Hellfest 2017

Comme le Hellfest et ses reports sont devenus une sorte de train-train un peu prévisible, cette année nous innovons!
En effet, mon Cowboys des enfers, déjà coupable du report sur le 70.000 Tons Of Metal, sera également complice de ce report. Parce que 2 avis valent mieux qu’un. Donc 2 fois plus de caca et de photos pourries (ou pas).

Histoire de ne pas déroger à certains rituels, comme les années précédentes, nous allons d’abord jouer au jeu des différences pour voir ce qui a changé. Si certains changements ont directement impacté le festivalier de base, d’autres ont été invisible pour eux mais apprécié par ceux qui en profitaient.

Première chose:  l’espace devant les Main Stage. La boite à sardine anxiogène devant Rammstein l’an dernier a servi de leçon. Certains aménagements ont été fait sur la droite de la Main 1 notamment. Déplacement de la plateforme PMR, intégration du merch’ groupes sous le resto des ultras VIP, tout ça a permis d’avoir un espace plus large devant les Mains. Résultat, pour les grosses têtes d’affiche certes il y avait du monde mais ça tassait globalement beaucoup moins. Ca plus des écrans d’un fort beau gabarit qui permettaient de bien voir ce qui se passait sur scène de très loin. Appréciable pour ceux qui avaient le cul vissé à leur chaise de camping dans le petit bois.

Seconde chose: l’espace VIP. Certes ça ne concerne qu’une minorité de pécores mais impossible de passer ça sous silence tellement cet espace qui était déjà sympa est devenu somptueux. La fontaine (qui c’est transformé en piscine pour gros sacs) a vraiment de la gueule et le nouveau bar est à l’avenant. Bon malgré ça, je vous avouerai que j’ai du y passer en tout et pour tout 10 minutes maximum sur les 3 jours. Hé ouais, contrairement à d’autres qui y vont pour se montrer, nous nous y allons pour la musique.
Troisième chose (et pas des moindre) : l’entrée du fest. Exit l’affreux goulot d’étranglement. Maintenant c’est large, ça pose du bracelet à vitesse grand V et en plus c’est beau! Je couple à ça à la file d’attente pour l’entrée sur le site lui-même où, bien que n’étant pas concerné car passant par l’espace VIP, j’ai quand même pu voir que les files d’attente étaient sans commune mesure avec celles de l’an dernier. Là on pouvait se permettre d’oublier son tube de crème solaire sans perdre 3h dans la file. Vu le contexte sécuritaire, c’est une très belle performance.

Jeudi 15

En théorie le jeudi soir au Hellfest, on reste à sa tente, on boit plus que de raison et on refait le monde en débitant de la merde jusqu’à des heures indécentes. Sauf que cette année, en warmup au Metal Corner, on nous propose un set de Gérard Baste. OUAIS! Le Gégé de Svinkels. Inutile de dire que personne ne s’est fait prier pour y aller. Pas la peine non plus de dire que nous avons beaucoup ri mais qu’en bonus, le mec a réglé le fest avant même que ce dernier n’ait commencé. Mélangeant son répertoire perso et celui de Svinkels, cette mise en bouche était parfaite. Faut voir un mec en slip hurlé « Tape dans le fond j’suis pas ta mère » devant un chapiteau conquis et chaud bouillant.
Big up au mec avec la tapette à mouche géante.

CFH – Le Hellfest n’a même pas encore commencé que le meilleur concert a déjà été donné : Gérard Baste au Metal Corner (le “petit” chapiteau du camping) jeudi soir donc, le rappeur le plus éthylique de France ayant été invité pour faire l’ouverture. Et bordel de merde, Prince Gégé (accompagné de son compère Xanax des Svinkels, et d’un gratteux) a tout démâté, et le mec est une véritable bête de scène, finissant en slibard comme d’hab tout en chantant des hymnes comme “tape dans le fond, chuis pas ta mère” ou “tout nu yo !” et sa punchline d’anthologie “tu reconnais bien là le style des bad boys du Cap d’Agde” qui m’aura fait mourir.
Et c’était très proche du Métal, quand rien qu’au premier titre le gratteux balance les riffs de Welcome To the Jungle ou Iron Man, et puis ce Ceral Killer où Baste et Xanax envoient la sauce sur un sample de Sad But True de Metallica, putain mais j’en reveux bordel. Entre hymnes à la picole, au rock en général (Réveiller Le Punk, la chanson Hellfest), l’humour de base, comme dit en intro : meilleur concert du Hellfest. Ce qui en dit long sur Gégé, mais aussi sur le Hellfest, du coup…oui, je sais, je salope le plot twist du film dès la scène d’intro.

Vendredi 16

Textures
CFH – Même impression que lorsque je les avais vus il y a 10 ans de ca : ça démonte bien quand ce sont des parties violentes, j’accroche beaucoup moins sur les parties mélodiques. Ils ont donné un concert solide et énergique, il se passait quelque chose sur scène, et leurs fans étaient visiblement ravis.

Deathcode Society
Ayant plutôt apprécié le dernier album, je me suis dit que pour commencer gentiment ce Hellfest, Deathcode Society était un bon candidat. Pas de regret en effet. Un petit set bien cool, sans chichi ni folie mais qui a parfaitement fait ce qu’il avait à faire.

Animal As Leaders
Comme tout le monde se pignole avec ce groupe, je me suis dit qu’aller voir pour ma culture ne me ferait pas de mal. Pour tout dire j’ai eu l’impression de perdre mon temps parce que niveau pignole on a effectivement explosé tous les plafonds. C’est aussi impressionnant techniquement que chiant à regarder, surtout si on ne connait pas. Next.

