Aura Noir – Occulta – Necroblood

Quoi de mieux qu’un beau lundi ensoleillé pour aller s’enfermer dans le Petit Bain pour un concert de noir metal ou assimilé?
Au programme du jour: Aura Noir et quelques invités.

C’est donc une seconde visite à la péniche nommée le Petit Bain que se retrouve le tout Paris des amateurs de concert qui envoie du bois. Ou pas. On sera e nfaite bien loin de l’affluence du concert d’Insomnium il y a quelques semaines. Tant mieux, ça n’en rendra l’endroit que plus vivable, surtout vu la température extérieure.
Au menu du jour: 3 groupes. Necroblood (le régional de l’étape), les berlinois d’Occulta et enfin les stars du jour: Aura Noir.

Ca commence gentiment avec Necroblood qui déroule son Black/Death très classique, pas aidé par un son très moyen, des lights plus rouges tu meurs et un jeu de scène – si on peut appeler ça un jeu de scène – très statique.
En 40 minutes le groupe n’a attiré mon attention que vers la fin quand il a proposé des morceaux aux structures un poil moins classiques avec quelques plans batteries pas inintéressant. Pour le reste, le son était tellement moisi que même quand la basse jouait seule, elle était quasi illisible.
Truc drôle, le chanteur bassiste annoncera d’une petite voix toute mignonne « c’est notre dernier morceau » avant de ressortir la grosse voix pour vociférer un truc imbitable.

On enchaîne ensuite avec Occulta (ou Occvlta). Vendu pour être du Black tendance Doom, j’ai plutôt eu l’impression de voir un groupe de Black n’ Roll. Bref, ça part sur les chapeaux de roues avec un chanteur totalement possédé au look d’acteur porno des années 70 – nous le surnommerons Moustache Man. Et donc ce soir, Moustache Man s’est pris d’affection pour son pied de micro en ne cessant de jouer avec, passant son temps à la visser pour mieux le dévisser et en faire un accessoire de sa prestation. Ca plus ses facéties entre les morceaux où le titre qu’il chantera affalé devant la batterie.
Côté son, ce n’est plus la même chose, la batterie est claire et lisible, la basse avec la disto à fond est puissante (un poil trop peut-être) et la gratte remplie le peu d’espace qui reste. Ca avoine à mort, c’est ultra dynamique et plaisant. Sur la fin du set le groupe lèvera un peu le pied avec des titres plus lent et à l’ambiance plus lourde.
Pas fou, pas mauvais, ça fait ce que a à faire et a le fait bien.

Et nous finissons par Aura Noir qui jouera ce soir en mode trio. Apollyon ayant lâcher sa basse à Blasphemer afin de s’occuper de la batterie.
Bon là du coup, on est dans une autre dimension. Le son est complètement fou, le set réveille une douzaine de furieux qui se mettent sur la tronche dans une péniche qui tangue un peu.
Propre, net et sans bavure, Aura Noir enchaîne tout en prenant le temps de s’amuser un peu avec son public. Les mecs nous régalent et se régalent également. C’est toujours plaisant de voir un groupe qui s’éclate à ce qu’il fait et qui ne donne pas l’impression d’être au taff. Cette petite reprise de Venom MMMMMM un délice.
Au bout d’une cinquantaine de minutes, les lumières se rallument, le groupe quitte la scène quelques instants… avant de revenir et de sincèrement sembler se tâter pour improviser un rappel. On a le temps? Ok on y va! Blasphemer délaissera donc sa chaise pour 2 titres qu’il jouera debout (pour mémoire il porte toujours les séquelles de son plongeon du 4ème étage et ne peut donc pas rester longtemps debout). Pour l’occasion le groupe sortira quelques vieilleries du fond de son catalogue.

Une bonne petite soirée.