Fury Fest 2005

En 2005, au Fury Fest il y a du nouveau. Un premier jour manqué pour raisons pro, + de groupes, + de monde, + d’ambitions et + d’emmerdes mais on y reviendra plus tard. Au chapitre nouveauté il y a aussi une troisième scène: la forum stage. En plus de la Velvet plus petite (plus connue sous le nom de chaudron / étuve / sauna / hammam / endroit où il fait très chaud) et de la Main, entrée dans la légende l’an dernier lors du set de Slipknot, et réputée pour la qualité de son son. Ce cru 2005 a donc tout pour plaire, mais le ramage est-il à la hauteur du plumage?

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Samedi 25 juin

C’est donc motivé à que j’attaque cette seconde journée, riche en rebondissement, surtout du côté de l’orga, avec des accréditations qui sont valables sans l’être, des groupes qui disparaissent des plannings pour réapparaître plus tard… ou pas. Bref c’est le grand souk… et pourtant on nous avait prévenu mais place à la musique, puisque après tout c’est pour ça qu’on est là.

Velvet Stage

ZAO

Sur scène c’est bien en place mais ça a l’air de ne pas trop remuer, bref au bout d’un titre je pars sans regret. A noter que le public peu nombreux s’explique par un set avancé, et qui en plus sera amputé de plus de la moitié !! Bravo.

BLEEDING THROUGH

Leur prestation m’avait déçu en début d’année à l’Espace Curial, mais comme ça restait un grand moment de poésie je me devais d’assister à quelques titres au moins. Et d’entrée de jeu, aidés par un son relativement bon (sauf qu’une des grattes a pas voulu partir avant le milieu de la première chanson), on voit que le groupe a la hargne : Brendan fait son entrée par une galipette avant de balancer direct Love Lost In A Hail Of Gunfire, les autres sont au taquet à l’image du bassiste rabaissé et Sweet Vampirous derrière permet au batteur de s’échauffer au blast. On aura droit à un nouveau titre au chant mélodique parfaitement tenu par Brendan, et pas à dire Revenge I Seek reste toujours un bon moment de carnage dans une fosse où le KDS est de rigueur. Etant fatigué je ne reste pas jusqu’au bout, mais très bon moment.

Forum Stage

DARK TRANQUILLITY

J’avais loupé une bonne partie de leur concert lors de leur tournée avec Kreator, donc là je suis idéalement placé pour constater que le gratteux à locks est une masse, que le bassiste a la grande classe avec son tshirt MILFHunter, que Mickael Stanne a un charisme extraordinaire et est en pleine forme ce soir.bref, que Dark Tranquillity a donné à l’aise un des tout meilleurs concerts du Fury 2005. Le public ne s’y est pas trompé, la salle est remplie à craquer et le groupe sera acclamé très longuement quasiment entre chaque morceau, ce qui ira droit au cour d’un Mickael très joueur. Le groupe ne jouera que du gros et pas de chant clair (ou ptêtre sur une chanson, j’en suis plus sûr mais je crois pas), j’arrive trop tard pour voir du Projector live.mais pas de déception bien au contraire, leur death mélodique est parfaitement retranscrit et déclenchera la folie dans la fosse à plus d’une reprise. Le groupe fait vraiment une sortie triomphale et Mickael aura du mal à décoller de la scène à la fin. Les réactions à la sortie du concert sont unanimes : tout le monde est scié, toute concurrence éclatée (pour l’instant du moins). Un grand moment, malgré le son à rendre sourd Beethoven.

Main Stage

H2O, TERROR, MADBALL

N’étant pas fan de ces groupes et ayant observé quelques titres chacun de ces groupes, j’en ai pensé en gros la même chose d’où ce regroupement : sur scène c’est hyper efficace, et même bien violent (un peu moins pour Madball) et le public est aux anges. Les fans sont à bloc et l’énergie dégagée aussi bien sur la scène que dans la fosse est énorme. A chaque fois un bon moment, mais rien de bien marquant pour moi – ceci dit je ne peux que reconnaître la qualité de ces valeurs sûres.