CFH – vu de loin histoire de, pour voir si le live me donnait la même impression de suites de copier/coller de parties certes techniquement éblouissantes, mais qui se résument à de la “music tab porn” très vite inintéressantes. C’était bien le cas, je laisse ça aux amateurs, un titre et demi m’aura suffi.

Valkyrja
Eux n’étaient pas prévu mais comme j’ai mis les voiles très vite d’Animal As Leaders, il fallait que je m’occupe. Excellent idée que j’ai eu. Le groupe propose un Black assez classique mais efficace. Ca bouge comme il faut et le public ne s’y trompe pas.

Leftöver Crack
Pareil: pour ma culture. Autant j’ai apprécié le côté totalement déjanté du groupe avec une prestation super dynamique qui est parti dans tous les sens, autant musicalement ce n’est pas vraiment ma came. 

Exhumed
Déjà vu au Netherlands Deathfest en mars mais pourquoi boudé son plaisir? D’autant que j’ai infiniment plus apprécié le concert du Hellfest. Un bon petit cassage de fion en bonne et due forme.

CFH – on commence à rentrer dans le gras du sujet, les choses sérieuses commencent. M’étant foiré sur mon planning je loupe le premier tiers du set, et Exhumed se chargera de bien me le faire regretter. Leur death avec (rares) touches de grind est taillé pour la scène, le groupe est chargé à bloc et balance la sauce avec conviction et énergie. On aura même droit pour le final à un chirurgien imbibé de sang qui se fera sortir les tripes du ventre par le guitariste, pendant que le groupe quitte la scène. Essai transformé sans problème pour Exhumed, qui reste une valeur sûre quand il s’agit d’envoyer des coups de latte dans des culs.

Helmet
Pas connaisseur du tout, Helmet faisait parti de la tripotée de groupes qui j’avais noté comme « à voir » sur ce Hellfest. Et je n’ai pas été déçu. Même si Page Hamilton a eu un peu de mal avec son chant, on s’en fout le reste tenait la route et en plus ils m’ont joué Milktoast. Heureux, E-R-E.

Dødheimsgard
Depuis le temps que j’espérais les voir, c’est enfin chose faite. Le Black Metal avant-gardiste du groupe en a surpris plus d’un, moi le premier. L’ambiance aussi barrée que la musique tape malgré tout juste et ça fonctionne pour peu qu’on suive le groupe dans son délire. Une curiosité sympa.

Devin Townsend Project
CFH – Je l’avais vu donner un excellent concert deux jours avant sur Dublin, et je décide (connement) de zapper Dodheimsgard pour en reprendre une dose sous le soleil de la Mainstage. C’est pas difficile, il a viré tous les morceaux un poil rapides/énergiques du set de Dublin (à part l’immuable Kingdom), et donné un set qu’avec des morceaux prog (qui a dit “chiants” ?? Dénoncez-vous !) , ce qui a donné une setlist qui ne marchait PAS DU TOUT, surtout pour moi qui avais vu le concert peu de temps avant et en mieux. Devin, je t’ai aimé follement, je t’aime toujours sur scène quand tu peux proposer une setlist élaborée, mais sur album ou pour les concerts de fests, c’est la dernière fois que je m’y laisse prendre.

Cryptopsy
J’y suis allé pour voir, je n’y suis pas resté longtemps. Le chant en mode ‘gruik gruik’ m’est totalement insupportable et chaque morceau vire à la démonstration technique chiante. Pas mon truc.

Firespawn
CFH – Encore tout chafouin de m’être fait baiser par Devin sans mon consentement, direction l’Altar pour me laver les oreilles avec du death basique. Et pour le coup, ce fut ma vraie bonne surprise du fest : là où j’attendais un groupe qui allait faire le boulot correctement mais de manière tout à fait oubliable, ce style de death américain n’étant pas mon point fort sur le papier, j’ai été pris du début à la fin de leur set. Le chanteur avait un charisme étrange, grâce à/malgré un mélange physique de LG Petrov avec la gestuelle dOzzy Osbourne, et sa voix envoyait la sauce avec une rare puissance, tout en se permettant d’articuler. Et à son image, le groupe était visiblement tout heureux d’être présents avec autant de monde pour les voir, et s’est donné sans compter pendant les 50 petites minutes de leur set.
Il va définitivement falloir que je me penche sur leur cas.

Behemoth
Fuyant vite Cryptopsy j’espère secrètement que Behemoth me remontera le moral. Las, les mecs ont choisi une setlist pas du tout à mon goût. Mais je ne vais pas leur reprocher de faire tourner au contraire. D’autant que l’habituelle déculottée live a bien été donné. Ca avoinait fort même si j’avoue avoir eu du mal à rentrer dans le set.

CFH – TROP. DE. MONDE.
Je me retrouve à les regarder sur les écrans géants plutôt que sur scène tellement je suis éloigné, malgré  mon arrivée bien en avance. Et de là où je suis placé, le son n’est pas terrible. Je reste 4 chansons environ avant de partir, mais de toute façon je n’ai pas ressenti cette impression de rouleau-compresseur que dégage normalement le groupe. Il faut dire que je ne suis pas super fan de The Satanist, joué en entier…ceci explique cela.

Electric Wizard
CFH – Même s’ils ne m’ont pas emmené aussi loin que lors du Hellfest 2008 (meilleur concert de cette année, sans aucune contestation possible), leur doom lancinant/hypnotique et occulte a fait mouche malgré tout, et m’a fait décoller vers un trip halluciné. Le son des guitares n’était pas loin d’être parfait, écrasant de fuzz et de distortion, par contre la voix était beaucoup trop en retrait là où j’étais placé. C’est définitivement un groupe qui ne marchera pas avec tout le monde, malgré plusieurs essais sur album je n’y arrive toujours pas, mais si on arrive à se faire embarquer en live ça reste une expérience peu commune.

Belphegor
Normalement Belphegor c’est rigolo avec tout le décorum et la musique « plus bas de plafond tu meurs ». Non seulement nos divas se sont pointées en retard mais si c’est pour nous servir cette espèce de chiasse il valait mieux rester backstage à picoler. Un set en tout point scandaleux.

Rancid
Sur les conseils d’un tatoueur de mes connaissances je suis allé voir Rancid. Je ne le regrette absolument pas. Ultra festif, bondissant et prenant, les vieux punks ont allumé la Warzone bien comme il faut.

Deep Purple
Probablement la moins bonne prestation que j’ai vu de la part du groupe. Ca manquait d’entrain et sentait clairement la roue libre. Je mettrai ça sur le compte de la chaleur et de l’âge respectable de ces messieurs.

Zob Rombie
Franchement je serai orga du HF je demanderai un dédommagement eu égard à la prestation fourni par Zombie. Payer pour avoir le « full show US » et se taper un chant aussi cataclysmique pour une prestation au final très moyenne ça me mettrait un peu les nerfs. Sans parler des reprises elles aussi très moyennes (Ramones et Alice Cooper).

Marduk
Décidant de laisser Robert et son orchestre sur la Main Stage pour rentrer poser un cul, je stoppe malgré tout devant la Temple pour jeter un oeil à Marduk. Ho la bonne idée que voilà.
Morgan & co en mode « pas content », son absolument dantesque: le set de Black Metal de la journée et sans discussion possible la fessée du jour.
Ce p’tit Panzer Division Marduk de la haine absolue en guise de dernier clou du cercueil. Y’A BON!

CFH – J’avais été agréablement surpris de leur concert aux 70.000 Tons, alors que ce n’est pas mon style de black préféré, et je suis venu confirmer cette bonne impression. Ce fut un peu gâché par mes protections auditives, qui ont un peu pourri le son et m’ont forcé à abdiquer avant la fin, alors qu’en testant sans, le son n’était pas loin d’être excellent. Mais sinon, quelle claque ! Je les ai rarement vus tenant une telle forme, ou plutôt une telle haine, et virer Legion pour prendre Mortuus a vraiment été la meilleure décision du groupe. Dans les intonations, la gestuelle, tout suintait la rage chez lui, et le groupe au complet avait décidé qu’il n’y aurait aucun survivant de toute façon.
En plus, la setlist était elle aussi proche de la perfection, enchaînant intelligemment les morceaux sous speed avec des tempos moins frénétiques. Puis surtout, ils ont balancé une version magistrale de Souls For Belial, qui est LE morceau absolument parfait de Marduk. J’ai malheureusement dû faire l’impasse sur la fin, mes oreilles arrivant au bout de leur vie, mais on m’a assuré que le Panzer Division Marduk final était tout aussi exceptionnel de haine. Comme dit plus haut : la grosse claque, vainqueur par KO du vendredi.

Autopsy
CFH – après la 1e nuit de camping + la chaleur de la journée, je n’ai pas eu la force pour tenir plus de 2 titres et demi. La perf du chanteur-batteur est impressionnante, leur death primitif était efficace juste ce qu’il fallait, mais pas au point de pouvoir lutter contre mon corps. Rideau.

Samedi 17

Carcariass
CFH – Je n’avais jamais écouté ce groupe phare du death technique français, mais je tenais à aller les voir, ayant entendu plein de bonnes choses sur eux. Bon ben disons-le franchement, je me suis emmerdé. Oui c’était technique, oui ils aimaient le tapping, non la technique ne remplace toujours pas la musicalité, ou alors j’ai pas reçu le fax. Je ne suis d’ailleurs pas resté jusqu’à la fin, je n’en voyais pas l’intérêt.

Insanity Alert
On commence gentiment ce second jour avec du Thrash autrichien totalement déjanté. C’est drôle, ça détend et ça envoie sans trop partir dans tous les sens. Idéal pour débuter la journée.

CFH – Changement brusque, on passe de la branlette de manche à du thrash-punk dans la lignée de Municipal Waste, et le contraste fait du bien ! Ça dézingue à toute vitesse, on balance des conneries, on traite de thèmes aussi importants que la fumette ou pourquoi David Guetta est toujours vivant… un bon petit concert qui donne la pêche, avec un groupe joueur qui n’oublie pas d’envoyer la sauce entre deux conneries.

Ultra Vomit
Eux étaient plus qu’attendu au tournant c’est peu de le dire – surtout vu le monde devant la Main Stage à cette heure de la journée (autour de 13h). Pour faire simple, ils ont fait exactement ce que l’on attendait d’eux: dire de la merde entre les morceaux et enquiller les titres phares de leurs 2 derniers opus (manquait quand même à l’appel Keken). J’ai bien entendu eu mon traditionnel fou rire dès qu’ils ont joué La ch’nille.
Drôle donc mais un peu convenu voir même en roue libre tellement certaines vannes sentaient le réchauffé (et c’est un mec qui ne les a pas vu sur scène depuis 12 ans qui vous le dit).
For those of you who don’t speak french <= meilleure vanne du set.

CFH – C’est LE concert qu’il ne fallait visiblement pas louper, une foule qu’on ne voit normalement que pour les têtes d’affiche se pointant pour voir un groupe quasi local faire du Hanouna metal entrecoupé de blagues pourries.
Rien à reprocher au groupe, vu le peu de temps qu’ils avaient, ils ont assuré le boulot dans les grandes et les petites largeurs. Sans surprise, le dernier album a bien été représenté (à noter : aucun morceau de Mr Patate), et ça m’a permis de confirmer qu’il n’est pas au niveau d’un Objectif Thunes…
Et merde, en plus ils n’ont pas joué Keken, on est à la limite de la faute professionnelle là.

