Insomnium est mon gros coup de coeur du Hellfest 2016. La raison qui fait qu’en festival je vais traîner à droite à gauche entre les groupes que je veux voir, pour ressentir ce petit je ne sais quoi qui donne envie de découvrir un groupe voir même carrément de craquer son benouze de bonheur.

L’album qui nous intéresse aujourd’hui (Shadows Of The Dying Sun) est le dernier album en date des finlandais (2014) et si je prends la peine de parler de celui-là en particulier, c’est surtout parce que c’est en entendant While We Sleep que je suis littéralement tombé amoureux du groupe. Ce riff tout simplement somptueux ouvre un morceau qui est sans doute un des plus morceaux de Death mélodique jamais pondu à ce jour, les suédois peuvent aller se rhabiller, les élèves ont dépassé les maîtres sur ce coup-là.

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Car non seulement ce morceau est fabuleux mais l’album qui le suit l’est tout autant. On y reconnaît aisément l’école finlandaise dans la construction de certains titres et certains arrangements mais on y trouve également des traces suédoises. Je pense ici en particulier à Dark Tranquillity période Haven/Projector.

Savant mélange de leads furieux et mélancoliques, l’album trouve le parfait équilibre entre la puissance du Death et des accords mélodieux pour proposer une heure durant une expérience, un voyage enrobé d’une sorte de mélancolie particulièrement addictive ou des blasts percutants laissent la place à des ambiances éthérées. Comme un passage instantané de l’ombre à la lumière avec une fluidité qui laisse rêveur.

Shadows Of The Dying Sun regorge de détails et de subtilités, des orchestrations et claviers aux variations rythmiques, tout est pensé pour sublimer le style du groupe. Insomnium réussi en outre le tour de force de composer des titres facilement assimilables sans sacrifier à la qualité de l’ensemble et surtout réussi à le faire sur toute la durée d’un album, j’en veux pour preuve le morceau titre qui conclue le disque qui est une vraie merveille du genre.

Shadows Of The Dying Sun est un disque incroyable, un vrai sans faute du début jusqu’à la fin. Une merveille de Death mélodique, un must have absolu, en un mot: FABULEUX.