Judas Priest – Firepower

Pas fan plus que ça de Judas Priest et encore moins de ces 2 dernières offrandes (Nostradamus et Redeemer Of Souls), j’avoue que la sortie de Firepower m’en a touché une sans faire bouger l’autre. Mais quand plein de potes, qui ne se connaissent pas et vivre à des endroits du monde diamétralement opposés te disent: « mec écoute le il déboîte », c’est que forcément il y a un truc.

Et effet, il y a un truc: le titre n’est pas usurpé. Les vétérans anglais montrent qu’ils en ont encore sous la pédale et réussissent le tour de force de faire du neuf avec du vieux. Rarement un album aura été aussi classique et moderne à la fois.

Avec presque 50 ans de carrière, Judas Priest n’a plus rien à prouver mais plutôt que de simplement faire ronronner la machine, le groupe propose avec Firepower un disque qui revisite ses fondamentaux avec du Heavy classique, les connaisseurs remarqueront qu’on lorgne parfois du côté de Fight ou Halford sur certains titres. Pas forcément une mauvaise chose mais vu la longueur de l’album (14 titres), l’exercice peut vite devenir pénible. Car si Firepower démarre sur les chapeaux de roue avec la chanson titre et Lightning Strike, une fois rendu au cinquième titre, le rythme baisse et l’album s’engonce dans une tripotée de titres plus mid tempo pas toujours inspiré. Par exemple la très générique Children Of The Sun et l’enchaînement final tout à fait dispensable (No Surrender, Lone wolf, Sea Of Red). On frôle même le carrément chiant avec Spectre qui a pourtant fait l’objet d’un clip et dont le solo sauve les meubles. A contrario Rising From Ruins ou Flame Thrower font le taff et le font très bien. Je me suis également délecté de Never The Heroes avec son petit riff catchy qui donne un caché particulier au morceau. De même avec Evil Never Dies qui a de fort relent de Megadeth (oui je sais, ce n’est pas Megadeth qui a inspiré Priest – MERCI). Mais avouez quand même que lors du break, les arrangements, l’intonation et le phrasé d’Halford, les guitares, ça sonne foutrement comme Mustaine et Megadeth.

Côté prod, il va sans dire que c’est ultra propre. Tout est parfaitement en place, et c’est à l’image de l’album: à l’ancienne mais moderne. Et ce mix… je suis particulièrement fan du son de la batterie et du jeu de Scott Travis. Sobre, efficace et groovy à mort. Le duo de guitaristes tape juste quasiment à tous les coups. Quant à Halford, bien qu’il soit aidé par la technologie en studio, il faut reconnaître qu’il sonne du feu de dieu. Il est clairement le maître du jeu et fait montre de tout son savoir faire. Alors, c’est qui le patron? Le Metal God pardi!

En résumé, Firepower fait à mon sens 4 voir 5 titres de trop pour être vraiment digeste et pouvoir s’apprécier comme il doit l’être. Si on fait abstraction de ça: cet album est tout simplement excellent. A l’ancienne mais pas trop, classique mais pas trop et surtout efficace. Chapeau messieurs.

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