Phil Campbell & The Bastards Sons
Je voulais voir ce que Phil Campbell post Motörhead avait à proposer. Bah j’ai vu qu’il n’y avait pas grand chose à voir.

Igorrr
CFH – tant fan depuis des années, j’attendais vraiment de les voir pour la 1e fois en vrai, mais aussi avec un peu d’appréhension en sachant qu’il tournait maintenant avec un batteur live. Si j’aurais préféré entendre les vieux morceaux sans ajout, il n’y avait rien à reprocher au batteur, loin s’en faut. Ce qui est dommage par contre, c’est que je me suis dit à la fin qu’il faudrait un set vraiment plus long et dans un cadre plus intimiste pour vraiment apprécier Igorrr sur scène. Mais à part ça, ce fut la claque, même si fatalement bien trop court. Le jeu de scène des deux chanteurs est entre bizarre et hypnotique, avec des cris bestiaux pour la paire de couilles et une voix d’une pureté et d’une puissance incroyables pour la paire d’ovaires. On sent que les nouveaux morceaux marchent d’enfer sur scène (normal, ils sont un peu taillés pour), mais pour moi les deux meilleurs moments furent Moldy Eye et ce Tout Petit Moineau quasi-final d’anthologie, où la chanteuse m’aura collé des frissons et humidifié les yeux.
A revoir d’urgence dans un club de 300-400 personnes pour leur tournée en octobre, pour un effet maximal.

Bongripper
CFH – J’ai tenu un titre de loin, bicoze mauvais son et Valley qui dégueulait de peuple par toutes ses ouvertures. Dommage, parce que ça avait vraiment l’air abrutissant, dans le bon sens du terme. A revoir si j’en ai l’occase.

Nails
CFH –
Vous aimez votre death mélangé au grind ? Et/ou avec un supplément punk, voire hardcore ? Ou plus simplement, vous aimez quand ça rentre dedans sans aucune putain de finesse ? Eh bien vous êtes arrivés à bon port. Nails, ça joue vite, ça joue fort, ça appuie là où on ne veut pas que le médecin appuie. Je n’ai d’ailleurs pas tenu plus de la moitié du set, ce style de death/grind à ultra haute intensité ayant tendance à me fatiguer physiquement dans les fests, alors avec cette chaleur…
Mais pour les amateurs de bourrinage, ils ont été servis avec la finition bonus à la main, ils sont certainement ressortis aussi vidés que moi.

Skepticism
CFH – Le concert de l’étrange. Je ne les connaissais que par leur réput’ de groupe majeur dans le doom tendance funeral, et j’étais vraiment impatient de découvrir. Ce fut…spécial, entre un chanteur en gilet/nœud pap très très peu utilisé, un guitariste, un batteur pas vraiment au bord de l’apoplexie et un claviériste (qui jouait visiblement les samples des lignes de basse, entre autres). J’ai finalement décidé de m’allonger dans l’herbe sous la tente pour profiter de la musique, et j’ai eu un début de décollage, comme avec Electric Wizard mais dans un style différent. Au final, ce concert m’a laissé une impression globalement positive mais bizarre, il va falloir que je retente sur album. Ce groupe n’est certainement pas pour tout le monde, je ne sais même pas s’il est pour moi.

Decapitated
CFH – Une fois de plus on est dans la valeur ultra-bétonnée dans un fest, le genre de groupe qui ne va pas donner le concert du siècle, mais qui va immanquablement botter tous les culs à portée sans distinction. Et il n’y a pas eu d’exception à la règle cette fois-ci, malgré l’absence handicapante selon moi d’un 2e gratteux. Ça joue (très) vite et (très) bien, le chanteur tient parfaitement son rôle de frontman…et puis après tout, comment foirer un concert en jouant Spheres Of Madness ?

Ugly Kid Joe
J’ai eu du mal à me motiver pour y aller je l’avoue. Même si je les adore, la chaleur a failli me faire rester à l’ombre de notre tonnelle mais je me suis lancé et… quelle grande idée ce fut.
1. retour de Dave Fortman à la guitare (DAVE FORTMAN LES GARS!)
2. ils ont joué Funky Fresh Country Club *larmes de joie* – morceau tout droit sorti de leur tout premier EP et que je ne pensais pas voir en live un jour. Rien que pour ça c’était magique.
Le reste était en total roue libre tellement la machine est rodée mais punaise, c’était quand même vachement bien.

Chelsea Grin
J’ai vu de la lumière, je suis rentré.
Du Deathcore classique, efficace, bien fichu mais qui m’en touche une sans faire bouger l’autre.

Pretty Maids
Je faisais quoi là ? Ha oui! J’attendais pour la séance de dédicace d’Ugly Kid Joe.
Merci mais non merci, pas pour moi.

Steel Panther
Eu égard à ce qu’il m’a été donné de voir à Wacken lors de leur dernier passage, ce concert fut tout à fait correct. Moins bavard sans pour autant renier ce qui fait le charme du groupe et surtout une setlist axée sur l’efficacité ont plié l’affaire de fort belle manière.

Dee Snider
Twisted Sister n’existe plus, longue vie à Twister Sister.
M’est avis que nous n’avons pas fini d’entendre les classiques du groupe tant le projet solo de Dee Snider semble être un prétexte à exploiter le répertoire de son ancien groupe.

Primus
Encore un nom de coché dans la longue liste de groupes à découvrir lors de ce Hellfest.
Quand on ne connaît pas, ce qui est mon cas, c’est totalement whatzefuck mais c’est très très prenant. Les Claypool a une personnalité aussi fascinante que son jeu de basse et son attitude scénique. Je dois aussi admettre que sortir 
Wynona’s Big Brown Beaver en second morceau m’a bien aidé à apprécier le délire ambiant.