TERROR

Encore du Hardcore au programme, j’ai tout de même décidé d’aller jeter un oeil au set de ce monument du style qu’est Terror pour ma culture musicale et pour satisfaire ma curiosité. Çà a la pêche, ça envoie, c’est dansant etc… mais c’est pas mon truc. Anecdote amusante tout de même, pendant le set, deux joyeux coreux ont réussi à grimper aux passerelles au niveau du plafond de la salle pour mosher tranquillement. Ceux-ci ont finalement vite été rejoint par un mec de la sécurité pour finalement redescendre sur la terre ferme aprés cette amusante escapade aérienne.

KREATOR

C’est ultra carré, efficace mais les ayant déjà vu peu de temps auparavant et la fatigue aidant je suis assez vite lassé ; un retrait stratégique vers un américain steak/ketchup s’impose. Bien à voir une fois au moins, mais pas deux avec peu d’intervalle.

MEGADETH

Sur album la voix de Dave me bloque pas mal, je m’attendais à regarder quelques titres pour l’histoire et puis finir bien sagement sur le côté – GRAVE ERREUR. Dark Tranquillity, qui avait jusque-là donné le meilleur concert de tout le festival, est laissé loin derrière. Le concert sera tout simplement impérial, entre une setlist énorme (A Tout Le Monde gueulée par une salle chauffée à blanc, Peace Sells, Symphony, Trust incomparablement mieux sur scène que sur album..), des musiciens monstrueux avec mention spéciale aux frères Drover -batteur et gratteux- pour la solidité de la rythmique et le toucher guitaristique valant bien celui d’un Friedman. Sans parler de Mustaine qui, devant l’accueil monumental qui lui est réservé, passera de réservé à un sourire de plus en plus large à mesure que le concert se déroule. Son chant passe bien mieux en live, et à noter que si le bonhomme est passé près de ne plus pouvoir jouer, on a du mal à le croire – le voir sur Holy Wars renter cette putain de rythmique tout en chantant, et même se lâcher totalement et headbanger pour la seule fois du concert pendant le solo ( !!!), s’en serait presque écoeurant. Là aussi c’est l’ovation presque entre chaque titre, et à la fin Megadeth au complet viendra saluer le public qui aura été à bloc derrière le groupe qui le lui a bien rendu. Une véritable mandale, d’autant plus forte que je ne l’attendais pas. Énorme !!!

C’est sur les rotules que nous quittons le site en direction de… notre cher et tendre hôtel pour une douche bénie des dieux et un nuit d’un sommeil réparateur dans un bon lit… ou sur un matelas à même le sol *ahem* histoire de repartir du bon pied le lendemain matin car le programme du dimanche est tout simplement dantesque!

Dimanche 26 juin

On prend les mêmes et on recommence mais… today is the day. Ca va blaster dans les chaumières et malgré l’orage matinal, on se prépare à avoir chaud dans tous les sens du terme.

Velvet Stage

ILL DISPOSED

La prestation la plus alcoolisée du festival. Le groupe se met en place, et joue sans le chanteur pendant une bonne minute. Et finalement, on voit une espèce de gros nounours se pointer sur scène avec des binouses à la main, s’en siffle la moitié d’une d’un trait et prend le micro pour envoyer la sauce ! On comprend assez vite le surnom « Subwoofer », effectivement ça fait remuer l’intestin quand il pousse dans les graves ; et derrière ça tabasse assez violemment. Le truc, c’est que partir de scène (tout en continuant à chanter) pour revenir avec des binouses à la main et parler avec une voix chargée au houblon c’est marrant, mais la qualité de leur prestation scénique subit. Le groupe se fera écourter son set, et après avoir demander un majeur bien mérité pour cette organisation foireuse (une fois de plus, Jeff est passée à la trappe), ils balancent un dernier morceau avant de partir. Un concert pas vraiment mémorable, mais bien sympa malgré tout. Buvez danois !

