Lying Figures – The Abstract Escape

The Abstract Escape est le premier album des lorrains de Lying Figures, groupe de Death/Doom (ou Doom/Death – suivant votre affinité avec les lames de rasoirs) et il mérite que vous vous penchiez sur son cas. Vraiment.

Car au file des 8 titres, Lying Figures va vous emmener en promenade dans un monde alternant méchante mélancolie et douce violence.
C’est une des choses qui m’a frappé à l’écoute de l’album, dès les premières notes, l’ambiance est posée et elle restera tout au long du disque. Que le groupe change de tempo ou pas, il plane comme un voile sur chaque titre et cela leur donne une couleur, une ambiance que résume parfaitement l’artwork. On est ainsi embarqué dans leur trip qu’on le veuille ou pas (Monologue Of A Sick Brain).
Et ce qui est plus fort, c’est que les mecs nous refont le coup sur quasiment chaque chanson, montrant ainsi une belle cohérence dans l’écriture des morceaux d’autant que la qualité est au rendez-vous. On a vraiment la sensation que chaque titre a été bichonné et peaufiné pour arriver à un résultat optimal.

Le tout est soutenu par une prod où tout tombe juste. Je veux dire par là que les 2 guitares sont parfaitement lisibles et que la basse a la place qu’elle mérite dans le mix. J’avoue aussi un petit faible pour le son de la double pédale quand il y a quelques accélérations. La voix j’y reviendrai plus tard. Pour le reste je vous renvoie à Tormented Souls, merveille de morceau qui résume à peu près tout ce que j’ai dit précédemment.

Il reste « le truc » qui me chiffonne, à savoir le chant. Autant le chant Death et les choeurs qui l’accompagnent parfois je valide, autant le chant clair me chagrine car Thibault donne l’impression de forcer pour avoir un voix la plus grave possible. C’est d’autant plus bizarre comme ressenti qu’il est si bon quand il chante normalement comme sur le début de l’excellente The Mirror.

Bref…
De là dire que je vais me convertir au Doom il y a un pas que je ne franchirai pas. Ce qui est certain par contre c’est que le Death/Doom (ou Doom/Death) de Lying Figures m’a conquis. Pour un premier essai ce n’est pas loin d’être un coup maître.
Chapeau les gars.

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