CFH – J’ai raté mon coup encore une fois niveau timing, et quand j’arrive malgré tout en avance devant la Valley, c’est trop tard : la tente est au bord de l’explosion, et je me retrouve relégué loin, très loin. En plus, quand Primus arrive enfin sur scène et commence à jouer, le constat est clair, j’ai un son dégueulasse là où je suis et aucun espoir de pouvoir m’approcher pour avoir mieux. Du coup, je m’en vais au bout de trois titres avec plein de regrets, parce que je pense que j’aurais vraiment pu rentrer dans le trip bizarre proposé par Les et ses amis dans de meilleures conditions. J’aurais par contre eu le temps de confirmer ce que tout le monde savait déjà : avec une basse dans les mains, Les est véritable alien, et sort des trucs complètement fous.
Et puis aussi, un gros point bonus pour les projections complètement azimutées sur scène, un groupe qui utilise Salad Fingers pour illustrer sa musique c’est certainement pas très courant, d’autant plus quand ça colle à merveille.

Wardruna
L’instant ésotérique de ce Hellfest. Difficile pour moi de décrire l’atmosphère qu’a dégagé ce concert tellement ce fut à des années lumières de ce à quoi je suis habitué. A la fois ailleurs et totalement présent, le groupe parvient instaurer cette ambiance si particulière avec ses instruments qu’on se laisse volontiers prendre au jeu. Pour le coup ça mérite d’être revu dans un cadre un peu plus intimiste pour pleinement en profiter.

Aerosmith
Autant la première fois au Hellfest j’avais trouvé ça pas trop mal, autant là j’ai eu la sensation de me trouver face à une maison de retraite à paillettes. Batteur sous perfusion, Tyler qui en fait des caisses pour cacher le playback et j’en passe. Heureusement que le son était somptueux et qu’il y avait un catalogue de hits intemporels pour éviter la débâcle parce que sans ça… Non bah en fait c’était la cata. Living On The Edge massacrée, Love In An Elevator défigurée et j’en passe. Messieurs il faut savoir s’arrêter, genre maintenant.

Opeth
Je suis allé voir Opeth en attendant DeafHeaven. Comment dire? Si c’est pour faire ça, autant que ce bon Mike arrête définitivement le chant Death vu ce que ça a l’air de l’emmerder. Sinon bof.

CFH – Je savais que le groupe que j’adorais était aussi mort que la voix death de Mikael, mais j’en avais entendu des échos positifs en live dernièrement, et je voulais vérifier par moi-même sans trop y croire.
Passons par les points positifs : Le son était vraiment excellent, et ça jouait vraiment super bien, les mecs sont quand même des zicos de premier ordre. A noter aussi, de fort belles lumières sous l’Altar. Voilà.
Maintenant, les points négatifs…on sait bien que Mikael n’en a plus rien à foutre du passé death (voire simplement metal) du groupe, mais il a poussé le foutage de gueule assez loin, en répétant des paroles en double sur Heir Apparent et Ghost Of Perdition. Et c’est pas juste le coup des paroles, pendant les chansons avec death, tout montrait dans son attitude qu’il expédiait les affaires courantes sans conviction. Puis sa voix death est vraiment devenue pitoyable, dire qu’il a eu la voix death la plus impressionnante au monde dans ce qui semble être une autre vie. Bref, j’ai fini par m’allonger dans la tente d’à côté en attendant le concert suivant.

Apocalyptica
Comme Opeth ce n’était pas ça, je me suis aventuré devant les Main Stage pour… je ne sais pas en fait. J’attendais encore Deafheaven. Et donc là, tout est dans le nom. Plus ça va, plus ce groupe est dramatique en live. D’un chiant absolu.

CFH – Après avoir bataillé comme un mort pour avancer pas par pas, je me suis retrouvé à 30 mètres de la scène, pile en face, dans un espace de 5 mètres sur 2 avec des gros creux dans la foule…va comprendre.
Alors oui, je comprends que le groupe voulait fêter les 20 ans de leur premier album où ils ne reprenaient que du Metallica, mais j’étais moyen chaud à cette idée, préférant nombre de leurs morceaux perso, voire d’autres reprises (la tuerie Inquisition Symphony, par exemple). Leur set ne décollera que vers le milieu, quand le batteur débarquera enfin sur scène pour lancer le fameux break de One, mais à partir de ce moment les choses ne feront que s’améliorer. On aura même droit à un Battery furieux, avec les archets de deux des violoncellistes qui commencent vraiment à prendre cher.
“Quand soudain, c’est le drame !” pour citer Vincent Marronnier : après un Seek and Destroy supposé être final, le groupe discute dix secondes avec l’orga et reviennent pour dire “finalement, on a encore le temps pour une chanson”, et commence Nothing Else MatterzzzzzZZzZZZZzzzZz. Un des violoncelles déconne pendant le morceau d’ailleurs, et au bout d’un moment le violoncelliste balance son archet et se casse, visiblement pas d’humeur joyeuse.
Ils avaient commencé mou du gland, le batteur avait permis de mettre un bon coup de fouet, et ils ont tout salopé comme des grands. Bravo.

Deafheaven
La grosse découverte de ce Hellfest. Avec ses 4 autistes mais surtout son chanteur possédé qui gesticule tout en assurant un chant Black d’excellente facture, les mecs ont assuré une prestation de haute volée avec en plus une ambiance musicale prenante.
Le set de Black Metal du jour et de loin le meilleur concert du jour.

Kreator
Aperçu de loin pour conclure la journée. Ca avait l’air correct mais j’avoue ne pas avoir accroché. La faute à DeafHeaven qui venait de me casser les genoux.

