Turmion Kätilöt – Universal Satan

WHOW WHOW WHOW, attendez! Un nouveau Turmion Kätilöt? Alors que le dernier en date a à peine un an? Y’a un loup là c’est pas possible.

Et en effet il y a un loup. Souvent quand un groupe se sent pousser des ailes et qu’il sort des albums assez proche temporellement parlant, soit ce sont 2 volets d’un diptyque qui aurait dû être un double chiant, soit il y en a un qui est franchement moins bon. Malheureusement Universal Satan entre dans cette seconde catégorie.

Ce que j’aime dans ce groupe c’est son hystérie quasi permanente et sa capacité à tenter et surtout faire n’importe quoi en balançant une intro qui part à droite quand tout le reste du morceau part à gauche en zigzagant (notez que je suis conscient de parfois reprocher ça à d’autres). A l’écoute du disque, j’ai l’impression qu’ils se sont d’un coup assagi et sont un peu rentré dans le rang. Seul le single Faster Than God (en anglais dans le texte) avec sa rythmique bondissante et ses arrangements en monde « zbidiboui » chatouille ma fibre de fan transi d’amour pour le groupe. Le reste est plus convenu – Love Is Dead sérisouly… – on trouve des claviers souvent déjà vus, revus et re-revus partout. Les ambiances sont un peu moins délirantes que d’habitude, tout est plus sombre, plus lourd en terme d’ambiance. Exit donc l’hystérie d’un Diskovibrator. Pour tout dire, Universal Satan me donne parfois l’impression d’écouter Samaël avec une voix plus rugueuse. Ceci étant dit, on n’est pas non plus dans l’accident industriel (blague involontaire). Même si on s’éloigne de ce propose le groupe habituellement, le disque fonctionne et s’écoute sans déplaisir. Il fut juste se faire à l’idée qu’ils sont partis dans un délire différent et c’est sans doute ça qui est le plus dur.
Quant à la prod, elle est dans la droite ligne du reste des productions récentes de nos finlandais possédés: monstrueuse. Ca sonne parfaitement bien et à la première note on sait qui est dans la place. Si si. 

Universal Satan est un album ‘bien sans plus’ et ça me déçoit. Je n’aime pas être déçu et surtout pas par les groupes que j’aime.