premier rang et un Borland perdu dans la foule avec sa guitare. Du grand nawak bizkitien comme on l’aime.

Watain
La seule et unique fois où je les ai vu, c’était à la défunte Loco, dans une odeur de rat crevé pestilentielle. Et j’avais détesté. Maintenant que mes goûts ont évolué, je redonne sa chance au produit.
Donc je n’aime toujours pas la musique du groupe par contre je ne peux que m’incliner devant la mise en scène et l’ambiance qui règne. Ca pue la haine, les mecs sont à fond dans leur délire et ça avoine très fort. Superbe concert.

Dimmu Borgir
D’un extrême du spectre BM à l’autre. Après Watain voici les divas norvégiennes. Vous savez ce que je pense du dernier album donc vous vous doutez bien que j’avais déjà fourbi mon arsenal pour les tailler en pièce. Guess what? Demi Burger a mis un taquet assez inattendu à tout le monde. Malgré ce que j’en pense, les nouveaux morceaux font le taff en live et putain ce que ça a envoyé. Une vraie bonne surprise avec un Shagrath mobile et vindicatif qui a, pour une fois, tenu la maison comme il se doit. Les  autres… bons les 2 affreux aux guitares sont perdus pour la science en matière de présence scénique mais globalement DB a fait et très bien fait le boulot, à la surprise générale. Franchement je n’en attendais pas tant.

Dimanche 25

Grave Pleasures
J’y suis allé par pure curiosité, juste parce que Mat McNerney est en guest sur le dernier Carpenter Brut. Encore une agréable surprise. Autant sur album je n’ai pas accroché, autant sur scène ça le fait et ça le fait bien. La voix bien grave de Mat est prenante et se pose nickel sur la musique. Il est clairement le centre d’attention du groupe, le sait et en joue avec finesse (le mec est un régal à prendre en photo). Vraiment une belle prestation.

Zeal & Ardor
Over hypé, surfait et chiant comme la mort sur scène.
Le mec a une superbe voix, c’est indiscutable par contre on s’emmerde à l’infini. Zou suivant.

Batushka
Batushka avec un B comme branlée.
Les polonais ont pris le temps d’installer leur ambiance et d’un coup PAF! Pétage de rotule en bonne et due forme. Comme ils n’ont qu’un seul album au compteur, la setlist est sans surprise et ça commence à se voir. Quoique Yekteniya 2, morceau de l’amour absolu. Mortel.

Arch Enemy
Je suis revenu vers les Main dans l’espoir de faire des photos d’Alice In Chains – qui jouaient tout de même 2h après. Donc pour passer le temps je me suis posé devant AE. Que dire que je n’ai pas déjà dit? Ca joue c’est clair, Jeff Loomis perd son temps dans ce groupe, Alicia fait le taff mais je vois toujours un clone vegan d’Angela. Voila… bon concert, belle prestation, totallement sur des rails même mais plus trop mon délire.

Megadeth
Le retour de méga-Dave et de son méga-groupe. Je vais citer mon compère CFH: « Megadeth autant musicalement c’est blindé, autant la voix c’est de Mustaine c’est le malaise ». Ca résume tout. Le chant était une horreur, voix pas en place et à la limite du compréhensible. Même les interventions entre les chansons étaient imbitables. Ca plus le problème de façade sur le premier morceau où on n’avait que la batterie, ça aurait pu être un carnage mais en fait non. Le catalogue du groupe et son talent ont sauvé le tout du naufrage. Parce qu’un petit Hangar 18 ou un Peace Sells ça fait toujours le taff.

Alice In Chains
Bien que j’adore le groupe, je n’en attends plus rien car leur 2 derniers albums ne m’ont pas parlé plus que ça. La surprise n’en fut donc que meilleure. Cette joie d’entendre Them Bones, Damn That River ou Again. Certes j’ai manqué We Die Young pour raison sanitaire mais pour rien au monde je n’aurai manqué Would. Vraiment, vraiment bien. Et puis ce groupe pendant un couché de soleil… ralalalala.