BEHEMOTH

En arrivant à la Velvet Stage j’ai réalisé que j’aurais mieux fait d’arriver plus tôt, le concert n’est même pas commencé que la salle déborde de monde (quelle idée d’avoir fait joué un groupe comme Behemoth sur la Velvet stage aussi…). Heureusement j’ai quand même réussi à me frayer un chemin tant bien que mal vers un petit espace à peu potable au fond de la salle. Quelques petites minutes plus tard le groupe fit son entrée sur scène et nous voilà parti pour un peu plus d’une demi heure de « rouleau-compréssage » Black/Death (de plus en plus death et de moins en moins black d’ailleurs). Le groupe a enchainé les tueries nucléaires extraites de ces 4 derniers albums, jugez plutot : Sculpting the throne ov Seth, Conquer All, Antihristian Phenomenon, As Above So Below, Decade Of Therion, Demigod, et Chant For Eskhaton 2000. Vers la fin du set, Nergal, en grande forme ce jour là d’ailleurs, nous même fait le plaisir de revêtir sa superbe combinaison tout droit sortie de Dragon Ball Z et son splendide casque de gladiateur, amusant mais vu la chaleur dans la salle j’ose même pas imaginé ce qu’il a du endurer pour tenir toute un morceau comme çà. Un très très gros show donc que nous ont livré les Polonais et il me tarde de les revoir en Septembre en compagnie de Nile et Hate Eternal (payes ton concert de bûcherons).

AMON AMARTH

Je ne resterais que trois titres, vu qu’un connard videra plusieurs bouteilles de flotte en arrosant la fosse alors que pour une fois il ne faisait pas chaud. Je suis trempé en train de prendre froid (idéal pour une crève trois étoiles) et ça finit tellement par m’énerver que soit je me cassais soit je lui enfonçais mon poing dans la gueule – merci à cet enculé qui m’aura fait rater un bon concert.parce que j’ai eu le temps de voir avant qu’il me le pourrisse que sur scène c’est du très lourd : présence scénique, morceaux épiques et violents, chanteur avec de la prestance * sic *, c’était très bien avant l’autre merde. Dommage.

Forum Stage

C’est simple, la fatigue aidant je n’arrive plus à supporter ce son de merde et je n’irais voir que quelques bribes des groupes qui y passeront (pas plus de trois morceaux). Donc façon expéditive :

BLACK BOMB A

J’aime pas, je trouve leur musique inintéressante, ça a l’air de bien bouger mais pour ce que ça m’accroche.je passe.

NAPALM DEATH

Son totalement à chier de là où j’étais, regrettable parce que leur réputation de rouleau compresseur scénique est totalement justifiée sur ce que j’en ai vu. C’est hyper violent et Barney vocifère tout ce qu’il peut, ça fout vraiment la pêche mais je ne veux pas non plus devenir sourd. Autre groupe à revoir dans de meilleures conditions.

SAMAEL

Samael au Fury Fest ou les chocolatiers au pays des rillettes. D’entrée de set, première constatation, la Forum Stage et son son catastrophique ne faisait vraiment pas bon ménage avec le metal indus des Suisses. Hormis ceci, le set du groupe fût vraiment très sympathique avec de l’énergie à revendre, notamment chez le bassiste. Le groupe s’est logiquement concentré sur ses 3 derniers albums et en particulier le petit dernier Reign Of Light avec la chanson éponyme, Inch’Allah et son refrain ravageur, Oriental Dawn, Telepath et Moongate. On peut, toutefois regretter un petit manque de communication avec le public mais çà ne reste heureusement qu’un détail.

THE MISFITS

VRAIMENT pas pour moi. En plus je m’attendais à un look façon grande époque, ç’aurait au moins pu être distrayant.même pas, à part le chanteur z’ont tous l’air vaguement normal. Au revoir.

Main Stage

ULTRA VOMIT

Il est tôt mais le public a répondu largement présent pour profiter de la folie (avancée de plus d’une heure) des Nantais qui, s’ils n’auront pas le temps de pousser trop loin les délires, va faire plier toute la salle et donner la pêche à tout le monde. « Bouba » sera jouée deux fois en 5 minutes, le chanteur est looké façon écolier (cravate, chemise, short, le tout vaguement à la Angus Young) et n’oublie pas de rendre hommage à Manowar, remercie Slayer et Motörhead d’avoir accepté de venir sur scène avec eux, fera gueuler « I like to vomit ! » à tout le monde sur l’air de « I like to move it » (les années collège, rappelez-vous), serivra en morceau final la tuerie Judas Prost.mais le meilleur moment du concert sera de très loin la glandiose reprise du générique de « Max et Compagnie », à se rouler par terre. Ça se prend pas la gueule, ça fout la patate (hin hin) pour la journée, du tout bon !!

EPICA

Je suis resté sur l’insistance de certains afin de vérifier que la chanteuse était bien la bonnasse qu’ils nous décrivaient et effectivement, on a bien envie de lui éclater la tulipe à cette hollandaise. Et à part ça ? Bof, ça joue du heavy me rappelant Nightwish et plein d’autres groupes, c’est très peu original et pas dans mes cordes.un dernier coup d’oeil à son cul et je pars. Ceci étant de loin ma review la plus constructive.

SOILWORK

J’avais quitté le groupe sur deux concerts bien mais pas top, c’est donc sans me presser que j’arrive quand le show a déjà commencé – et je vais le regretter. Parce qu’aujourd’hui Soilwork a la pêche, notamment Bjorn « Speed » qui sera irréprochable au niveau du chant aussi bien clair que gueulé, loin des fois où il s’essoufflait très vite. Le groupe bouge pas mal derrière, surtout le bassiste intenable et poseur (au sens propre) comme pas deux, et Dirk assure une prestation concentrée mais absolument parfaite confirmant sa place parmi les tout meilleurs batteurs mondiaux. Speed lui passera d’ailleurs le micro, avant de repartir sur un As We Speak superbe.je pensais partir vite fait pour ne pas louper Behemoth, ce sera raté mais je ne le regrette pas vraiment. J’aurais presque dit « pas du tout », si Behemoth n’était pas aussi immense en live.très bonne surprise.

IN FLAMES

Je m’attendais à les voir pour pouvoir tirer une croix définitive sur le groupe – MONUMENTALE ERREUR. J’ai eu droit à du grand, du très grand In Flames qui m’a totalement réconcilié avec eux concernant la scène. La setlist était trop axée à mon goût sur les derniers albums (normal, pas beaucoup de temps de jeu sur un fest à cette heure – et pas de Behind Space, ARG), mais même Only For The Weak que je n’aime vraiment pas passera toute seule. C’est limite l’état de grâce, et la salle remplie à mort ne s’y trompera pas et leur réservera un des 2-3 meilleurs accueils de tout le Fury. D’ailleurs pour Bullet Ride qui sera jouée en 3 e ou 4 e position, Anders demandera qui connaît les paroles.et après un type qui s’est dégonflé, un autre monte finalement sur scène pour qu’Anders lui file son micro et le laisse chanter tout seul face au public !! Chapeau donc à toi, illustre inconnu car si ton chant clair était pas forcément génial la voix death était très valable, et pas un trou de mémoire dans un moment de panique – au contraire t’étais bien à l’aise. Bref.au moment de partir tout le public gueule pour un rappel, mais évidemment dans un festival ce n’est pas possible ; pour un peu j’en avais les boules, ils auraient pu durer une heure et demie sur cette lancée je restais scotché devant. Encore mieux qu’une excellente surprise, un deuxième coup de foudre d’autant plus fort que j’avais déjà préparé le cercueil. Magnifique.

OBITUARY

Si je dois citer une seule déception pour ce Fury je citerais Obituary. Peu aidés par un son mal réglé, le groupe entame par un morceau que j’ai trouvé assez peu approprié, pas très rapide et un peu trop long. Et même si le charisme des frères Tardy est certain, leur musique devient vite très répétitive pour moi et je finis par sortir beaucoup plus tôt que je ne le pensais, foirant « I Don’t Care » – si jamais ils l’ont jouée. Dire que j’avais failli payer pour ne voir qu’eux en octobre l’année dernière.je l’aurais eu mauvaise. C’est vraiment pas un mal de m’en être rendu compte en festival à la limite.

