Iron Maiden – Edward The Great

Je ne suis déjà pas doué pour les chroniques de cd alors en plus chroniquer un best of… aïe aïe aïe
Parler de la  compilation  des «meilleurs» titres d’un groupe n’est jamais une chose évidente car personne ne sera jamais d’accord sur le fond comme sur la forme. Les fans hardcore vont dire que le choix de telle ou telle chanson est discutable, les autres crieront au coup marketing et au milieu de tout ça il y a le pauvre chroniqueur qui essaye de faire son papier alors qu’il ne connaît pas bien le groupe (voyez j’avoue).

Iron Maiden - Edward The Great

Bref, le best of c’est toujours un coup marketing ça c’est une certitude, surtout quand il sort à quelques semaines de Noël, là dessus on est tous d’accord. Maintenant passons à l’aspect musical de la chose.
Dois-je vraiment vous présenter Iron Maiden et sa célèbre mascotte Eddy ? Bon ok j’en vois au fond qui ne suivent pas donc petit cours de rattrapage.
Maiden c’est le leader de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal), c’est-à-dire la nouvelle vague de groupe rock apparue dans les années 70. Maiden c’est un pilier du heavy métal et du Métal tout court. Tous les groupes (ou presque) qu’on écoute aujourd’hui ont été plus ou moins influencé par le groupe composé d’Adrian Smith, Steve Harris, Dave Murray, Janick Gers, Bruce Dickinson et Nicko McBrain (toute ressemblance patronymique avec le chroniqueur incompétent rédigeant ces lignes est purement fortuite).
On leur doit quelques monuments comme The Number Of The Beast, Fear Of The Dark et j’en passé. Là ça va mieux? Ceux du fond ont rattrapé ?

Le disque couvre l’ensemble l’ère Dickinson du groupe, c’est à dire depuis l’album Number Of The Beast jusqu’au récent Live in Rio enregistré cette année même au festival géant Rock In Rio. L’intérim au chant tenu par Blaze Bayley le temps de 2 albums (X Factor et Virtual XI) est également couverte par 1 titre chaque album (Man On The Edge & Futureal).

Mais soyons honnête, même si M. Bayley a bien assuré pendant l’absence de Dickinson, rien ne vaut l’original. Comment vous expliquez la sensation unique que l’on ressent quand on entend « 6 6 6 the number of the beast » chanté par le plus culte des chanteurs chevelus à pantalon moulant ?

En dehors des titres mythiques comme The Trooper, Run To The Hills, Can I Play With Madness, 2 Minutes To Midnight, Bring Your Daughter…To The Slaughter , il y en a d’autres moins connu (de moi!?) que je trouve un cran nettement en dessous du reste de l’album comme The Evil That Men Do, The Clairvoyant, Infinite Dreams, Holy Smoke. Toutefois cela permet de se faire une assez bonne idée de la production de Maiden, le groupe étant hyper prolifique avec pas moins de 17  albums (live compris) en 22 ans!

En parlant de live, le disque se conclue par la sublime Fear Of The Dark dans une version absolument sublime tiré du Rock In Rio où les 200.000 spectateurs reprennent la chanson en chœur du début jusqu’à la fin. Impressionnant.
Je ne pourrais cependant pas m’empêcher de penser que la présence de ce titre live à la fin du disque est tout sauf un hasard. Il y a le prétexte de la chronologie des albums, c’est un fait mais c’est aussi et surtout pour rappeler à l’auditeur que ce fameux live existe en double cd et DVD et que si on aime ce titre là, on en aura 20 fois plus en achetant le live. C’est beau le marketing quand même. Oui bon ok je suis mauvaise langue mais faut dire ce qui est, non ?

Ce best of est un donc un bon investissement si on veut découvrir Maiden ou bien si l’on décide de se replonger 10/15 ans en arrière.  Les « true »fans y regarderont sans doute à 2 fois, moi je ne regrette pas… enfin après faut aimer!