Zornheym – Where Hatred Dwells And Darkness Reigns

Je ne sais plus comment je suis tombé sur ce groupe en 2016 mais je me suis tout de suite dit qu’il y avait du potentiel si le projet aboutissait et sortait un album. Et voila qu’à l’automne 2017 Zornheym nous sort Where Hatred Dwells And Darkness Reigns.

Le projet a donc abouti et il accouche d’un album de Black symphonique quelque part entre Dimmu Borgir, Cradle Of Filth et King Diamond.  Prenez le premier pour les orchestrations/arrangements, le second pour le côté train fantôme (en bien plus maîtrisé et moins kitch) et les choeurs féminins et le troisième pour une ambiance générale gentiment malsaine et quelques solos lorgnant sans vergogne vers le Heavy pratiqué par le Roi de Diamant.
Le résultat est un album puissant, prenant, catchy sans être putassier et avec un petit côté maison hantée (celle de Mickey pas celle de la Foire du Trône) qui fait un peu sourire sans pour autant être désagréable. Nos 4 loulous ont privilégié la qualité à la quantité et bien que la tracklist annonce 8 titres, on compte 3 interludes qui ne sont là que pour mieux mettre en valeur les « vrais » morceaux. Au final avec un peu moins de 38 minutes au compteur, on termine le disque avec une furieuse envie d’y revenir. The Opposed avait en son temps fait office d’amuse gueule, c’est donc tout naturellement qu’elle ouvre le disque et met bien en valeur le fond de commerce du groupe. Mais les gars savent varier les plaisirs et mettent un petit taquet tout en maîtrise avec A Silent God. Cependant le morceau de bravoure, la tuerie intégrale, le hit en puissance déboule quasiment à la fin avec Whom The Night Brings… . Vous me direz peut-être que le morceau est ultra facile et que d’autres en ont déjà fait qui lui ressemble. Et avec ma mauvaise foi habituelle je vous répondrai « oui et? c’est celui-là que je préfère ».

Côté prod, les gars se sont déchirés avec un son ultra clean et un mixage/mastering assez génial où tout est parfaitement en place. Une perf vu le nombre d’éléments à caser. C’est beau.

La baffe que je n’ai pas vu venir. J’aime quand c’est comme ça, qu’un truc sorti de nulle part m’épate de la sorte.
Du coup je m’en veux de les avoir louper au Motocultor (dire qu’il y avait Bloodbath le même jour ARGH).

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