Immortal – Northern Chaos Gods

Tel un marcheur blanc, Immortal revient des enfers glacés dans l’assourdissant chaos des dieux nordiques. Oui c’est facile comme intro mais j’ai pas mieux en stock.

Je vais une nouvelle fois être très honnête avec vous, d’Immortal je n’attendais rien. Le départ d’Abbath, figure de proue du groupe, ayant pour moi scellé son sort. C’est peu de dire également le peu d’intérêt que j’ai porté à la bataille judiciaire en Abbath et ses anciens camarades de jeu pour  » la marque » Immortal. Donc quand Demonaz a remporté la mise et dit qu’il travaillait avec Horgh sur un nouvel album d’Immortal, ça m’en a touché une sans faire bouger l’autre. Car il faut dire qu’au passage, le père Abbath s’est fait la mal avec toutes les compos qui aurait du être un album d’Immortal et qui au final sont devenues l’album sorti sous son nom. Demonaz a donc oeuvré dans l’ombre, sans faire de bruit ni de vagues. Idem quand l’artwork et le titre, Northern Chaos Gods, ainsi que la date de sortie ont fuité début 2018, on ne peut pas dire qu’il y ait eu trop de remous. Quand soudain…
Ha oui! Ha d’accord! Ca part sans prévenir, ça colle une patate d’entrée et ça avoine comme rarement depuis très longtemps. Immortal est de retour par la grande porte et se refait une place au soleil des fjords ave la manière. Ceci étant dit, aussi bon et efficace soit Northern Chaos Gods, il montre aussi toute la science de Demonaz dans l’art de faire du neuf avec du vieux. En effet, la prise de risque est proche du zéro absolu (pour rester dans la métaphore glaciale). On retrouve dans chacun des 8 titres de l’album toutes les sonorités, accords, plan,s, rythmiques et ambiances que le groupe a pu proposer depuis ses débuts. Idem côté titres, pour bien nous rassurer – si tant est qu’à un moment on se soit inquiéter, Demonaz nous sort du Grim, Dark, du Mighty, du Moutains, du Ravendark, du Blashyrk et du Black. Il n’en demeure pas moins que ce gigantesque pot pourri est une monumentale gifle tant notre duo (le fidèle Horgh est toujours aux fûts) est efficace et fait montre d’une envie qui fait vraiment plaisir.

Mieux nommé que ce groupe, c’est pas possible. Survivre à 2 splits, perdre son emblématique vitrine en la personne d’Abbath – qui est sans doute ce qui pouvait arriver de mieux groupe, redonner les clés du camion à Demonaz et revenir nous en mettre une de la sorte, je dis bravo.
Immortal est devenu plus fort que ceux qui le composent.
Immortal est immortel.
All hail Immortal.

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