CFH – Le père Petrozza n’était pas là pour déconner, et a mis les petits plats dans les grandes gueules : décor de scène ultra chiadé avec écrans intégrés, peinture démoniaque, son de bâtard…et il maîtrise son sujet sur le bout des doigts, son thrash ultra efficace faisant mouche à tous les coups. Malgré l’heure bien tardive le groupe était au taquet, techniquement (quelle paire de gratteux !) et dans l’énergie c’était irréprochable, et je n’ai pas eu l’impression de revoir exactement le même set que par le passé, comme cela fut le cas précédemment.
C’est à regret que j’ai dû partir avant la fin, mon corps me faisant comprendre aimablement que ces conneries-là n’étaient plus de mon âge après une journée sous le cagnard.
N.d.R. : mec je suis plus vieux que toi, respecte toi un peu #trollolol

Dimanche 18

Emptiness
CFH – Un groupe dont j’avais eu de bons échos il y a fort longtemps, et dont j’avais cru comprendre qu’ils donnaient dans le metal extrême option couillu. C’est donc avec surprise que je me retrouve face à un groupe qui joue du metal plutôt lent, basé sur les ambiances, bref loin de l’idée que je m’en étais faite. Et très franchement, je n’ai pas réussi à accrocher. Ça mériterait que je lui redonne sa chance sur album, mais là comme ça, dans le cadre “3e jour de surchauffe, concert à midi”, ça n’a pas fonctionné du tout.

Ghoul
Après leur set au Netherlands Deathfest, c’est peu de dire que je les attendais. Hélas le groupe a eu du mal à installer son délire et la longueur du set les à pénaliser. En a résulté un set très bon musicalement mais très en dessous de leur prestation hollandaise. Petite déception.

CFH – On m’avait vendu Ghoul comme les fils spirituels de Gwar, avec force liquides sanguinolents balancés, tripes répandues, accoutrements et personnages tordus. Avant même le début, le “ah, ils n’ont pas bâché les retours, ce sera moins fou que prévu” n’annonçait pas du tout bon…et malheureusement, ce sera ce qu’il se passera. Amputés d’une partie de leur bordel foutraque, leur concert manquera clairement de folie, et les quelques effets de scène présents feront trop cheap pour vraiment sauver la mise. C’est dommage, parce que musicalement c’est très sympa et efficace sans être révolutionnaire, on sent bien qu’avec une mise en scène plus jusqu’au-boutiste ça poutrerait violent, mais malgré toute la bonne volonté du groupe le tout tombe à plat.
Ceci dit, je leur donnerai volontiers une seconde chance s’ils repassent un jour près de chez moi. Et je penserai bien à prendre un tshirt auquel je ne tiens pas spécialement.

Regarde Les Hommes Tomber
Contrairement à Ghoul qui a eu du mal, nos frenchies ont confirmé leur set du NDF avec un concert de haute volée lors de ce Hellfest. Ambiance, chant, son tout y était et ça a déboîté bien comme il faut. Sur album j’ai du mal mais en live je re-signe sans broncher.

CFH – Le groupe s’est fait un petit nom dans le black metal français, c’est donc à un horaire relativement correct et sous une Temple bien garnie que le concert démarre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe a marqué des points, beaucoup de points. Malgré le plein soleil dehors et l’effet limité des jeux de lumières, le groupe a une vraie présence sur scène (même s’il y a un je ne sais quoi qui m’a gêné avec le chanteur, sans pouvoir pointer quoi), et leurs ambiances sombres/mélancoliques imprègnent le public et ne retombera pas de tout le concert. J’aurais clairement pris un petit supplément, leurs 40 minutes sont passées bien vite, et vu la réaction du public à la fin j’étais loin d’être le seul à le penser. Un des meilleurs concerts du fest.

Hirax
Le pif gagnant du jour! J’y suis allé 100% par hasard et la claque! Du Thrash à la papa qui tartine juste ce qu’il faut, un chanteur qui fait le chaud et le show, c’est tout ce qu’il faut pour passer un bon moment. De là à dire que je vais me taper toute la disco il y a un monde mais en live c’est quand vous voulez.

Ghost Bath
Toujours par curiosité, petit stop devant Ghost Bath. Bonne surprise, le Black tendance très dépressive des américains passe plutôt bien. Je ne m’en taperai pas des heures mais en live ça fonctionne bien voir même très bien. A vrai dire ça fonctionnerait encore mieux de nuit en plein air sur une toute petite scène. Découverte sympa.

Beyond Creation
Vous connaissez la chanson: lumière, entrer tout ça… bon bah là j’aurai mieux fait de m’abstenir. Quand j’ai vu le logo et les mecs débarqués avec leurs guitares quasiment sous les bras, je me suis dit « ha tiens  ça sent le déluge de note sur fond de Brutal Death ». Ca n’a pas loupé. Guitares et basse en taping dès le début, avalanche de notes tout azimut, n’en jetez plus c’est pas pour moi.

Arkhon Infaustus
Chiant… Mais chiant… Mais d’une force… Pourtant sur le papier ça vend plutôt bien mais alors sur scène OUCH.

CFH –  J’y vais en tant que curieux, n’ayant jamais été un grand fan du groupe, mais appréciant quelques chansons dans leur discographie. Quand j’arrive après avoir loupé la 1e chanson personne n’est là pour rigoler sur scène, ça balance la purée avec rage et sans grands discours. Si l’exécution est irréprochable, je n’y ai pour autant rien vu de bouleversant : c’est du black/death bien violent et très efficace sur tout le long du concert, mais perso je ne me vois pas acheter mon billet non plus s’ils passent près de chez moi. Les aimeurs aimeront, les détesteurs détesteront, les non réfractaires à ce style auront passé un bien bon moment.

