King 810 – Suicide King

Déjà le 3ème album pour les très controversés King810.
Le groupe de Flint a-t-il mis de l’eau dans sa bière bon marché? Nah, pas vraiment.

Ayant zappé (involontairement) leur second effort – La Petite Mort or a Conversation with God – je me suis dit qu’il serait bon de faire le point sur cet ovni. Car pour moi, King810 fait toujours figure d’ovni aussi bien musical que commercial. Si le groupe a surtout fait parler de lui pour ses frasques hors de scène, il semble que maintenant l’intérêt se porte surtout sur la musique.

En effet David et Eugene (les 2 membres permanents) ont fait de sacré progrès en terme de compos.
La lourdeur était de mise sur le premier album avec des morceaux relativement décousus. On garde l’idée de faire des compos ultras lourdes mais cette dernière se présente désormais à l’auditeur au travers des ambiances. Suicide King pue le malaise à tous les étages. Les titres suintent la haine avec des arrangements repiqués au HipHop moderne (What’s Gotten Into Me) ou des riffs lancinants qui dérangent par leur lourdeur. La voix éraillée de David Gunn couplée à son flow ultra rapide achève de vous mettre dans des conditions optimales de dérangement.
Ce mélange de Metal et de HipHop semble un peu daté et renvoie parfois à du vieux Mushroomhead mais en clairement plus inspiré/réussi. Je pense notamment à A Million Dollars ou Bang Guns. On peut également citer Black Riffle, balade faussement accessible, qui n’aurait pas fait tâche dans la bande son de la saison 2 du Punisher version Netflix. Preuve aussi que les mecs peuvent offrir une variation intéressante à leur musique tellement ce titre sort du lot par rapport au reste de Suicide King sans pour autant paraître hors sujet.

Stylistiquement ça ne parlera bien entendu pas à tout le monde mais nom de Zeus que c’est réussi. Si sur le premier album, ils m’avaient juste laissé l’impression d’être une bande de ploucs avec des flingues, là clairement ils ont montré qu’ils avaient quelques choses à proposer. Ils ont su montrer qu’en plus de la forme, il y avait du fond à leur musique. Surtout après le chaos de leurs débuts et ça, CA c’est très très fort.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *