Mesarthim – .- -​.​.​. .​.​. . -. -​.​-​. .

Non contrairement à ce que laisse penser le titre de l’album du jour, je n’ai pas décidé de faire mes chros en morse (un indice en bas de votre écran). En revanche je continue à chercher des nouveautés sympathiques – ou pas – et celle du jour mérite qu’on s’y intéresse.

Mesarthim - .- -... ... . -. -.-. .En effet, .- -… … . -. -.-. . est le second album de Mesarthim, groupe australien de Black Metal tendance atmosphérique. Et d’atmosphère il en est fortement quand on écoute la musique de « . » et « . » – oui vous avez bien lu. « . » s’occupe du chant tandis que « . » s’occupe du reste (guitares, orchestrations, boîte à rythme). Le moins que l’on puisse c’est que les 2 mettent un point d’honneur à faire les choses bien et ils nous pondent un album tout simplement fabuleux.
Tout au long de ses 6 titres, .- -… … . -. -.-. . traverse le temps et l’espace en faisant se rencontrer les rythmes aériens de claviers somptueux à la violence d’un Black Metal mid-tempo aussi sobre que maîtrisé. « . » et « . » dominent leur sujet de la tête et des épaules et n’hésitent pas à caser des breaks ultra mélancoliques – tellement qu’ils en sont presque cheesy – au milieu de tout ça. Cependant c’est tellement bien fait, qu’amener ce changement de rythme après 6 minutes d’un morceau totalement aérien fait gentiment redescendre sur terre avec un épilogue à l’orgue du meilleur effet. Je parle ici de , troisième morceau de l’album. Tout ça avant de repartir sur …., petit interlude de 2 minutes, totalement spatial et contemplatif avant d’enchaîner sur ….., morceau tout aussi génial et envoûtant que les autres. Avec celui-là aussi on part très loin quand soudain, vers 2:45, un petit break bien Metal nous fait redescendre avant qu’on ne reparte une nouvelle fois dans les étoiles avant une envolée finale de près de 10 minutes.
Si la longueur de certains titres peut paraître rebutante, il n’en est rien dans les faits car l’ensemble est suffisant bien composé pour s’écouter d’une traite et plus fou encore, pour qu’on s’enfile le disque plusieurs fois de suite. Les parties extrêmes étant vraiment minoritaires, la part belle est faite à des envolées atmo complètement folles et légères, limite pop qui rendent .- -… … . -. -.-. . extrêmement abordable.

Certains ergoteront sans doute sur la prod pas assez léchée ou sur la longueur du dit album. Je leur répondrais qu’on s’en fout tellement ce disque est bon. Typiquement le genre de musique qu’on écoute à fond dans son bain pour se détendre ou en conduisant sur une route paumée au fin fond de l’Islande pour être bien dans le trip.
En un mot comme en cent: un disque absolument génial qui file tout droit dans le top 3 des meilleures sorties de l’année.

Pour votre culture, .- -… … . -. -.-. . veut dire « absence » en morse.