Devildriver
CFH – Grand habitué des Hellfest depuis leurs débuts, le père Dez revient poser ses valoches une fois de plus sur la Mainstage, cette fois avec son groupe principal (et non sa vache à la…son précédent groupe Coal Chamber) pour balancer une bonne dose de metal moderne. Comme d’habitude avec Devildriver, il n’y aura aucune surprise nulle part, ce sera 100% efficacité et c’est de la musique taillée pour se défouler sur scène comme dans la fosse. Oui, mais. Ce que j’ai pu voir il y a quelques mois au 70000Tons se confirme, la voix de Dez commence à sérieusement manquer de jus, et il parlera plus qu’il ne chantera sur de nombreux passages. De même, pour ceux qui ont pu voir DD sur leurs débuts, la formation actuelle n’a ni le charisme, ni la patate des premières incarnations du groupe.
En bref, ce fut un bon, voire un très bon moment, mais qui commence malgré tout à sentir le début de la fin.

Nostromo
Dire que les helvètes étaient attendu relève de l’euphémisme.
Foule ultra compacte, le couteau entre les dents et n’attendant que le top départ pour tout casser. Quand le top fut donné, la guerre fut déclenchée sur et hors de scène. Un monstrueux carnage avec le son qui va bien. Un set absolument fabuleux de hargne.

Prophets Of Rage
L’idée de voir ces mecs là ensemble me mettaient dans tous mes états mais ce que j’en avais entendu jusqu’à présent me sauçait assez peu. C’était sans compter sur les 2 frontmens de luxe que sont Chuck D et B Real. Bordel Chuck D, ce dieu vivant du Rap US, te tient un public comme personne. B Real c’est moins ça mais il capitalise sur sa popularité. Ok ce n’est pas De La Rocha en terme de puissance scénique mais pour une fois, on va arrêter de cracher dans la soupe. Alors oui les tempos sont ralentis pour s’accorder au flow des 2 zozos mais ça reste RATM aux instruments! Et ça le fait méchamment.
Chacun aura son petit moment à lui pour passer en revue les hits de son catalogue, Insane In The Brain notamment pour B Real ainsi que l’inattendu Jump Around d’House Of Pain. On a aussi pu constater l’inculture musicale général quand Chuck D a balancé son Fight The Power ainsi que BRING THE NOISE (BORDEL LA PUB GRATOS merci mec! Des bisous!) sur lesquelles quasi personne ne bougeait – sauf un connard à casquette avec son appareil photo en bandoulière *AHEM* Grand moment également, une version entièrement instru de Like A Stone d’Audioslave à la mémoire de Chris Cornell – fabuleux.
Bref.
Côté RATM, les loulous ont sorti les classiques et mis le dernier clou dans le cercueil avec un Killing Ing The Name d’anthologie que j’entendrai de loin bicoz Scour jouait en même temps.
Prophets Of Rage, le seul headliner qui a tenu son rang.

CFH – Je loupe une grosse partie du concert, prendre une douche étant devenu une question de survie plutôt que d’hygiène à ce stade. Et c’est de l’extérieur du fest que j’entends au loin “Insane In The Brain”, entre autres…pute.
J’arrive pour le dernier tiers (quart ?) du concert, ce qui fait que je profite surtout des reprises de Rage Against The Machine. Et très franchement, ça laisse à désirer, surtout quand on a déjà vu Zack tout défoncer sur scène avec la formation originelle – sans compter que, comme lors de la fois où j’avais vu la formation initiale, la batterie est vraiment décevante et manque de groove, quand elle ne se foire pas carrément sur les sorties de break. Ce qui est vraiment dommage, tant les morceaux en eux-mêmes ont passé le test du temps sans prendre une ride, mais B-Real niveau énergie, ben…c’est pas ça. Pour ceux qui auraient vu RATM en formation initiale et qui se demandaient si ça valait la peine de se déplacer pour Prophets Of Rage, je répondrais “non” sans vraiment hésiter.

Scour
Anselmo au Hellfest c’est un classique. Au début c’était sympa, maintenant c’est un peu comme le tonton bourré qui emmerde tout le monde aux repas de famille.
Donc Philou nous a fait du Philou, il en faisait au minimum des kilotonnes malgré le fait qu’il lise ses paroles. Musicalement c’était assez moyen mais le public de fans ultra hardcore présent ne lui en a pas tenu rigueur. Le seul moment où ça a été bien c’est durant la reprise de Stronger Than All qui a conclu le set.

Emperor
Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu. Anthems en entier avec quelques bonus à la fin, un son monstrueux, des lumières de qualité, Emperor a fait du Emperor. Et avec la manière.
Le set de Black Metal du jour.

CFH – Ils repassent par le Hellfest, font des concerts d’adieu puis des concerts évènements à intervalles réguliers depuis des années, à tel point que ça va finir par se voir un jour…s’ils avaient gardé le maquillage des débuts, on aurait presque pu confondre avec KISS.
Bref, cette fois-ci c’est pour les 20 ans d’Anthems… que le groupe revient, et va jouer l’album en intégralité sous la Temple, ayant préféré un concert plus intimiste que la Mainstage d’il y a 3 ans pour les 20 ans d’In The Nightside Eclipse. Autant annoncer la couleur de suite, je trouve Anthems chiant sorti de quelques rares moments, je n’ai jamais pu accrocher à la direction pompeuse qu’Ihsahn a donné au groupe suite à Nightside. Par contre, la première minute de Ye Entranceimperium est très certainement la meilleure minute de l’histoire du black metal, et autant dire que ça s’est confirmé sur scène, putain, cette tarte en pleine gueule. Pour la 1e fois en trois jours on a vraiment des lumières exceptionnelles sous une tente, Trym a repris le siège de Faust derrière les fûts (et c’est plus la même, quelle machine !), ce riff d’Euronymous suivi de cette accélération de bâtard accompagné par des jets de flammes, raaaah !! Pourquoi cette chanson a été gâchée par ces voix claires et passages lents inutiles, enfin bref. Arriva ce qui devait arriver, au bout de 3 chansons je m’ennuie et pars me positionner pour Coroner sous la tente Altar à côté. C’est presque dommage que je n’accroche pas à Anthems, parce qu’entre les lumières, le son impeccable, le groupe qui est bien dedans (même si Samoth semble un peu ailleurs) et le public au taquet, le concert est une bonne tuerie, les fans d’Anthems ont dû enchainer les orgasmes. Puis ce final sur I Am The Black Wizards/Inno A Satana, c’est quand même quelque chose. Ce qui fait mal quand même, c’est de se dire qu’on avait les ¾ de Zyklon sur scène, si jamais eux se reforment au lieu de continuer les “one-off” avec Emperor c’est comme ils veulent, quand ils veulent.