Iron Maiden
Nous nous sommes mis devant pour passer le temps et… bonne surprise. Un p’tit Aces High pour ouvrir les hostilités, un Dickinson en feu, les autres aussi d’ailleurs, bref du très bon Maiden pour ce que nous en avons vu. En effet nous avons quitté le concert pour aller manger au 3 ème titre et sommes revenus pile pour Fear Of The Dark *joie*. Ca plus Number Of The Beast juste après, c’était bon pour nous.
Sinon magnifique scénographie, jeux de lumière totalement fifou, Maiden me réconcilie avec Maiden (nous étions un peu fâché depuis Wacken). Les anglais ont gâté le Hellfest.

Exodus
J’y suis allé sans trop de conviction en attendant Carpenter Brut. Ho la beigne! Les mecs étaient encore sur l’intro du premier morceau que ça volait déjà dans le pit. Un set surpuissant d’une violence rare. Je suis presque devenu fan de Souza tellement le gars envoie sur scène. Quant aux zickos… c’est simple, Lee Atlus marchait sur l’eau. Une espèce boucherie sans nom qui m’a mis le coup de boost nécessaire pour tenir jusqu’au bout la nuit. Putain quel pied!

Carpenter Brut
1h du matin, l’interminable attente va prendre fin. 3 jours que j’attends ça. J’ai plus de dos à cause des 10kg de matos photos, mes pieds me font souffrir, j’ai plus de clopes et enfin, ENFIN le mec de la sécu m’envoie dans le photo pit (PREUM’s #groupie).
Combo Leather Teeth/Mobster en ouverture, je suis tellement à fond que j’en oublie de prendre des photos et que je fais de la merde. Ballec’ frère, être au pied de la scène n’a pas de prix, le reste OSEF. Derrière, la Temple est entrée en fusion comme jamais depuis le début du festival. Ce sera un flot in-interrompu de slammers, des gens possédés qui gesticulent jusqu’au-delà de la tente avec en bonus un pit en mode ‘trou noir’ qui fait disparaître tous les slammers qui s’y aventurent. Sur scène, ça déroule une setlist « classique » avec quelques nouveaux petits arrangements bienvenus au clavier prouvant que c’est vraiment du live et pas des samples sur clé USB.
Je l’avais espéré en voyant que les 2 groupes jouaient le même jour, ça c’est fait: Mat McNerney (Grave Pleasures) déboule sur scène sur Beware The Beast pour un duo des enfers. Ca a fonctionné du feu de dieu. Il avait été demandé sur twitter de filmer la chanson, bien entendu mon téléphone a fait ce qu’il a voulu. GMLGKGRMKLGRGR. Bref. Inferno Galore m’a calmé de même que cette version de l’infini du Perv… Parfait. 1h non stop dans ta gueule.
Le mec a plié le Hellfest, ni plus ni moins. Comme son compère Perturbator l’an dernier mais puissance x10. Les gens chantaient « she’s a maniac » en quittant le site, jusque dans le camping et aux petites heures du jour. Meilleur concert du fest voir de l’année.

Moralité

Belle édition que celle de 2018. Malgré quelques couacs du type « hey mec on t’a pas filé de pass photo mais en fait si faut que tu te fasses chier à la tente presse pour l’avoir », je suis ravi de ce HF. Il a fait beau, la musique était bonne et vraiment c’était cool.
Demolition Hammer a comme prévu tout démonter le vendredi, du samedi je retiens Oransi Pazuzu et Rise Of The Northstar, enfin le dimanche la surprise Deftones mais surtout la monstrueuse branlée mise à par Carpenter Brut!
La question est donc maintenant de savoir si je vous refais le coup du « non je n’irai pas l’an prochain ». Réponse: si si j’y retourne! Manowar les gens! MA-NO-WAR! Je n’ai aucune affinité pour ce groupe mais je veux les voir en vrai une fois dans ma vie donc rien que pour ça, j’y retourne. HE OUAIS. La dernière date de Slayer en France (ever) c’est cadeau.
A l’année prochaine donc.

Petite précision pour les photos de loin.
Elles sont faites au milieu du vile peuple et pour certaines un multiplicateur de focale, histoire de pouvoir zoomer en étant très loin (notamment sur Stone Sour, Body Count et Judas Priest). Ce qui explique que se soit un chouilla moins quali que le reste. Merci de votre compréhension.