DIMMU BORGIR

Aidés sur leur tournée des festivals par Tony Laureano (qui à part le corpsepaint n’a pas changé depuis Nile : inhumainement rapide, technique et régulier), le groupe se met en place sur Vredesbyrd qui n’était pas vraiment très appropriée à mon goût, trop longue et pas assez directe pour une entame de concert. Mais à part ça il n’y a pas grand-chose à leur reprocher, Dimmu fera un très bon concert malgré l’accueil relativement poli mais sans plus de la majorité du public (même si évidemment des fans se feront bien entendre). La prestation est ultra carrée à tous les niveaux et notamment Simen sera dans un grand soir, son chant clair m’impressionnera vraiment pendant qu’il continuera d’assurer des lignes de basse pas vraiment évidentes. Le seul reproche que je pourrais leur faire est un point de vue personnel, trop de chansons des deux derniers albums qui se sont engagés dans un style qui ne me parle pas ; mais pour les fans de ces albums le concert devait être dantesque. Et puis, comment leur en vouloir après ce final explosif sur Mourning Palace ? Là le public se réveillera vraiment, et j’ai du laisser quelques bouts d’osophage traîner à gueuler les paroles que je connais toujours par cour. Un très bon concert, qui aurait été absolument énorme avec une setlist plus à mon goût. Sinon rien à redire.

MOTORHEAD

Je pourrais raconter ça à mes petits-enfants : j’ai vu en vrai l’homme-pustule, et du côté gauche en plus !! Passé le choc de cette vision de cauchemar, deux choses sont à noter : la première est que le son est relativement normal pour du Motörhead et loin des extrêmes (en volume et en connerie) habituels du groupe – tant mieux. Le deuxième point, c’est que Lemmy a l’air de se faire chier comme un mort sur scène, et c’est sans attendre Ace Of Spades que je quitte cette grand-messe au houblon, au malt et à l’huile de Harley-Davidson. Plus tard j’ai appris qu’il y avait un ballet d’ambulances après le concert, Lemmy étant au bord du gouffre.s’il y en a eu une, je veux connaître les résultats de la prise de sang si la seringue n’a pas fondu. J’ai vu pour l’histoire on va dire, j’aurais pu ne rien voir je m’en serais vraiment pas senti plus mal.

SLAYER

En octobre à Bercy le son était dégueulasse et la prestation du groupe assez emmerdante malgré une setlist énorme, j’étais donc impatient de les revoir mais avec une pointe d’inquiétude. Le festival ne pouvait pas se finir mieux. Slayer a enterré tout le monde et s’est montré IMPÉRIAL à tous les niveaux, quand ce groupe est dans une telle forme je ne connais vraiment pas grand monde en mesure de rivaliser et ce week-end personne n’était à la hauteur. Tom Araya arrive sur scène avec une barbe mal rasée (depuis quelques années que je vois des photos d’eux, enfin un signe de changement physique autre que les tatouages de Kerry) mais une voix tout à fait au point, une basse audible et pour tout le monde un son parfait – à tel point que j’ai retiré mes protections auditives ! Le duo King/Hanneman est beaucoup plus dedans qu’à Paris, et Dave Lombardo ben.j’ai beau être fan du style de Bostaph, Dave est indéniablement plusieurs niveaux au-dessus. La fosse sera totalement invivable, ça transpire par litres et ça dézingue à tout va et Tom pourra à peine parler tellement le public non pas au bord mais en train d’exploser hurlera dès qu’une chanson se finit. J’ai même pu voir Kerry King sourire sur scène, moi qui ne croyais plus ce phénomène possible – pour dire. Slayer est indéniablement le héros du festival et quand ils sont en forme imaginez un peu la tuerie totale provoquée par les War Ensemble, Disciple, Seasons In The Abyss, Dead Skin Mask, l’enchaînement meurtrier Posmortem/Raining Blood (putain ce riff vers les 2mn40 de Postmortem !!!) et l’inégalable Angel Of Death ?? Et encore, la liste est incomplète et dans le désordre.

De ce Fury Fest 2005? Si l’on s’en tient au point de vue strictement musical: c’est le quasi sans faute, les groupes ont tous tenu leur rang et les déceptions se comptent sur les phalanges d’un gros orteil. Par contre niveau organisation… pour éviter toute polémique inutile je dirais juste que celle de l’an dernier, avec un côté amateur pleinement assumé, s’en était mieux sortie que les pseudos pro de cette année. Maintenant espérons que des leçons seront tirées de l’expérience de cette année et que pour le Fury Fest 2006 (si Fury Fest 2006 il y a) tout sera nickel. Tout ce qu’on leur demande c’est de maintenir le niveau de la prog parce que là… c’est du grand art.

Alors à l’an prochain…? oui certainement.