Coroner
Tout comme Emperor, Coroner est une valeur sûre en live. Une fois de plus les suisses ont sorti un set de grande qualité malgré quelques pains à la guitare. Ca lattait certes mais quand même bien moins qu’au Fall Of Summer.

CFH – Leur prestation en 2011 m’ayant foutu une grosse claque, j’étais plus qu’impatient de retrouver le trio assassin en quasi-clôture du festival. Bis repetita, ce fut encore une fois une leçon de thrash technique qui, des décennies après, sonne toujours limite avant-gardiste. Et le groupe n’est pas du genre à se contenter du minimum syndical, en plus de jouer à la perfection des morceaux assez exigeants, la présence scénique et l’énergie mise ne baissera pas d’un iota durant tout le set. Inutile de faire traîner en longueur ce report, il y a deux choses très simples à retenir : –tuerie dans le top 3 de l’édition 2017 –ALLEZ LES VOIR

Linkin Park
Oui j’y suis allé, plus pour voir que par conviction. Que dire? Le son était bon mais il n’y a, selon moi, que ça à sauver. Un groupe statique sans aucune âme, Chester qui tient le devant de la scène avec le charisme d’un mollusque sous skénan. Même les classiques ont été savaté. Après il ne faut pas s’étonner qu’une partie du public gronde. Même si je cautionne pas le lancé de pichet sur le loulou, faire le gros bras quand t’es sur scène en disant au lanceur de venir s’expliquer avec toi quand t’as 50 gorilles derrière et faire ensuite sa chouineuse sur Twitter c’est assez pathétique. A l’image du set.

CFH – Entendu à mon corps défendant un peu plus de 2 chansons, pendant que j’attendais de me faire servir au bar. Eh bien putain, en 12 ans de Hellfest, je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi à chier, ce concert de la honte totale. Pourtant, des trucs de merde, j’en ai vus à Clisson : Bring Me The Horizon, Avenged Sevenfold, Mass Hysteria, In Flames…mais là, un nouveau standard est en place. Niquez-vous.
N.d.R. : t’as oublié Five Finger Death Punch

Perturbator
Le fest avait débuté par un set aussi inattendu qu’excellent (Gégé), il se conclue avec un set très attendu et néanmoins excellent avec une espèce de son de bâtard et sans discussion possible les meilleurs lights du fests. Incroyable qu’un mec avec 2 claviers et un sampler démontent tous les groupes de méchants tatoués l’ayant précédé. Certes je lui préfère – et de très loin – Carpenter Brut aussi bien en live que sur album… mais putain quelle tuerie.

CFH – J’étais tout sauf partant pour finir là-dessus, vu que sur papelard c’est un putain de répulsif pour moi. Mais je suis faible, et je me suis laissé convaincre par un compère qui m’a garanti que sur scène, ça le faisait VRAIMENT. Bon OK, on va laisser sa chance au produit.
Et, si je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé, j’ai malgré tout passé un bon moment, ce qui est déjà assez extraordinaire en soi vu le postulat de depart. C’était assez bizarre d’avoir une silhouette encapuchonnée avec le jeu de scène de Flat Eric, mais les lumières absolument démentes l’ont complètement fait oublier.

J’ai essayé depuis sur album et je n’accroche pas, mais l’expérience vaut vraiment le coup d’être tentée en concert.

Dépôt de bilan

Nous voici donc à la fin de ce Hellfest 2017 avec un résultat pour le moins mitigé. Le seul headliner à avoir tenu sont rang se sont les Prophets Of Rage, le reste à osciller entre le calamiteux et le très moyen. Sur les autres scènes il y a eu de bonnes choses mais globalement rien de fou.
L’ambiance est toujours bonne mais le monde et le côté Disneyland de l’endroit commence à devenir pénible. Même les gars de la sécu disent qu’ils regrettent le public « de vrais métalleux » des débuts c’est vous dire.
Les meilleurs sets du fest’ auront été Gérard Baste et Perturbator, tout sauf du Métal. Un comble.
Au concours du t-shirt qui sert à se faire remarquer, notre gagnant est cette année celui qui portait cette belle maxime: « les couettes sont le guidon de la levrette ».

Probablement le Hellfest de trop de mon point de vue. Ca fait un moment que je le dis mais là, je pense que quelque chose c’est cassé. Nous sommes unanime sur le sujet et il faudra vraiment un truc de ouf malade l’an prochain pour nous y revoir.
A l’année prochaine pour Green Day et SOAD headliners. Et Metallica sur un malentendu.

 

Salutations à tous les gens croisés au cours des 3 jours: les vieux de la vieille que je ne vois qu’une fois par an dans le photo pit, les gentils messieurs de la sécu sous l’Altar et la Temple & my man Alex Stafford (GO GREEN BAY) – et ceux que j’oublie.

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